avril 25th, 2013 by Pharmacien

Si les médicaments utilisés dans la prévention de la migraine présentent peu de différences, les effets indésirables varient, quant à eux, d’un médicament à l’autre. Les résultats de cette découverte effectuée par des chercheurs américains de l’École de Santé publique de l’Université du Minnesota (University of Minnesota School of Public Health) dans le cadre d’une étude comparative ont été publiés dans la revue Journal of General Internal Medicine.

L’équipe, dirigée par Tatyana Shamliyan, a comparé les résultats des études déjà publiées aux médicaments autorisés. Ces études impliquaient principalement des femmes d’âge moyen souffrant de migraines épisodiques, avec en moyenne cinq crises par mois. Tatyana Shamliyan et ses collaborateurs ont établi que les médicaments agissaient mieux que les placebos mais que leurs effets étaient difficilement différenciables. Ils permettaient d’éviter au moins 50 % des crises migraineuses chez 200 à 400 patients sur 1 000.

Cependant, leurs effets indésirables présentaient des différences considérables. En utilisation hors indication, les effets indésirables des anti-épileptiques et des antidépresseurs étaient si importants qu’ils conduisaient souvent à l’arrêt du traitement. Le plus petit nombre d’effets indésirables a été observé avec l’utilisation hors indication de médicaments bêta-bloquants et inhibiteurs de l’angiotensine. Ces résultats d’étude remettent au moins partiellement en question les recommandations thérapeutiques actuelles. En effet, actuellement, l’American Academy of Neurology et l’American Headache Society recommandent deux types d’anti-épileptiques et deux bêta-bloquants pour la prévention des migraines chez l’adulte.

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janvier 19th, 2011 by Pharmacien

Alors que le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé sur France Inter, lundi 17 janvier, que la présentation du projet de loi sur la réforme de la pharmacovigilance était prévue « avant la fin de l’année », la Mutualité France réclame que cette refonte se fasse « dans les plus bref délais ». L’organisme souhaite contribuer à cette réforme en présentant « prochainement » des propositions liées aux autorisations de mise sur le marché, à la pharmacovigilance, ou encore à l’évaluation des spécialités médicales.

La Mutualité Française fait également savoir que l’indemnisation des patients doit passer par le laboratoire Servier et non par « la solidarité nationale ».

« La Mutualité Française rappelle que le rapport bénéfice/risque pour évaluer les médicaments doit avoir comme priorité la santé des patients et non le profit des laboratoires. Elle considère également que l’absence d’investissements publics suffisants dans les domaines de la formation, de la recherche, du soutien aux publications…, permet à l’industrie pharmaceutique de prendre une place exorbitante qui aliène l’indépendance des prescripteurs », indique l’organisme français.

De son côté, Xavier Bertrand a annoncé, lundi 17 janvier, que « des propositions fortes [avaient] été faites » pour réformer le circuit du médicament. Le ministre de la Santé a également évoqué la possibilité de « changer radicalement le système ».

Source: Le Parisien

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janvier 19th, 2011 by Pharmacien

Une liste des médicaments sous surveillances suite à des problèmes de pharmaco vigilence, jalousement protégé par l’AFFSAPS, a été rendue publique par le journal le figaro. Voici celle ci:
ABSTRAL (laboratoire Prostrakan). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Effet indésirable possible : dépression respiratoire.

ACLASTA 5 mg (laboratoire Novartis). C’est un traitement de l’ostéoporose. Effet indésirable : insuffisances rénales.

ACOMPLIA. (Sanofi-Aventis) Ce produit de traitement de l’obésité ou des patients en surpoids a fait l’objet d’un retrait du marché le 23 octobre 2008, mais les autorités surveillent toujours les effets indésirables sur les patientes : il peut entraîner des dépressions, des vertiges et des troubles du sommeil.

ALLI 60mg (GSK). Ce médicament est indiqué dans le traitement du surpoids. Il est sous surveillance car il peut entraîner des troubles de l’anxiété.

ANTASOL (laboratoire Sol France). Ce traitement anti-douleur utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.

ARCOXIA (MSD Chibret). Il s’agit d’un anti inflammatoire non stéroïdien utilisé dans le traitement de l’arthrose. Effet secondaire : Il peut augmenter le risque d’accident vasculaire cérébraux, et d’infarctus du myocarde.

BYETTA (Lilly). Ce médicament est un anti-diabétique. Il entraîne des troubles gastro-intestinaux, des nausées, et des vomissements. Une étude montre qu’il augmente le risque d’insuffisance rénale aigüe.

CELSENTRI (Pfizer). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux contre le VIH. Les effets secondaires sont les risques d’atteintes du foie, les troubles cardiaques et musculaires.

CERVARIX (GSK). C’st un vaccin contre le col de l’utérus en prévention des cancers du col. Effets secondaires possibles : céphalées, et douleurs musculaires, rougeur et gonflement.

CHAMPIX (Pfizer). Ce médicament d’aide à l’arrêt du tabac agit sur les récepteurs nicotiniques du cerveau. Il a des effets secondaires. Notamment la dépression, l’irritabilité, les céphalées.

CHLORHYDRATE DE BUPRENORPHINE (Merck). Il s’agit d’un traitement substitutif des drogues opiacées. Il peut entraîner des atteintes hépatiques, et des cas de dépression respiratoire.

CIMZIA (UCB Pharma) : Il s’agit d’une prise en charge de la polyarthrite rhumatoide. Des effets secondaires ont été identifiés, notamment des tuberculoses et des zonas.

CYMBALTA (Lilly). Ce médicament est un antédépresseur. Ses effets secondaires sont des atteintes graves du foie. L’Afssaps indique que «le risque de suicides pourrait être augmenté».

EFFENTORA (Céphalon). Ce médicament est un anti-douleur. Il peut provoquer une accoutumance. Le surdosage peut être mortel.

EFIENT 10 mg (Lilly). Ce médicament est indiqué pour la prévention des maladies cardio-vasculaires. Les effets secondaires identifiés sont le risque hémorragique et l’anémie.

ELLAONE (HRA Pharma). Il s’agit d’un contraceptif d’urgence à prendre dans les cinq jours après un rapport sexuel non protégé. Les risques identifiés sont l’augmentation de la pression artérielle, les grossesses extra-utérines et les atteintes du foie.

ENTONOX (Linde Healthcare). Ce traitement utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.

EXJADE (Novartis). Ce médicament est indiqué contre la surcharge en fer. Il peut provoquer des troubles au foie et aux intestins.

FIRMAGON (Ferring). Il s’agit d’un traitement hormonal pour le cancer de la prostate. Il peut entraîner des pathologies cardio-vasculaires et une diminution de la densité minérale osseuse.

GALVUS (Novartis). Il s’agit d’un anti-diabétique. Il peut provoquer des atteintes du foie, et des troubles du système nerveux.

GARDASIL (Sanofi-Pasteur MSD). Il s’agit du vaccin contre le papillomavirus, pour éviter les cancers du col de l’utérus. Il peut entrainer des réactions cutanées au point d’injection et de la fièvre. Il n’est pas recommandé pour la femme enceinte.

ILARIS (Novartis). Ce médicament est un anticorps, pour lutter contre certaines infections. Il peut entraîner des vertiges et une hypercholestérolémie.

INCRELEX (Ipsen). Ce médicament est indiqué dans le traitement à long terme des retards de croissance chez l’enfant. Des hypoglycémies et des hypertrophies des amygdales ont été signalées.

INSTANYL ( Nycomed). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Il peut provoquer des dépressions respiratoires, des vomissements, et des vertiges.

INTELENCE (Janssen-Cilag). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux. Les risques identifiés sont l’éruption cutanée, parfois sous forme très importantes, et les nausées.

INTRINSA (Procter&Gamble Pharmaceuticals), patch indiqué dans la baisse du désir sexuel chez les femmes souffrant de ménopause chirurgicale. Effets indésirables : réactions locales au site d’application (30 % des patients), acné, hirsutisme et raucité de la voix (pour 1% des patients). Risques potentiels : survenue du cancer du sein et d’évènements cardiovasculaires.

ISENTRESS (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué dans le traitement de l’infection par VIH. Effets indésirables : diarrhées, nausées et fièvre. Risque potentiel : développement de résistances et échec virologique.

JANUVIA, 100 mg comprimé pelliculé (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué chez les patients diabétiques de type 2 pour le contrôle de la glycémie. Effets indésirables : troubles digestifs, infections des voies respiratoires, réactions cutanées, réactions d’hypersensibilité.

KALINOX (Air Liquide Santé France), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.

KUVAN (Merck Serono), indiqué dans deux maladies métaboliques rares. Effets indésirables : troubles gastro-intestinaux. Risque potentiel : atteinte des reins.

LUCENTIS (Novartis Europharm LTD), indiqué dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Effets indésirables : décollements de la rétine, déchirures rétitiennes, cataractes traumatiques (survenus dans moins de 0,1% des injections intravitréennes) ; inflammations intraoculaire (moins de 1% des cas). Risque potentiel : réaction allergique grave.

METHADONE AP-HP gélule (Bouchara-Recordati), indiqué dans le traitement de substitution des drogues. Effets indésirables : hypersudation, nausées, constipation, dépression respiratoire, hypotension sévère, arrêt respiratoire, choc et arrêt cardiaque.

MULTAQ (Sanofi-Aventis), indiqué dans certains troubles cardiaques. Effets indésirables : diarrhées, nausées, vomissements et asthénie.

MYCAMINE (Astellas Pharma), indiqué contre les mycoses. Effets indésirables : nausées et vomissements. Risque potentiel : développement de tumeurs du foie.

NPLATE (Amgen), indiqué pour augmenter la production de plaquettes. Effets indésirables : maux de tête. Risques potentiels : problèmes cardio-vasculaires.

ONGLYZA (Bristol-Myers Squibb/AstraZeneca), indiqué dans le diabète de type 2. Effets indésirables : infections respiratoires, vomissements, maux de tête.

ORENCIA (Bristol-Myers Squibb), indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : infections respiratoires et urinaires, réactions allergiques, nausées, maux de tête.

OXYNOX (Air Products SAS), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.

PRADAXA (Boehringer-Ingelheim), indiqué chez les patients ayant une prothèse totale de hanche ou de genou. Effets indésirables : nausées, vomissements, constipations, thromboses veineuses profondes, insomies. Risques : hémorragie, atteinte du foi.

PREVENAR 13 (Pfizer), vaccin contre les infections à pneumocoque (méningites, pneumonies…) pour les enfants. Effets indésirables : réactions au site d’injection, fièvre, irritabilité, perte d’appétit et troubles du sommeil.

PROCORALAN (Servier), indiqué dans certains troubles du rythme cardiaque. Effets indésirables : ralentissement du rythme cardiaque et vision trouble.

RELISTOR (Wyeth Pharmaceuticals France), indiqué pour les patients en soins palliatifs. Effets indésirables : douleurs abdominales, nausées, diarrhées.

REVLIMID (Celgen Europe Limited), indiqué contre le myélome multiple, cancer de la moelle osseuse. Effets indésirables : troubles du sang, gastro-intestinaux, éruptions cutanées. Risques potentiels : embolies.

REVOLADE (GlaxoSmithKline), indiqué pour certaines personnes ayant subi une ablation de la rate. Effets indésirables : maux de tête, nausées. Risques : atteintes du foie, thromboses veineuses, embolies pulmonaires, infarctus.

ROACTEMRA (Roche), contre la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : rhinopharyngites, maux de tête. Risques : infections graves comme pneumonie ou zona, perforations gastro-intestinales.

STELARA (Janssen-Cilag), contre le psoriasis. Risques : réactions cutanées, allergies, infections.

SYMBICORT (AstraZeneca), contre l’asthme. Effets indésirables : palpitations, tremblements, irritations de la gorge, toux, raucité de la voix.

THALIDOMIDE (Celgene), retiré du marché mondial en 1962, il est actuellement réutilisé pour ses propriétés antitumorales. Les effets indésirables : malformations congénitales en cas de grossesse ; tromboses veineuses ; embolies pulmonaires.

THELIN (Encysive Limited), pour les patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire dans le but d’améliorer leur capacité à l’exercice physique. Effets indésirables : infections des voix respiratoires, troubles de la coagulation. Risques : oedème pulmonaire.

TOCTINO (Basilea Pharma), contre l’eczéma chronique sévère des mains. Risque élevé de malformation congénitale en cas de grossesse. Autres risques : troubles psychiatriques ou encore oculaires.

TRACLEER (Actelion), indiqué contre l’hypertension artérielle pulmonaire et aussi contre les ulcères digitaux. Risques associés : toxicité hépatique.

TYSABRI (Biogen Idec France), réservé à l’usage hospitalier et indiqué dans la sclérose en plaques. Risques : graves troubles au foie et des complications neurologiques.

TYVERB (GSK), indiqué contre le cancer du sein. Effets indésirables : troubles digestifs et cutanés ; atteintes du foie ; toxicité pulmonaire.

VALDOXAN (Servier). Il s’agit d’un anti-dépresseur. Il peut provoquer des nausées et des vertiges. Des problèmes au foie ont aussi été identifiés.

VIMPAT (UCB Pharma). C’est un anti-épileptique. Il peut entrainer des céphalées, des nausées. Des risques de suicide sont signalés.

VOLIBRIS (GSK). Ce médicament est utilisé dans le traitement de l’hypertension arterielle pulmonaire. Il a été notifié des oedèmes, des affections des voies respiratoires supérieures et des palpitations.

XARELTO (Bayer). Il s’agit d’un médicament de prise en charge des troubles cardio-vasculaires. Il peut provoquer des risques de saignements, des complications hémorragiques, et des ulcères gastro-intestinaux.

XYREM (UCB Pharma) C’est un traitement de la maladie du sommeil, dite narcolepsie. Les risques liés au produit font apparaître des dépressions respiratoires, des troubles neuro-psychiatrique, des idées suicidaires et des tentatives de suicide.

ZYPADHERA (Lilly) Il s’agit d’un anti-psychotique délivré aux patients adultes schizophrènes. Dans certains cas, des effets secondaires du type agressivité, vertiges, hypertension, convulsion, et même quelques cas de coma ont été rapportés.

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janvier 18th, 2011 by Pharmacien

Suite à la remise du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) accusant Servier d’avoir délibérément caché les propriétés du Médiator® et dénonçant l’apathie des agences de santé, Xavier Bertrand a annoncé une série de mesures afin de « rebâtir un nouveau système de sécurité sanitaire ».

Certaines prendront effet rapidement, comme le remplacement du directeur de l’Afssaps, l’indemnisation des victimes, le lancement d’une mission d’inspection sur les agences sanitaires et la publication d’un rapport de l’Igas sur la réforme de la pharmacovigilance. Ce document servira de base à la grande réforme annoncée pour l’été et qui devrait modifier le fonctionnement des agences de santé et le processus d’évaluation des produits, faire financer l’Afssaps par l’Etat et non plus par l’industrie pharmaceutique et lutter contre les conflits d’intérêt, détaille Libération.

De son côté, Jacques Servier est appelé à comparaître le 11 février devant le tribunal de grande instance de Nanterre, indique Le Parisien.

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décembre 23rd, 2010 by Pharmacien

Le Réseau D.E.S. France organisait 2 journées de colloque, les 19 et 20 novembre, pour faire le point des connaissances sur les conséquences de l’exposition au Distilbène, hormone de synthèse et sur leur prise en charge, avec pour titre « DES ; 3 générations ; réalités – perspectives ». Car les conséquences de l’utilisation du DES pourraient affecter 3 générations de femmes, les mères « sous Distilbène », leurs filles et leurs petites filles. Prescrit en France jusqu’en 1980 aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches, malgré une interdiction dès 1971 aux Etats-Unis, le distilbène n’est pas sans rappeler l’affaire du Mediator dont le retrait aura pris plus de douze années à partir des premières mises en garde américaines.

En 1938, est découvert le diéthylstilboestrol (DES), un œstrogène de synthèse très peu couteux à mettre en œuvre, prescrit quelques années plus tard en cas de risque de fausse couche. Laissé dans le domaine public, ce médicament est ensuite commercialisé par de nombreux laboratoires pharmaceutiques, et, en France, sous les marques :

  • Distilbène® produit par le laboratoire UCEPHA racheté par UCB Pharma,
  • Stilboestrol-Borne® produit par le laboratoire Borne, (aujourd’hui Novartis) jusqu’en 1974.

Mais, dès 1953, une étude clinique américaine constatera que le DES ne diminue pas l’incidence des accidents de grossesse mais favorise les accouchements prématurés. Pourtant jusqu’en 1971, les prescriptions continueront à progresser et des prescriptions de DES en France seront signalées jusqu’en 1980. L’INSERM, publie une étude en 1983 qui estime qu’en 1964, le DES est encore utilisé dans 1,2% des naissances.

Dès 1971, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis interdit le DES, à la suite de la publication dans le New England Journal of Medecine (NEJM) d’une étude suggérant le lien entre le DES et le cancer à cellules claires chez des jeunes femmes exposées in utero au DES prescrit à leur mère. Si en Europe, l’Angleterre interdit le DES en 1973, la Belgique et les Pays-Bas en 1975, l’Irlande en 1976, le DES continue à être prescrit en France jusqu’en 1980 chez les femmes enceintes.

En 2003, l’Afssaps informait ainsi la communauté médicale sur les complications génitales et obstétricales qui peuvent être observées chez les personnes qui ont été exposées au diéthylstilboestrol (D.E.S.) in utero en France entre 1948 et 1977 et précisait alors que « seule une partie du corps médical connaît les risques d’une telle exposition » : « Depuis 1970, date de la publication des premiers cas de cancer du vagin, d’autres atteintes ont été décrites, en particulier des anomalies du col utérin pouvant provoquer des problèmes de fertilité et des complications obstétricales. Ce problème reste d’actualité dans la mesure où les patientes exposées, âgées aujourd’hui de 25 à 52 ans, pourront pour les plus jeunes, être confrontées à ces complications, et ce potentiellement jusque dans les années 2015 ».

Aujourd’hui, comme l’écrit l’Afssaps, certaines femmes ont pu être exposées in utero au DES. Or les études américaines montrent à la fois pour les femmes de la première génération et pour ces femmes de la 2e génération (leurs filles) une augmentation du risque de cancer du sein après 40 ans. Aux Etats-Unis, la découverte de 3 cas de cancer de l’ovaire chez les petites-filles « Distilbène » relance l’inquiétude.

Source: santelog.com

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octobre 20th, 2010 by Pharmacien

Dispositifs transdermiques pour prévenir les symptômes de manque chez les fumeurs souhaitant s’arrêter. Cette nouvelle gamme bénéficie de patchs semi-transparents de type « seconde peau » plus fins et plus petits que les anciens.
Un nouveau dosage à 25 mg/16 h complète les 15 mg/16 h et 10 mg/16 h qui existaient déjà. Ce dosage s’adresse aux fumeurs fortement dépendants (test de Fagerström > 7). A utiliser pendant 8 semaines, puis 15 mg/16 h pendant 2 semaines et 10 mg/16 h pendant 2 semaines. Pour les fumeurs moyennement ou faiblement dépendants, commencer avec 15 mg/16 h pendant 8 semaines puis 10 mg/16 h pendant 4 semaines.

MC NEIL SANTE GRAND PUBLIC

Nicotine
3 dosages : 25 mg/16 h, 15 mg/16 h et 10 mg/16 h.
Boîtes de 7 et 28 patchs.
PPI : 14 et 48 euros.

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octobre 20th, 2010 by Pharmacien

L’anti-arythmique Multaq est indiqué chez les patients adultes cliniquement stables présentant un antécédent de fibrillation auriculaire (FA) ou actuellement en FA non permanente, afin de prévenir les récidives de FA ou de ralentir la fréquence cardiaque.
La posologie recommandée est de 400 mg deux fois par jour (un comprimé matinet soir) au moment des repas.
Le traitement par Multaq peut être initié en ambulatoire. Le jus de pamplemousse ne doit pas être pris conjointement à un traitement par Multaq. En cas d’oubli d’une dose, la suivante est prise à l’heure habituelle et ne doit pas être doublée.

Boîte de 60 comprimés, AMM : 399 016.7, prix : 83,39 euros

Liste I

Remboursable à 65%

La prise en charge par l’Assurance maladie est limitée aux patients avec une hypertension artérielle et une hypertrophie ventriculaire gauche, présentant une insuffisance coronaire, ou une contre-indication ou une intolérance à l’amiodarone.

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octobre 16th, 2010 by Pharmacien

« Le trafic de faux médicaments est un crime contre l’humanité qui représente environ 50 milliards de dollars par an, soit 10 à 15 % de plus que le marché de la drogue. » C’est par ce parallèle fort que Philippe Bernagou, le directeur général de la Fondation Pierre Fabre, dont le but est de favoriser l’accès aux médicaments et aux soins de qualité dans les pays du Sud, entend faire comprendre l’urgence qu’il y a à se saisir du fléau des faux médicaments. Et à mobiliser le plus grand nombre d’acteurs publics et privés, réunis vendredi à l’occasion d’un colloque organisé à la Mutualité française, en partenariat avec la Fondation Chirac.
Hasard du calendrier, Interpol a annoncé, jeudi, la saisie de plus d’un million de gélules de médicaments contrefaits au terme d’une opération menée pendant une semaine à travers quarante-cinq de ses pays membres.

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octobre 14th, 2010 by Pharmacien

Selon Le Figaro, le Médiator serait responsable de 500 à 1 000 décès en France . Le Journal a tiré ces chiffres d’une étude confidentielle commandée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un contexte de judiciarisation, plusieurs malades ayant décidé de porter plainte contre le groupe pharmaceutique Servier en raison des complications cardiaques consécutives à la prise de Mediator 150 mg.

La notification récente d’atteintes valvulaires cardiaques, encore appelées valvulopathies, a conduit l’Afssaps à procéder à la ré-évaluation de la balance bénéfice-risque des médicaments à base de benfluorex, dont le Médiator. Cette dernière a été jugée défavorable, ce qui a amené l’agence à suspendre les autorisations de mise sur le marché (AMM) de ce médicament.
Auteur d’un ouvrage sur ce sujet paru en avril (« Médiator 150 mg », éditions-dialogues.fr), Irène Frachon, pneumologue, estime que les chiffres avancés sont sans doute « en deçà de la réalité ». Le laboratoire Servier a été condamné plusieurs fois à verser des dommages et intérêts pour l’Isomeride, et plusieurs dossiers sont en justice pour le Médiator.

Le Médiator est proche dans sa composition d’un autre produit de Servier, un coupe-faim, l’Isoméride, retiré de la vente en France en 1997.

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avril 29th, 2010 by Pharmacien

20 Minutes nous propose un article sur ces fameux alicaments, mélange entre aliments et médicaments, qui doivent nous apporter des bienfaits sans les risques…

« Les industriels ne savent plus à quel yaourt se vouer. Selon une étude du cabinet Xerfi, le secteur des aliments santé dits « fonctionnels » – comme les yaourts au bifidus – a, pour la première fois de son histoire, reculé en 2009.

Durcissement de la législation
« La législation européenne est de plus en plus dure », note Didier Montet, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, qui organise aujourd’hui un colloque sur les aliments à visée santé. Depuis la fin 2006, les industriels doivent en effet fournir la preuve scientifique de l’effet bénéfique de leurs produits. Principale victime de cette nouvelle règle du jeu, Danone : le 15 avril dernier, le groupe a annoncé qu’il renonçait à faire labelliser deux de ses produits phares, Activia et Actimel. Une décision, justifiée selon la marque par « le manque de visibilité dans l’application du réglement européen », qui pourrait avoir de lourdes conséquences : sans argument santé, il semble difficile de justifier une différence de prix d’au moins 30 % par rapport aux produits laitiers classiques.
« On repart un peu de zéro, souligne Bernhard Kitous, chercheur au CNRS et à l’Ehess Mais les aliments santé restent un marché porteur. « Quand les bénéfices sont prouvés, les consommateurs achètent ». La croissance des aliments santé devrait d’ailleurs se maintenir autour de 10 % par an dans les deux prochaines années, selon le cabinet Xerfi, mais surtout grâce aux produits étiquetés bio et à l’allégé. « Il y a un vrai intérêt des consommateurs, confirme Didier Montet. Mais il faut être clair sur un point : il n’existe pas aujourd’hui d’aliment-médicament. » »

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