février 22nd, 2012 by Pharmacien

Le premier hamburger à base de cellules souches sera présenté pour la première fois au public en octobre prochain. Lors de la conférence annuelle de la Société américaine pour l’avancement de la science (AAAS), réunie le week-end dernier à Vancouver, le docteur Mark Post, médecin et directeur du département de physiologie de l’Université de Maastricht, a expliqué que ce hamburger « expérimental » était conservé dans les éprouvettes d’un laboratoire néerlandais.

Le coût du projet (250 000 euros) a été financé par un riche donateur anonyme qui souhaite « voir diminuer le nombre d’animaux de ferme abattus pour leur viande et réduire ainsi les émissions de gaz à effet de serre résultant de l’élevage ». Pour mettre au point cette curiosité alimentaire, Mark Post a utilisé des cellules des muscles du squelette de bovins cultivés dans du sérum foetal de veau.

« Les tissus produits ont exactement la même structure que les originaux », a-t-il assuré, précisant que cette technique pourrait servir à produire tout type de viande animale. Celle-ci pourra être contrôlée pour présenter certaines qualités comme par exemple contenir des niveaux élevés d’acides gras polyinsaturés, bons pour la santé.

 

Mark Post espère voir la viande à base de cellules souches produite à grande échelle dans les dix à vingt prochaines années.

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juillet 28th, 2010 by Pharmacien

Veaux, vaches et cochons ne vont plus avoir la cote dans nos assiettes. A long terme, consommer quotidiennement de la viande fait grossir, indique une étude à paraître en août dans l’American Journal of Clinical Nutrition et rapportée ce lundi par Le Figaro. «Une augmentation de la consommation de viande de 250 grammes par jour est associée à une prise de poids de 2 kg de plus sur cinq ans», précise l’auteur de cet article, Anne-Claire Vergnaud, épidémiologiste à l’Imperial College de Londres.
Tous les individus et toutes les viandes sont concernés

Débutée en 1992 dans le cadre du programme Epic (European prospective investigation into cancer), qui étudie les liens entre alimentation et cancer, l’enquête a été menée sur 400.000 Européens de dix pays (France, Danemark, Suède, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Norvège, Grèce).

Dans les détails, l’étude démontre que cette prise de poids est indépendante «des apports caloriques ou de l’activité physique», qu’elle concerne aussi bien les hommes que les femmes, d’un poids normal ou excessif. «En termes de santé publique, il est clair qu’il faut réduire sa consommation de viande», prescrit ainsi Anne-Claire Vergnaud, qui ne fait aucune différence entre les viandes. Volaille, veau, agneau, buf, porc et charcuterie, elles sont toutes concernées.

La consommation de viande constamment en débat

«Il faut noter que cette prise de poids supérieure s’observe chez les sujets qui étaient au départ les plus minces. Ce qui pose question car cette étude repose sur les poids déclarés par les participants et non mesurés par les auteurs. Or nous savons que les personnes en surpoids ont tendance à sous-estimer leur poids, tout comme elles évaluent mal leurs apports alimentaires. Ce qui peut biaiser les résultats», tempère Arnaud Basdevant, chef du service nutrition à l’hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière, interrogé par le Figaro.

«Pour certains, manger de la viande favorise la prise de poids. Pour d’autres, du fait de son apport en protéines, elle rassasie plus vite et limite donc la prise de poids», ajoute-t-il, expliquant que les bienfaits ou pas de la consommation de viande pour la santé sont constamment en débat.»

Source 20minutes.fr

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