octobre 21st, 2013 by Pharmacien

Une étude menée sur des jumeaux monozygotes présentant des indices de masse corporelle différents permet d’affirmer que l’obésité n’est pas toujours synonyme de mauvaise santé.

Des chercheurs de l’Unité de Recherche sur l’obésité de l’Université d’Helsinki ont observé 16 paires de jumeaux monozygotes âgés de 23 à 36 ans, ayant une différence de poids de 17 kilos en moyenne. Les travaux, publiés dans dans la revue Diabetologia, ont notamment porté sur l’analyse de deux indicateurs cruciaux pour établir un diagnostic de bonne ou de mauvaise santé chez les obèses : le fonctionnement de la mitochondrie et l’inflammation du tissu adipeux sous-cutané. Résultats: dans un cas sur deux, les jumeaux obèses n’ont pas développé de troubles métaboliques associés à un excès de graisse dans le corps. Autrement dit, le degré de graisse dans le foie, la sensibilité à l’insuline, le taux de lipides, la pression artérielle et les caractéristiques du tissu adipeux sous-cutané correspondaient à ceux d’une personne mince.

Toutefois les chercheurs ne sont pas parvenus à comprendre les mécanismes en œuvre dans l’obésité « métaboliquement saine ». En approfondissant ces recherches, les scientifiques pourraient trouver de nouvelles pistes médicamenteuses permettant de modifier le fonctionnement mitochondrial et d’améliorer la synthèse d’énergie chez les personnes souffrant d’obésité chronique.

Source: pourquoi-docteur.nouvelobs.com

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Comattre l'obesité infantile
octobre 27th, 2011 by Pharmacien

 

Comattre l'obesité infantile Résultat d’une étude américaine sur l’obésité infantile. Des chercheurs Américains dont les résultats d’étude ont été publié dans la revue Pediatrics ont examiné le lien qui réside entre l’introduction d’aliments solides durant la petite enfance et le développement de l’obésité dès l’âge de 3 ans. L’étude a suivi 847 nourrissons répartis dans des groupes selon le moment où ces bébés ont été exposés aux aliments solides, c’est à dire avant 4 mois, 41/2 mois, et 6 mois.

Ceci avec une différenciation sur le mode de nourriture : en allaitement ou au lait maternisé. Pendant les 4 premiers mois de la vie, au total 568 nourrissons, soit 67% ont été allaités, et 279 bébés, soit 32%, ont été nourris au lait maternisé. A l’âge de 3 ans, 75 enfants (9%), ils étaient obèses.

Dans le panel de nourrissons allaités au sein, le moment de l’introduction d’aliments solides n’a pas laissé d’incidence sur la probabilité d’une obésité avérée. Par contre, chez les nourrissons alimentés au lait maternisé, l’introduction d’aliments solides avant l’âge de 4 mois a été associée à une évidente multiplication (multipliée par 6) du risque d’obésité dès l’âge de 3 ans.

Quand bien même l’obésité infantile chez les enfants américains est différente de celle des petits européens, la recommandation qui ressort de cette étude et ceci quelque soit la croissance du bébé, est de ne pas diversifier son alimentation pour un nourrisson avant l’âge de 4 mois.

© MonGuideSanté.com

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août 28th, 2011 by Pharmacien

 
Plusieurs études ont montré que l’obésité est un facteur de risque important de développement d’une arthrose du genou
 

Essentiel : Obtenir une réduction de poids à long terme

 
Avec la prévalence croissante de l’obésité, il est essentiel d’élaborer et d’évaluer des stratégies de traitement appropriées pour l’obtention d’une réduction du poids à long terme. Une méta-analyse récente montre que l’invalidité chez les malades obèses souffrant d’arthrose du genou est significativement améliorée quand le poids est réduit de plus de 5 % à raison de plus de 0,25 % par semaine. Malheureusement, en pratique, clinique, la perte de poids est difficile à obtenir et son maintien est un réel challenge.

L’objectif de cette étude était d’évaluer l’amélioration symptomatique dans un groupe de malades obèses (IMC >=28 kg/m2) atteints d’arthrose suivant un programme intensif de régime hypocalorique fournissant 810 kcal/jour et encadré par un suivi diététique, par rapport à un régime non encadré. Le groupe « régime encadré » se composait de 89 malades de plus de 63 ans (89 % de femmes) et assistait à des séances de thérapie de groupe hebdomadaires comprenant des consultations diététiques pour un total de 66 heure d’éducation.

Le régime encadré consistait en deux phases de régime hypocalorique (810 kcal /jour) pendant les semaines 0 à 8 et 32 à 36. Entre temps et ensuite une alimentation ordinaire à 1 200 kcal /J était maintenue. Les sujets du groupe contrôle ne recevaient des instructions diététiques que pendant 2 h au départ et aux semaines 8, 32, 36 et 52 (soit 10 heures d’enseignement). Il leur était recommandé de manger des aliments ordinaires à raison de 1200 kcal / jour.

Une perte de poids conséquente a été obtenue dès le 3ème mois dans le groupe « encadré ».

A 1 an, la perte de poids moyenne dans le groupe régime encadré était de -10,9 kg (11 %) par rapport à -3,6 kg (4 %) dans le groupe contrôle (p <0,0001). Il n’y avait aucune différence sur l’indice de WOMAC entre les groupes bien que les deux groupes se soient améliorés. Il existait cependant une différence significative quant au score sur l’échelle de douleur entre les 2 groupes au profit du groupe « régime encadré ».

Après 1 an, les résultats montraient que 30 % des malades réussissaient à maintenir une perte de poids à long terme dans le groupe « encadré » ; ils étaient moitié moins nombreux dans le groupe contrôle. L’idée répandue selon laquelle l’amaigrissement obtenu à rythme lent est plus durable n’a pas été confirmée dans cette étude. Même si la perte de poids n’a conduit qu’à « une réduction de la douleur », ces résultats devraient encourager le clinicien à la recommander fermement dans ce groupe de patients.

Source: Dr Juliette Lasoudris-Laloux (Henning Bliddal1 et coll. : Weight loss as treatment for knee osteoarthritis symptoms in obese patients: 1-year results from a randomised controlled trial. Ann Rheum Dis., 2011 ; Publication avancée en ligne le 5 aout 2011.)

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avril 28th, 2010 by Pharmacien

Selon le dernier baromètre santé nutrition de l’Inpes, « les jeunes boivent de plus en plus de boissons sucrées. Les chiffres font apparaître que 40% des 18-25 ans ont consommé la veille au moins une boisson rafraîchissante sans alcool », note Le Monde. « Près de 30% des 26-34 ans ont fait de même. […] Dans la population générale, la consommation est également à la hausse », indique le quotidien.
La France « est, avec 60 litres de boissons sucrées par an et par habitant, loin derrière l’Allemagne – premier pays d’Europe avec 130 litres – et les Etats-Unis, 190 litres ». Le journal note que « l’excès de sodas et de jus de fruit présente des risques pour la santé » et rapporte que « nombre d’études font le lien entre la consommation de boissons sucrées et le risque d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète. Y compris les jus de fruits, considérés comme bons pour la santé alors qu’ils contiennent beaucoup de sucre ».
L’OMS « préconise de limiter l’apport des boissons sucrées à 10% de l’énergie consommée. […] La solution serait de réserver les boissons sucrées aux moments festifs et de ne boire que de l’eau pendant les repas, à quelques exceptions près ».

Source : Le Monde

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