janvier 31st, 2014 by Pharmacien

Les personnes âgées présentant un taux plus élevé d’acides gras oméga-3, que l’on trouve principalement dans l’huile de poisson, ont un cerveau plus volumineux. Ce volume équivaut à préserver pendant un à deux ans la santé cérébrale. C’est le résultat d’une étude américaine publiée dans la revue Neurology.

Des chercheurs de l’Université du Dakota du Sud et du Health Diagnostic Laboratory à Richmond (États-Unis) ont réalisé une étude sur 1 111 femmes âgées participant à l’étude Women’s Health Initiative Memory. Le taux des acides gras oméga-3 AEP et ADH des participantes dans les érythrocytes a été mesuré. Huit ans plus tard, lorsque les femmes avaient atteint un âge moyen de 78 ans, le volume de leur cerveau a été mesuré par IRM.

Les résultats ont révélé que les femmes dont le taux d’oméga-3 était deux fois plus élevé que celui des autres présentaient un volume cérébral supérieur de 0,7 %. Chez les participantes dont le taux d’oméga-3 était élevé, le volume de l’hippocampe était également supérieur de 2,7 %. Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, l’hippocampe, qui joue un rôle important dans la mémoire, commence à s’atrophier avant même l’apparition des symptômes.

« Ces taux supérieurs d’acides gras peuvent être obtenus par l’alimentation et l’utilisation de suppléments », a expliqué l’auteur principal, James V. Pottala. « Nos résultats suggèrent que l’effet sur le volume cérébral équivaut à retarder d’un à deux ans la perte normale des cellules cérébrales liée à l’âge ».

Source: ACS Publication

Posted in Actualité santé Tagged with: , ,

juin 24th, 2013 by Pharmacien

De nombreuses études ont permis de conclure à l’efficacité de l’exercice physique tout autant que de la perte de poids pour prévenir le diabète de type 2. Certaines ont même souligné que le niveau d’activité physique requis n’était pas nécessairement élevé et qu’un peu de marche rapide pouvait faire aussi bien que la course à pied. Restait à définir le timing idéal pour ces exercices.

Dix patients âgés d’au moins 60 ans auxquels l’âge, la sédentarité et la glycémie à jeun conféraient un risque de diabète de type 2 ont été recrutés pour cette petite étude dont l’objectif était d’examiner les effets de l’activité physique à différents moments de la journée et en particulier pendant les périodes post prandiales. Ils ne fumaient pas et avaient un IMC de moins de 35 kg/m2. Leur glycémie à jeun se situait entre 1,05 et 1,25 g/L. L’expérience consistait en un séjour de 48 heures dans un espace clos. Le premier jour, jour témoin, il ne se passait rien, mais le second jour les participants étaient, de manière randomisée, conviés soit à effectuer une marche de 15 mn après chacun des trois repas soit une marche soutenue de 45 minutes le matin à partir de 10h30 ou l’après-midi à partir de 16h30. Tous les exercices de marche se faisaient sur tapis roulant à une intensité de 3 METs (équivalents métaboliques) et les menus étaient standardisés. Tous les participants étaient soumis à une mesure du glucose en continu et des échanges gazeux respiratoires (VCO2/VO2). Le protocole a été répété à trois reprises à 4 semaines d’intervalle.

Les exercices de marche du matin et post prandiaux ont toujours entraîné une amélioration significative du contrôle glycémique par rapport au jour témoin (1,27 ± 0,23 vs. 1,18 ± 0,14 g/L pour la marche soutenue du matin, 1,29 ± 0,24 vs. 1,16 ± 0,13 g/L pour la marche post prandiale (p<0,05). Mais il faut constater que les 15 minutes de marche après le repas du soir étaient significativement plus efficaces que la marche du matin ou de l’après midi en particulier en ce qui concerne l’obtention d’une baisse de la glycémie 3 heures après le repas du soir !

Plutôt que d’opter pour la sieste après le déjeuner et la télé après le dîner, il faudrait donc, si l’on veut réduire le risque de diabète de type 2 et améliorer le contrôle glycémique partir pour une marche de 15 minutes à un rythme modéré (3 fois le métabolisme de base) surtout après le diner. Ce sont là les constatations d’une petite étude qu’il conviendrait de vérifier sur une population plus large avec le risque qu’elles soient confirmées !

Auteur: Dr Marie-Line Barbet (Dipietro L et coll. : Three 15-min bouts of moderate postmeal walking significantly improves 24-h glycemic control in older people at risk for impaired glucose tolerance. Diabetes Care, 2013; publication avancée en ligne le 11 juin.)

Posted in Diététique Tagged with: , ,

février 22nd, 2012 by Pharmacien

Depuis 1995, le perchloréthylène, un solvant utilisé pour le nettoyage à sec, est classé par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) dans le groupe 2, celui des substances probablement cancérigènes pour l’homme.

« Nos recherches ont établi des liens de cause à effet entre le développement de cancers -de l’oesophage, tumeur cervicale ou lymphome- et l’exposition prolongée à une telle substance chimique. En revanche, aucun cas mortel n’a été recensé. Il n’y a que nos souris de laboratoire qui ont développé des cancers du foie » indique Yann Grosse, toxicologue au CIRC. L’OMS limite l’exposition au perchloréthylène à 250 microgrammes/m3 par jour. Mais la France n’applique pas ces recommandations et préfère suivre la réglementation européenne qui classe le solvant dans le groupe 3 (nuisible à la santé et dangereux pour l’environnement).

Les quelque 4 000 pressings français pourraient exposer les riverains à des doses allant jusqu’à 2 000 microgrammes/m3. Une plainte pour homicide involontaire est actuellement en cours d’instruction à l’encontre du gérant d’un pressing de Nice qui aurait intoxiqué la résidente de l’étage du dessus en 2009. Ce procès pourrait faire jurisprudence et avoir un impact politique. Une réunion de travail du CIRC est également prévue en octobre pour discuter de la possibilité d’augmenter le niveau de risque du perchloréthylène.

En attendant un éventuel changement de législation, les experts exhortent les propriétaires de pressing à respecter certaines dispositions, comme maintenir les locaux frais, bien isolés et avoir un bon système de ventilation.

Posted in Santé publique Tagged with: ,

février 22nd, 2012 by Pharmacien

Un rapport sur l’évolution de l’épidémie de VIH/SIDA dans le monde, publiée le 21 novembre par l’ONUSIDA, confirme qu’elle a résolument pris un nouveau visage au cours des dernières années et porte en lui la promesse d’une victoire contre cette maladie apparue il y a seulement une trentaine d’années.

« Le nombre de personnes vivant avec le VIH n’a jamais été aussi important (34 millions), principalement en raison d’un meilleur accès aux traitements » remarquent en exergue les auteurs de cette analyse, tandis que le directeur de l’ONUSIDA, Michel Sidibé se félicite : « Il y a quelques années seulement, il paraissait fantaisiste d’annoncer la fin de l’épidémie de sida à court terme, mais la science, l’appui politique et la riposte communautaire commencent à produire des résultats tangibles et certains ».

Rappelons que seul le préservatif peut vous protéger lors des rapports sexuels. L’utilisation de celui ci doit se faire sans tabous et dès le premier rapport.

Posted in Prévention Tagged with: , ,

septembre 13th, 2011 by Pharmacien

Une équipe néerlandaise a suivi, pendant deux ans, 111 enfants souffrance de rhino-pharyngites fréquentes : 54 ont subi une ablation des végétations, 57 ont fait l’objet d’une « simple » surveillance médicale.

Dans les deux années suivantes, la prévalence des infections des voies respiratoires supérieures et les scores de qualité de vie ont été similaires dans les deux groupes. Publiés dans le British Medical Journal (van den Aardweg MT et al. BMJ. 2011 Sept 6; 343: d5154), ces résultats montrent donc que le bénéfice de la chirurgie est minime et que le nombre d’infections diminue toujours avec le temps.

Le Point reprend les propos du docteur Bertrand Delaisi, pneumopédiatre à l’hôpital Robert-Debré (Paris) qui précise qu’il « existe deux bonnes indications : les otites séreuses chroniques et les obstructions nasales importantes ». Il rappelle également que si l’on ne dispose pas de chiffres précis en France sur le nombre d’interventions de ce type, les ORL évoquent 30000 cas annuels.

Posted in Prévention Tagged with: , , ,

mars 16th, 2011 by Pharmacien

En Angleterre, un enfant de 3 ans a été soigné pour alcoolisme dans un hôpital. C’est ce qui ressort d’une étude des statistique du NHS.

On retrouve ainsi 13 jeunes de moins de treize ans soignés pour ce même symptôme entre 2008 et 2010. La tranche d’âge de 13 à 16 ans inclue 70 enfants ayant consommé de l’alcool en quantité excessive. 106 adolescents de cette même tranche d’âge ont eux été traités pour alcoolisme.

Une enquête de 2009 menée au niveau Européen mettait en avant que les Britanniques étaient les plus gros consommateurs d’alcool en Europe. Cette étude permet de savoir que 43 % des Européens disent consommer de une à deux boissons alcoolisée par jour, 24% entre 3 et 4 boissons, et 6% en boivent plus de 10 par jour.

La grande campagne de prévention contre l’alcoolisme au quotidien permet de rappeler que la première goutte d’alcool est déjà néfaste pour la santé si elle est répétée trop régulièrement. De nombreux Français prennent ainsi un apéritif en rentrant du travail, un verre de vin le midi. L’excuse du paradoxe français  ne doit pas faire oublier les risques pour la santé.

Posted in Santé publique Tagged with: ,

février 28th, 2011 by Pharmacien

L’arrêt total d’un tabagisme chronique reste une gageure dans la plupart des cas. L’addiction est forte et rares sont les moyens pharmacologiques ou autres susceptibles d’aboutir à un résultat durable. De ce fait, il y a une large place pour toutes les interventions un tant soi peu innovantes.

Le recours à Internet a déjà fait des émules, mais le bénéfice reste modeste. Une autre stratégie plus performante a priori pourrait consister à combiner des messages envoyés sur « la toile » et par téléphone en espérant obtenir ainsi une synergie. Ainsi, l’utilisation d’Internet pourrait être optimisée grâce à une stratégie personnalisée avec un contenu ad hoc et un soutien social et couplée à une relation téléphonique « pro- active » (TPA) opérant au travers de conseils judicieux.

L’étude QUITT (Quit Using Internet and Telephone Treatment) a évalué cette approche originale dans le cadre d’une étude randomisée qui a inclus les patients dans trois groupes, respectivement utilisation basique d’Internet (IB), utilisation optimisée d’Internet (IO) et IO+TPA. L’essai a été réalisé aux Etats-Unis, entre le 8 mars 2005 et le 30 novembre 2008. Il a porté sur 2 005 participants (âge moyen, 35,9+/-10,8 ans ; 51,1 % de femmes) considérés comme fumeurs, dès lors que leur consommation de cigarettes dépassait 5 par jour. Au terme d’un suivi de 18 mois, 68,2 % des participants restaient en lice. Le seul et unique critère d’efficacité a été une abstinence d’au moins 30 jours consécutifs constatée à plusieurs reprises, respectivement 3, 6, 12 et 18 mois après le tirage au sort.

La prévalence d’un tel succès a été estimée, dans les groupes IB, IO et IO+TPA, à respectivement 3,5 %, 4,5 % et 7,7 %, la différence intergroupe étant statistiquement significative. Si l’on se contente d’une seule phase d’abstinence d’au moins 30 jours, la prévalence de ce demi-succès est alors, dans les groupes précédents, de respectivement 19,0 %, 17,4 % et 19,6 %, mais dans ce cas de figure, il n’existe plus de différence intergroupe statistiquement significative.

Source: Dr Philippe Tellier (Graham AL et coll. : A Randomized Trial of Internet and Telephone Treatment for Smoking Cessation. Arch Intern Med 171: 46-53.)

Posted in Prévention Tagged with: , , , ,

janvier 4th, 2011 by Pharmacien

Une plainte collective contre X a été déposée fin décembre 2010 auprès du procureur de la République de Bourgogne, par un collectif bourguignon. Les plaignants pointent du doigt les dangers du réseau internet WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access) mis en service à proximité de leurs habitations.

Le Collectif pour la vie considère qu’avec le WIMAX, une technologie d’accès à Internet et de transmission de données à haut-débit, les attaques des radiofréquences sur la santé s’aggravent. « Ces attaques entraînent un affaiblissement général et des perturbations des fonctions physiologiques et cognitives, ainsi que des douleurs fréquentes et parfois continues, fortes et invalidantes, avec graves troubles du sommeil » affirment le collectif bourguignon.

Le Collectif pour la vie évoque le Rapport parlementaire publié sous l’autorité du Sénateur RAOUL qui valide les travaux de l’ARTAC, conduits par le Professeur BELPOMME. Selon les plaignants, ces recherches confirment que la causalité n’est aucunement psychologique mais tient aux conséquences des émissions d’hyperfréquences pulsées produites par la téléphonie mobile, dont le WIMAX fait partie.

Source: enviro2b.com

Posted in Santé publique Tagged with: , , ,

janvier 3rd, 2011 by Pharmacien

En Grande-Bretagne, une opération inédite, baptisée « grand swapathon» prévoit de distribuer des bons de réduction d’une valeur totale de 250 millions de livres (291 millions d’euros) dans tout le pays. Ces chéquiers sont parrainés par de grandes marques agro-alimentaires comme Nestlé, Unilever et Kellogg’s.

Ils offrent des réductions sur certains produits alimentaires plus sains (des fruits et légumes, du pain complet, du riz, des corn flakes, de la bière sans alcool…), sur des entrées dans des clubs de gymnastique et des piscines ou encore sur l’achat de vêtements de sport et même de la console Wii Fit de Nintendo. Le ministre de la Santé, Andrew Lansley, a salué une « initiative enthousiasmante», ajoutant qu’il s’agissait d’un « bel exemple de la façon dont le gouvernement, les médias, l’industrie et les distributeurs peuvent travailler ensemble pour aider les familles à mieux prendre soin de leur santé».

Le programme fait partie d’une nouvelle approche mise en avant par le ministre de la Santé, qui privilégie l’incitation et veut rompre avec l’approche dirigiste du précédent gouvernement travailliste. Mais cette opération, parrainée par le privé, est vivement critiquée par le « National Obesity Forum» qui regroupe des professionnels de santé autour de la question de l’obésité. D’après ses experts, l’industrie cherche l’approbation du gouvernement « sans faire grand chose pour promouvoir une nourriture saine en échange».La chaîne de supermarchés Asda, le tabloïd News of the World et d’autres magasins vont commencer à distribuer des chéquiers d’une valeur de 50 livres (58 euros) à partir du week-end prochain.

Source: TV5

Posted in Santé publique Tagged with: , ,

octobre 14th, 2010 by Pharmacien

L’élimination de la tuberculose dans le monde pourrait être en vue si les gouvernements et les donateurs investissaient pleinement dans un plan publié mercredi par le Partenariat Halte à la tuberculose, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce plan, intitulé Global Plan to Stop TB 2011-2015: Transforming the Fight-Towards Elimination of Tuberculosis signale, pour la première fois, toutes les lacunes de la recherche qu’il faut combler pour mettre sur le marché des tests de dépistage rapide de la tuberculose, des schémas thérapeutiques plus courts et un vaccin totalement efficace.

Il montre également comment les programmes de santé publique peuvent favoriser l’accès universel aux soins, moderniser les laboratoires de diagnostic et adopter les tests de dépistage révolutionnaires disponibles depuis peu.

« Il est urgent d’étendre la lutte contre la tuberculose, faute de quoi 10 millions de personnes, dont 4 millions de femmes et d’enfants, mourront d’ici 2015 », dit le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, où le Partenariat Halte à la tuberculose est hébergé. « La lutte contre la tuberculose donne des résultats. En effet, on assiste depuis 2004 à une baisse de l’incidence de la maladie au niveau mondial, même si cette baisse est bien trop lente », ajoute-telle.

Vingt-deux pays, dont l’Afrique du Sud, supportent 80% de la charge mondiale de la tuberculose. Chaque année, quelque 9 millions de personnes contractent une tuberculose évolutive et près de 2 millions en meurent. Ce nouveau plan mondial montre comment mettre en œuvre les approches diagnostiques et thérapeutiques recommandées par l’OMS pour 32 millions de personnes au cours des cinq prochaines années.

Selon le Dr Aaron Motsoaledi, Ministre de la santé d’Afrique du Sud, « le Plan mondial Halte à la tuberculose fournit les orientations dont nous avons besoin d’urgence pour réduire de moitié le nombre de décès dus à la tuberculose dans le monde ». « En Afrique du Sud, nous avons commencé à appliquer un programme ambitieux afin que la tuberculose ait des conséquences moins lourdes pour notre population et nous sommes déterminés à atteindre les objectifs fixés dans le plan mondial. Nous appelons les dirigeants mondiaux à investir dans ce plan, qui peut nous aider à débarrasser le monde de la tuberculose », ajoute-t-il.

La tuberculose est une maladie curable mais son traitement repose sur la prise simultanée de plusieurs médicaments pendant au moins six mois. Dans la plupart des pays, les laboratoires recourent encore à une méthode de diagnostic vieille d’un siècle qui consiste à rechercher le bacille de la tuberculose, au microscope, dans les expectorations du patient. Par ailleurs, il n’existe toujours pas de vaccin permettant de prévenir la tuberculose pulmonaire, qui est la forme la plus courante de la maladie.

Le plan mondial aide les programmes de santé publique à adopter les tests de diagnostic modernes déjà disponibles et propose également un programme de recherche visant à mettre au point deux nouveaux tests rapides permettant à du personnel formé de diagnostiquer correctement la tuberculose, même dans les postes de santé isolés les moins bien équipés. Il s’agit, d’ici 2015, d’amener en phase III des essais cliniques – la dernière étape avant la mise sur le marché – trois nouveaux schémas thérapeutiques – un pour la tuberculose sensible aux médicaments et deux pour la tuberculose résistante aux médicaments. Quatre vaccins candidats devraient être à la même phase de test.

Le plan mondial montre clairement la marche à suivre pour lutter contre la tuberculose pharmaco-résistante. Il préconise, pour les cinq prochaines années, de rechercher une tuberculose multi-résistante (tuberculose MR) chez 7 millions de personnes et de traiter un million de cas confirmés selon des normes internationales.

Chaque année, 500.000 personnes meurent d’une tuberculose associée au VIH/Sida. Si les objectifs fixés dans le plan sont atteints, d’ici la fin 2015, l’infection à VIH sera dépistée chez tous les patients tuberculeux et, dans les cas positifs, un traitement antirétroviral et d’autres soins appropriés seront prescrits. En outre, tous les patients traités pour une infection à VIH bénéficieront d’un dépistage de la tuberculose, ainsi que d’une prophylaxie ou d’un traitement selon le cas.

En ce qui concerne le financement, le plan mondial indique que 37 milliards de dollars seront nécessaires pour mettre en œuvre la prise en charge de la tuberculose entre 2011 et 2015. Il restera un déficit de financement d’environ 4 milliards – soit à peu près 2,8 milliards par an – que les donateurs internationaux devront combler.

Le plan indique, d’autre part, qu’il faudra au total 10 milliards, soit 2 milliards par an, pour atteindre les objectifs en matière de recherche-développement. Les pays à revenu élevé et ceux dont l’économie est en croissance devront investir davantage dans la recherche-développement pour combler un déficit estimé à environ 7 milliards, soit 1,4 milliard par an.

En 2006, le Partenariat Halte à la tuberculose a lancé son plan mondial 2006-2015. Le nouveau plan pour 2011-2015 va dans le même sens que le précédent mais fixe des objectifs nouveaux et plus ambitieux pour les cinq années à venir.

Posted in Actualité Tagged with: ,