La ménopause : étape naturelle de la vie
octobre 3rd, 2011 by Pharmacien

 
La ménopause est une étape naturelle de la vie qui survient généralement entre 45 et 55 ans, entraînant chez la femme divers changements, tant physiques que psychologiques, parfois désagréables à vivre. Les solutions pour y remédier. 100% Femme.
 

La ménopause : étape naturelle de la vie 

La ménopause n’arrive pas brutalement. Cet arrêt des règles est précédé d’une période plus ou moins longue, la périménopause, au cours de laquelle la production d’hormones fémininesprogestérones puis œstrogènes – va progressivement diminuer. Jusqu’à s’arrêter. C’est au cours de cette phase que certaines femmes vont devoir faire face à certains symptômes, même si chacune d’entre elles vit ce moment différemment : environ 25 % d’entre elles ne présentent aucun trouble au moment de la ménopause (en dehors de la diminution progressive des règles), 50% signalent des modifications discrètes et 25 % se plaignent d’un des signes suivants : bouffées de chaleur, relations sexuelles douloureuses, sécheresse de la peau, troubles de l’humeur, prise de poids

La prise d’une pilule contraceptive ne modifie pas l’âge auquel la ménopause se produit naturellement, elle peut juste en atténuer certaines manifestations car elle apporte de faibles quantités d’hormones. Même si les pilules très minidosées ne permettent pas toujours de supprimer les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale ni la fatigue…
 

Les bouffées de chaleur

 
Cette sensation soudaine d’une élévation de la température corporelle avec des rougeurs du visage, est favorisée par la dilatation des vaisseaux sanguins. Chez certaines femmes, elles sont très discrètes, très gênantes chez d’autres avec des réveils nocturnes complètement en sueur. Il suffit déjà pour se sentir mieux de se rafraîchir un peu. Une douche fraîche si vous êtes à la maison, un éventail ou un brumisateur à l’extérieur. Le houblon, le mélilot, le lin, le trèfle rouge font partie des plantes régulièrement proposées pour les atténuer.
 

La sécheresse vaginale

 

L’amincissement de la paroi du vagin et la diminution de la lubrification naturelle peuvent considérablement affecter la vie sexuelle en deuxième partie de vie. S’il importe de ne pas bouder son plaisir en mettant l’accent sur les préliminaires, en ayant une activité sexuelle régulière, et en favorisant la communication au sein du couple pour limiter le stress, il est aussi possible de remédier à ce problème en se tournant vers des gels lubrifiants (on préfèrera ceux à base d’eau ou de silicone).

Vous pouvez y associer en complément alimentaire, de l’acide hyaluronique, ainsi que de nombreuses huiles végétales (onagre, bourrache, rose musquée, argousier). En homéopathie, Folliculum (5CH) et Muqueuse vaginale (en 5CH) sont également souvent utilisés.

 

La prise de poids

 
A raison d’une prise de poids d’un kilo par an en moyenne, les femmes ont du mal à conserver la ligne… Et les choses ne font que s’accentuer à la ménopause : Même si celles-ci a bon dos et que le ralentissement de l’activité physique, ainsi que le grignotage destiné à se remonter le moral sont aussi responsables de ces kilos en trop.

Autre vrai changement : les graisses qui avaient plutôt tendances à se loger au niveau des cuisses et des fesses sont désormais stockées au niveau du ventre. Des habitudes alimentaires saines et équilibrées mettant l’accent sur les fruits et légumes, peu caloriques et riches en fibres, permettent sou- vent de redresser la barre, à condition de consommer suffisamment de protéines pour leurs vertus rassasiantes (le besoin moyen se situe aux environs de 45g par jour pour les femmes).

Renoncez par contre aux miroirs aux alouettes que représentent les régimes quel qu’ils soient : s’ils ne sont pas personnalisés, ils risquent surtout de vous faire prendre davantage de poids que vous n’en perdrez.

Seul un suivi nutritionnel par un professionnel sur le long terme peut être efficace, à condition de l’associer à une pratique régulière d’exercice physique (environ 3 heures par semaine). D’autant que de tels exercices réduisent le taux de perte osseuse et préviennent efficacement l’ostéoporose. Si vous avez tendance à grignoter sans modération, vous pouvez essayer la spiruline ou le kudzu, cette racine très efficace pour lutter contre les addictions, qui joue également un rôle de coupe-faim intéressant à cette période de la vie.
 

Les troubles de l’humeur

 

Insomnie, anxiété, déprime… La période de la ménopause est parfois complexe à traverser. D’autant qu’à ces bouleversements internes sont souvent associés d’autres changements de vie : les enfants quittent la maison, les parents atteignent un âge important, trouver ou conserver un emploi devient complexe… Si vos coups de blues ont tendance à s’installer dans la durée, vous pouvez vous tourner vers le millepertuis et/ou le griffonia, ou la mélisse. Si vous n’arrivez pas à calmer votre stress, songez à l’aubépine, à la passiflore ou l’avoine.

Si c’est la nuit que vous ruminez vos soucis, la valériane, l’escholtzia ou la camomille seront vos amis. Certains compléments alimentaires permettent également d’agir sur les neuromédiateurs afin de stabiliser votre humeur. Dans tous les cas, si les symptômes persistent, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. A l’inverse, rappelez-vous que la ménopause n’a pas que du mauvais : les symptômes d’une endométriose peuvent s’effacer, le volume des fibromes diminuer, et vous n’avez enfin plus besoin de vous préoccuper du risque d’une grossesse non désirée.

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décembre 14th, 2010 by Pharmacien

Pour un certain nombre de femmes, la ménopause et les quelques années qui la suivent sont associées à une augmentation du risque de dépression. Certains parlent de « fenêtre de vulnérabilité». C’est une période pendant laquelle peuvent apparaître de nombreuses plaintes physiques ou psychologiques que les professionnels de santé doivent démêler pour détecter à temps l’apparition d’une dépression.

La tâche n’est pas toujours facile. Une contribution récente de CN Soares pour le BMC journal fait le point sur les plus récentes avancées en matière de recherche sur la dépression de la femme en cette période de ménopause et sur les types de traitements qu’il est possible de proposer.

Pendant longtemps, l’association directe entre la ménopause et l’apparition de symptômes de dépression a fait l’objet d’une intense controverse. La question essentielle était de savoir si ces symptômes étaient provoqués par les évènements de la vie (changements familiaux fréquents à cette période, stress professionnel, etc.), des facteurs psychologiques ou le changement de statut ovarien. Certains accusaient les troubles du sommeil ou les bouffées de chaleur d’être à l’origine de la dépression. Sur la base de travaux réalisés sur de longues période, l’on reconnaît maintenant l’existence d’un risque 2 à 4 fois supérieur de dépression chez les femmes au moment où elles entrent dans la période de ménopause. Il est admis aussi que le risque plus élevé de dépression est associé plutôt à de grandes variations dans les taux d’oestradiol ou de FSH et non pas simplement au déficit hormonal.

Les antidépresseurs et la psychothérapie sont les traitements de première intention de ces troubles dépressifs. Mais l’auteur rappelle que plusieurs études ont montré l’efficacité de la prise en charge hormonale à cet égard. L’oestradiol agirait en effet sur les systèmes régulateurs de l’humeur, par l’intermédiaire de la neurotransmission mono-aminergique, et les études mettent en évidence une efficacité du traitement hormonal substitutif supérieure à celle du placebo, indépendante de l’effet sur les bouffées de chaleur ou les troubles du sommeil. La période optimale pour l’action des oestrogènes serait la période de transition et les années qui suivent l’installation de la ménopause. L’étude WHI ( Women’s Health Initiative study) qui a été à l’origine d’une remise en cause totale de la prise en charge hormonale de la ménopause, n’aurait pas, selon l’auteur, mis en évidence d’effets secondaires significatifs dans la classe d’âge de 50 à 59 ans ou chez les patientes récemment ménopausées.

La difficulté principale reste toutefois le diagnostic de dépression parmi les plaintes parfois nombreuses alléguées à cette période de la vie. Les professionnels ne doivent pas hésiter à rechercher systématiquement la dépression ni à s’aider d’outils pour le faire. Une fois le diagnostic posé avec certitude, le traitement devra être adapté à chacune, et faire appel à toutes les ressources validées pour diminuer l’impact défavorable que peuvent avoir les symptômes dépressifs sur la vie de ces patientes.

Source: Dr Roseline Péluchon (Soares CN. : Can depression be a menopause-associated risk ? BMC Medicine 2010; 8: 79 doi:10.1186/1741-7015-8-79)

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