mars 31st, 2014 by Pharmacien

Le Baromètre 2014 sur les droits des malades du Collectif interassociatif sur la santé (CISS) révèle que les personnes qui déclarent une affection longue durée (ALD) sont plus souvent confrontées à un refus de soin que les autres patients. Elles seraient deux fois plus nombreuses à avoir rencontré ce problème (9 % contre 4 % dans la population générale).

Les principaux motifs de refus de soins sont l’état de santé (40 % des cas), l’aspect physique (21 %) et le handicap (12 %). Certaines pratiques de médecins sont également dénoncées, comme le paiement sans facturation cité par 5 % des sondés et 8 % de ceux en ADL. Un quart des sondés en ALD disent avoir été confrontés, pour eux-mêmes ou un proche, à un refus d’assurance pour problème de santé (ils sont 10 % dans la population générale).

De façon plus générale, le Baromètre indique que, parmi les droits des malades, le droit d’accès aux soins est bien identifié : 95 % des sondés disent le connaître. Suivent le droit à l’information sur le coût des soins (93 %) et à voir sa douleur soulagée (90 %). Toutefois moins de 8 sondés sur 10 disent connaître le droit de refuser ou d’interrompre un traitement, de rédiger des directives anticipées ou de demander une indemnisation en cas de problème grave lié au soin.

Source: www.pourquoidocteur.fr

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octobre 14th, 2010 by Pharmacien

Médecins du monde vient de rendre public son Observatoire 2009 de l’accès aux soins en France. L’organisation humanitaire y dénonce une « dégradation brutale » depuis un an de l’état des personnes en situation d’exclusion. L’accès aux soins serait particulièrement devenu difficile pour les personnes les plus démunies et pour les étrangers.

La fréquentation des 21 centres d’accueil français de l’ONG a augmenté de 17 % par rapport à 2008. Le rapport constate que les patients tardent de plus en plus à se faire soigner, par manque de moyens : Médecins du monde a ainsi observé un doublement des recours aux soins avec retard, passant de 11 % en 2007 à 22 % l’an dernier. Enfin, le nombre de patients enfants ou adolescents a bondi de plus de 30 %. Interviewé par Libération, Olivier Bernard, président de l’ONG, explique cette situation par « deux facteurs aggravants : la politique du gouvernement et la crise économique.

Si les gens tardent aujourd’hui à se faire soigner, c’est essentiellement pour des raisons administratives, économiques et d’ordre sécuritaire. Soit les malades n’ont pas les moyens de se faire soigner, soit ils ont peur de se faire interpeller ». Le rapport pointe du doigt la « complexification des démarches administratives (demandes de pièces abusives, durcissement des pratiques, renforcement des contrôles…), des expulsions répétées, un démantèlement des lieux de vie, la peur de se déplacer » qui « conduisent les personnes à renoncer aux soins et les équipes à ne plus pouvoir assurer le suivi médical nécessaire ».

Source: Liberation.fr

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mai 7th, 2010 by Pharmacien

« Le projet de loi de la ministre de la Santé relatif aux soins sans consentement a été examiné hier en Conseil des ministres », rappelle Le Quotidien du Médecin.

Son objectif est triple, résume le porte parole du gouvernement : permettre une meilleur prise en charge des personnes nécessitant des soins psychiatriques, assurer leur sécurité et celle des tiers et garantir aux patients le respect de leurs droits et de leurs libertés individuelles.

Sa grande nouveauté, c’est qu’il « prévoit la possibilité d’imposer des soins sous contrainte en ville alors que, jusqu’à présent, une personne ne pouvait être soignée sans son consentement que dans le cadre d’une hospitalisation », explique La Croix. De plus, le projet crée la possibilité d’admission en soins sans consentement alors même que la personne ne constitue pas un « trouble grave à l’ordre public ».

Ainsi, une personne qui nécessite des soins immédiats en raison d’un péril imminent alors qu’aucun tiers n’est présent pour formuler la demande, pourra être admise en soins sans consentement. « Par ailleurs, l’entrée dans ce dispositif à la demande d’un tiers sera simplifiée, l’exigence d’un deuxième certificat médical étant supprimée », précise le quotidien. Cette réforme, qui concerne près de 70000 patients souffrant de troubles mentaux doit être débattue au Parlement en automne.

Source: La croix et Le quotidien du Médecin.

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