avril 24th, 2013 by Pharmacien

La commission d’enquête du Sénat sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé a rendu son rapport au terme de six mois d’investigation. Si toutes les méthodes thérapeutiques alternatives, pour lesquelles on observe actuellement un véritable engouement, ne sont pas assimilables à des pratiques sectaires, la commission note toutefois une progression des risques de dérives, comme une contestation assez répandue à l’égard de la médecine conventionnelle (vaccination, transfusion, etc).

Le domaine de la santé et du bien-être a un fort potentiel d’emprise sur les individus, ce qui doit inciter à la vigilance. Le rapport s’inquiète aussi de la diffusion massive des pratiques thérapeutiques ésotériques sur Internet, « vecteur incontournable de l’information médicale sans que la sécurité des internautes soit à ce jour garantie ».

Les sénateurs proposent 41 mesures pour limiter les dérives : parmi elles, l’interdiction d’utiliser le titre de docteurs aux médecins, dentistes et pharmaciens radiés de leur Ordre et un plus strict encadrement du contenu pédagogique des diplômes universitaires (DU).

Source: www.sciencesetavenir.nouvelobs.com

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septembre 9th, 2011 by Pharmacien

Selon un sondage réalisé par la BBC en 2004, explique un éditorial du British Journal of Psychiatry consacré à la musicothérapie, la meilleure « aide musicale» pour « améliorer les symptômes dépressifs» consisterait dans l’audition du disque des Smiths (le groupe formé par le Bitannique Steven Patrick Morrissey, entre 1982 et 1987), « I know it’s over » (Je sais que c’est fini, 1986). Malheureusement, poursuivent les auteurs qui examinent les mécanismes d’action possibles de la musicothérapie et constatent « l’émergence de preuves de son intérêt contre la dépression», « la grande disponibilité de ce  »rock du bourdon » (down-hearted rock) ne paraît guère avoir diminué la prévalence de la dépression !»

Pourtant, la musicothérapie anti-dépressive « semble agir», mais comment ? L’efficacité de cette « intervention complexe» tiendrait moins à « la personnalité du thérapeute» ou à la nature de sa relation avec le patient qu’à des « opportunités» offertes au sujet déprimé d’élaborer de nouvelles expériences dans « au moins trois dimensions interdépendantes», respectivement de nature « esthétique», « physique» et « relationnelle. »

La dimension esthétique est évidente, liée à la relation entre la dépression et « le manque d’expériences du plaisir dans l’existence» : la connotation hédoniste liée à la musique pourrait donc contribuer à restaurer un aspect du goût à la vie.

La dimension physique vient d’une « pratique active » (active doing) de la musique, liée au fait de jouer un instrument avec le musicothérapeute, dans la mesure où cette occupation constituerait un cas particulier d’exercice physique, et que « le rôle de l’activité physique dans la prévention de la dépression et dans l’atténuation de ses effets est bien reconnu. »

Et le troisième facteur est de nature relationnelle : selon certains psychologues du développement, il existerait des analogies entre le « vocabulaire musical» et les interactions précoces mère-enfant : ces interactions préverbales sont les premières à « nous instruire sur nous-mêmes, guider notre pensée et nous offrir des opportunités de plaisir dans le monde qui nous entoure.» Or leur  »musicalité » est « manifestement affectée, avec d’importantes implications pour le développement de l’enfant, lorsque les mères sont dépressives. » Proposer une réminiscence de ces premières expériences de sonorités  »para-musicales » est une justification supplémentaire pour certaines musicothérapies. Dans cette perspective, la fonction du thérapeute peut être considérée comme « néo-parentale : nourrir musicalement le patient, afin de faciliter un processus similaire de découverte de soi et des relations aux autres », en stimulant notamment la « capacité à donner du sens (experiencing meaning) et à éprouver du plaisir ( experiencing pleasure).

Source: Dr Alain Cohen (Anna Maratos & al. : « Music therapy for depression: it seems to work, but how? » Br J Psychiatry 2011-8; 199: 92-93.)

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septembre 12th, 2010 by Pharmacien

Le quotidien du médecin réagit à la nouvelle obligation d’identification des prescripteurs par des codes barres sur les ordonnances:
Un arrêté publié au Journal Officiel du 1er septembre instaure l’usage d’un double « codes-barres » permettant l’identification des prescripteurs sur les ordonnances. Ces deux codes-barres correspondant à « l’identifiant personnel du prescripteur et à l’identifiant de la structure d’activité au titre de laquelle est établie l’ordonnance », explique Le Quotidien du Médecin. Cette mesure est censée « garantir la fiabilité des informations transmises ». La parution de cet arrêté a fait réagir les syndicats. « Aucun professionnel de santé n’a été interrogé au préalable et aucun logiciel médical ne gère actuellement ni l’impression des codes à barres ni le numéro du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) qui n’est d’ailleurs toujours pas utilisé à ce jour par l’assurance-maladie », remarque MG-France. Dénonçant une nouvelle « complexification administrative de l’exercice médical », la Csmf appelle au boycott de la disposition.

Source: Le quotidien du médecin

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septembre 12th, 2010 by Pharmacien

Une recherche menée par l’Ecole de Psychologie de l’Université Laval à Québec montre que les médicaments contre l’insomnie et l’anxiété augmentent le risque de mortalité de leurs usagers de 36 %. Le Canadian Journal of Psychiatry qui publie cette étude indique que ces conclusions s’appuient sur des données collectées pendant 12 ans par l’Institut Statistique du Canada et portant sur 14 000 Canadiens âgés de 18 à 102 ans.
Durant cette période, 15,7 % des personnes ayant indiqué avoir pris au moins une fois un médicament contre l’insomnie ou l’anxiété au cours du mois précédant leur entretien sont décédées. Chez celles qui ont indiqué ne pas en avoir absorbé, le taux de mortalité était de 10,5 %. Après avoir isolé d’autres facteurs personnels pouvant affecter le risque de mortalité, comme la consommation d’alcool et de tabac ou la dépression, le Pr Geneviève Belleville a conclu que la consommation de somnifères ou d’anxiolytiques augmentait le risque de mortalité de 36 %.

Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ces chiffres. On sait que les médicaments concernés affectent la rapidité de réaction, la vivacité et la coordination de mouvements, ce qui peut conduire à des chutes et à des accidents. De plus, ils peuvent favoriser les apnées du sommeil et inhiber le système nerveux central, ce qui augmente le risque de suicide. Cette étude suggère que ces traitements soient utilisés avec la plus grande précaution.

Source: Maxisciences

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mai 5th, 2010 by Pharmacien

C’est la fin de trois mois d’incertitude. Le texte qui régit les relations entre l’assurance-maladie et les médecins libéraux doit paraître aujourd’hui au « Journal officiel ». Il ne s’agit pas d’une convention négociée entre la Sécurité sociale et les syndicats de praticiens, car les deux parties n’ont pas réussi à se mettre d’accord. C’est un règlement arbitral qui entre en vigueur, mis au point par Bertrand Fragonard (qui dirigea l’assurance-maladie à la fin des années 1990) et approuvé par la ministre de la Santé.

La mesure phare de ce règlement, c’est la revalorisation de 1 euro du tarif de la consultation pour les généralistes, annoncée par Nicolas Sarkozy le mois dernier. Cette mesure prendra effet le 1 er janvier prochain. Trop tard, estiment certains praticiens, qui ont décidé d’appliquer ce tarif dès aujourd’hui. « Ils sont dans l’illégalité », a rappelé hier Roselyne Bachelot. Le directeur de l’assurance-maladie, Frédéric Van Roekeghem, a « donné des instructions » aux caisses primaires pour qu’elles prononcent « des sanctions ». Les protestataires ne représenteraient que 3 % des professionnels selon lui, une estimation contestée par les syndicats. La revalorisation coûtera presque 300 millions d’euros l’an prochain, si l’on tient aussi compte des prises en charge de cotisations sociales des médecins.
Incitations financières doublées

Hormis cette mesure, le règlement se contente de reconduire la convention qui a expiré il y a trois mois. L’exécutif se garde de faire des vagues à la veille des élections professionnelles de septembre et d’une nouvelle négociation entre les syndicats et l’assurance-maladie, qui doit démarrer en fin d’année. Le texte n’aborde pas le sujet sensible des dépassements d’honoraires, ni les déserts médicaux.

Quelques mesures nouvelles vont s’appliquer néanmoins. Bertrand Fragonard a complété la liste des médicaments pour lesquels les médecins devront restreindre les prescriptions, en y ajoutant les antalgiques et les antidiabétiques. Les incitations financières dont bénéficient les praticiens pour transmettre les feuilles de soins de façon électronique « sont doublées », ce qui coûtera une trentaine de millions d’euros dans un premier temps, mais doit faire économiser beaucoup plus à terme. Enfin, les patients aux faibles revenus se verront dispensés de l’avance des dépenses de soins s’ils en font la demande auprès de leur caisse. Il s’agit des quelque 2 millions d’assurés qui ne bénéficient pas de la CMU mais qui sont éligibles à l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé.
« La montagne a accouché d’une souris », réagit Michel Chassang, président du syndicat de médecins CSMF, qui regrette que le texte n’aborde pas la question des tarifs de certains spécialistes ou celle de la permanence des soins dans les cliniques. « De rapport en mission, de concertation en règlement, la fin est toujours la même : rien pour les généralistes », critique MG France.

Source : Les Echos

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