mars 18th, 2013 by Pharmacien

Les patients sont de plus en plus nombreux à tenter de négocier le prix des soins, constate le magazine Marianne. « Ils savent maintenant que les tarifs des médecins qui exercent en secteur 2 ne sont pas figés. Ils comparent les prix de plusieurs praticiens et osent négocier », note Marc Paris, du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss).

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« Chez les dentistes, ils négociaient déjà depuis quelque temps. Il semble que, désormais, avant une opération chirurgicale, quand la somme est importante, les patients discutent aussi ». Un phénomène rendu encore plus visible avec la crise économique, alors que la Sécurité sociale se désengage toujours plus, que les franchises se multiplient et que les primes d’assurances augmentent. Ainsi, selon une étude de l’UFC-Que choisir (PDF), « quand une personne consacrait 407 euro à se soigner en 2001, elle en consacrera 618 euro sept ans plus tard ». « Il y a un changement dans le comportement des patients. Depuis quatre ou cinq ans, quand j’envoie un malade chez un confrère, il me demande combien ça va lui coûter, quel sera son reste à charge », confirme le Dr Jean-François Rey, gastro-entérologue et président de l’Union nationale des médecins spécialistes confédérés (Umespe).

Autrefois taboue, la question de l’argent prend ainsi une place centrale dans la consultation médicale, comme le confirme le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). « Des négociations sur les tarifs d’un médecin de secteur 2, ça a toujours existé. Mais le phénomène se renforce, il y a un vrai mouvement ».

Source: Marianne

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janvier 5th, 2011 by Pharmacien

Une nouvelle mesure qui va toucher financièrement les assurés, la Sécu et les complémentaires. Elle fait suite à la promesse du chef de l’état d’augmenter le prix d’une consultation de un euro, quatre ans après leur dernière revalorisation. Des conséquences financières pour l’Assurance maladie chiffrées à 490M d’euros.

Les complémentaires aussi vont être concernées puisque cette hausse de 1 euro devrait leur coûter 66M d’euros selon la Mutualité française. Les patients aussi vont être impactés. Un impact financier moins important selon qu’ils respectent ou non le parcours de soins.
Des restes à charge `prendre en compte

Sur une consultation à 23 euros, Il restera 17,1 euros à la charge du patient si ce dernier ne consulte pas son médecin traitant quand la somme restant a payer à une personne qui consulte son médecin sera de 7.9 euros puisque cette dernière sera remboursé à 70% par l’Assurance maladie.

Selon la Mutualité française, cette hausse va aussi avoir des incidences sur d’autres types de tarif comme la visite d’un généraliste à domicile (33 euros), la consultation d’un généraliste pour un enfant de 0 à 2 ans (28 euros), la consultation d’un généraliste auquel votre médecin traitant vous a adressé pour un problème particulier (26 euros) etc…

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janvier 3rd, 2011 by Pharmacien

La taxe visant les médecins qui recourent encore trop souvent aux feuilles de soins papier, entrée en vigueur au 1er janvier, ne sera mise en recouvrement qu’à la « mi-2012 », a indiqué lundi la Caisse nationale d’assurance maladie.

Cette contribution, fixée à 50 centimes d’euros par feuille de soins papier, vise à inciter les médecins à généraliser le recours aux feuilles de soins électroniques, télétransmises grâce aux lecteurs de Carte Vitale et six fois moins coûteuses pour l’assurance maladie.

Elle ne concerne que ceux qui télétransmettent moins de 75% de leurs feuilles de soins. Ce seuil a été décidé pour tenir compte des cas où le non-recours à la Carte Vitale n’est pas imputable au médecin, comme lors des visites à domicile ou du fait d’un oubli du patient.

Selon la Cour des comptes, les feuilles de soins papier ont représenté en 2009 « une dépense évitable de 200 millions d’euros ».

Le principe d’une telle taxe avait été introduit par la loi Bachelot votée en 2009, mais des négociations difficiles entre l’assurance maladie et les syndicats de médecins pour en fixer les modalités ont retardé sa mise en place à 2011.

« La mise en recouvrement aura lieu à la mi-2012 », sur la base des taux observés pour chaque médecin au cours de l’année 2011, a précisé lundi à l’AFP l’assurance maladie.

« Télétransmettre c’est normal », a dit à l’AFP Michel Chassang, président de la CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, jugeant que « ce qui est absurde, c’est le principe d’un seuil au-delà duquel les médecins sont taxés ».

Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a estimé qu’il fallait « cibler les contrôles sur ceux qui ont un comportement singulier ou déviant », dans un entretien publié mi-décembre dans le Quotidien du Médecin, interprété par certains syndicats comme la promesse d’un assouplissement de la taxe.

Selon des chiffres de l’assurance maladie portant sur 2009, les médecins ont un taux moyen de télétransmission de 68% (73% pour les généralistes et 59% pour les spécialistes). A Paris, le recours au papier chute cependant à 56% chez les généralistes et à 40% chez les spécialistes.

Quelque 30% de l’ensemble des médecins facturent encore exclusivement à l’aide de feuilles de soin papier.

Les médecins bénéficient de mesures incitatives pour télétransmettre, avec notamment une aide de sept centimes pour chaque feuille télétransmise et un forfait annuel de 250 euros pour ceux qui télétransmettent au moins 75% des feuilles de soins.

Source: lesechos.fr

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décembre 13th, 2010 by Pharmacien

Un médecin généraliste de garde pourrait désormais être sanctionné pour avoir dispensé des soins en urgence « au-delà de ses compétences », selon l’avis suivi par la Cour de cassation qui pourrait faire jurisprudence en cas de confirmation en cours d’appel.

A la suite d’une plainte pour erreur de diagnostic à l’origine d’un traitement inadapté, la Cour de cassation considère en effet (article 70 du code de déontologie) que ledit praticien « n’avait pas qualité de médecin urgentiste pour l’exonérer de sa responsabilité alors qu’il est fait déontologiquement obligation à tout praticien de s’abstenir, sauf circonstances exceptionnelles, d’entreprendre ou de poursuivre des soins ou de formuler des prescriptions dans des domaines qui dépassent ses connaissances, son expérience et les moyens dont il dispose ».

Dans ce cas précis, un urgentiste est incriminé d’avoir diagnostiqué une fracture simple alors qu’il aurait dû déceler une fracture de Monteggia.

Source: Egora.fr

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octobre 14th, 2010 by Pharmacien

Médecins du monde vient de rendre public son Observatoire 2009 de l’accès aux soins en France. L’organisation humanitaire y dénonce une « dégradation brutale » depuis un an de l’état des personnes en situation d’exclusion. L’accès aux soins serait particulièrement devenu difficile pour les personnes les plus démunies et pour les étrangers.

La fréquentation des 21 centres d’accueil français de l’ONG a augmenté de 17 % par rapport à 2008. Le rapport constate que les patients tardent de plus en plus à se faire soigner, par manque de moyens : Médecins du monde a ainsi observé un doublement des recours aux soins avec retard, passant de 11 % en 2007 à 22 % l’an dernier. Enfin, le nombre de patients enfants ou adolescents a bondi de plus de 30 %. Interviewé par Libération, Olivier Bernard, président de l’ONG, explique cette situation par « deux facteurs aggravants : la politique du gouvernement et la crise économique.

Si les gens tardent aujourd’hui à se faire soigner, c’est essentiellement pour des raisons administratives, économiques et d’ordre sécuritaire. Soit les malades n’ont pas les moyens de se faire soigner, soit ils ont peur de se faire interpeller ». Le rapport pointe du doigt la « complexification des démarches administratives (demandes de pièces abusives, durcissement des pratiques, renforcement des contrôles…), des expulsions répétées, un démantèlement des lieux de vie, la peur de se déplacer » qui « conduisent les personnes à renoncer aux soins et les équipes à ne plus pouvoir assurer le suivi médical nécessaire ».

Source: Liberation.fr

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septembre 12th, 2010 by Pharmacien

Le quotidien du médecin réagit à la nouvelle obligation d’identification des prescripteurs par des codes barres sur les ordonnances:
Un arrêté publié au Journal Officiel du 1er septembre instaure l’usage d’un double « codes-barres » permettant l’identification des prescripteurs sur les ordonnances. Ces deux codes-barres correspondant à « l’identifiant personnel du prescripteur et à l’identifiant de la structure d’activité au titre de laquelle est établie l’ordonnance », explique Le Quotidien du Médecin. Cette mesure est censée « garantir la fiabilité des informations transmises ». La parution de cet arrêté a fait réagir les syndicats. « Aucun professionnel de santé n’a été interrogé au préalable et aucun logiciel médical ne gère actuellement ni l’impression des codes à barres ni le numéro du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) qui n’est d’ailleurs toujours pas utilisé à ce jour par l’assurance-maladie », remarque MG-France. Dénonçant une nouvelle « complexification administrative de l’exercice médical », la Csmf appelle au boycott de la disposition.

Source: Le quotidien du médecin

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septembre 12th, 2010 by Pharmacien

Selon une étude américaine récente, les hommes seraient davantage sujets aux troubles cognitifs légers. Pour évaluer la prévalence des troubles cognitifs selon l’âge et le sexe, les chercheurs de la Mayo Clinic de Rochester (État de New-York, Etats-Unis) ont interrogé 2 050 personnes âgées de 70 à 89 ans, habitant dans l’état du Minnesota. Ils les ont également soumis à un test neurologique utilisé pour évaluer la démence (le Clinical Dementia Rating Scale).
D’après les résultats de l’étude, parmi les participants qui ne présentaient pas de démence, 16 % en moyenne souffraient de troubles légers de la mémoire 19 % parmi les hommes, et 14 % parmi les femmes. Les hommes ont donc 1,5 fois plus de risques de présenter de tels troubles. Autre enseignement de cette étude : les individus ayant un niveau scolaire bas ou n’étant pas mariés présentent les taux les plus élevés de troubles cognitifs légers.

Source: Doctissimo

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juin 11th, 2010 by Pharmacien

Le Parisien consacre un dossier aux « dérapages du secteur privé à l’hôpital ». Lors d’une précédente enquête sur le sujet en 2007, le journal avait déjà dénoncé les tarifs exorbitants de certaines interventions et les patients « privés » qui court-circuitent les files d’attentes.
Trois ans plus tard, rien n’a changé, constate le quotidien. Si la grande majorité des 4 400 médecins qui ont une activité libérale n’en tire qu’un complément raisonnable, quelques dizaines de « stars », déjà épinglées en 2007 n’ont rien changé à leur pratique. Certains honoraires (bruts) oscillent ainsi entre 120 000 euro et 600 000 euro par an. De plus, l’enquête du Parisien démontre que les délais d’attente sont très variables en fonction des honoraires payés. Selon un testing mené dans les services, les patients prêts à payer leur consultation plus chère peuvent être pris en charge avec plusieurs mois d’avance.

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juin 4th, 2010 by Pharmacien

Dans le cadre du plan d’économies supplémentaires de 600 millions d’euros décidé pour cette année par le gouvernement, les anesthésistes se verront imposer des décotes tarifaires concernant la chirurgie de la cataracte. « Faut-il y voir un retour en force de la maîtrise comptable comme le redoutent certains syndicats ? », interroge Le Quotidien du Médecin.

« Dans un passé récent, les radiologues (…) et les biologistes avaient subi des décotes tarifaires. (…) Cette fois, ce sont les anesthésistes, régulièrement classés en haut de l’échelle des revenus médicaux, qui se réveillent avec la gueule de bois. Et demain ? » poursuit le journal.

Pour Le Quotidien du Médecin, cette baisse de tarif s’inscrit dans « une stratégie d’ajustement au fil de l’eau des dépenses de médecine de ville », orchestrée par les pouvoirs publics. Interrogé par le quotidien,Michel Levy, président du Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs (SNARF) n’accepte ni sur le fond ni sur la forme cette baisse tarifaire décidée par le gouvernement.

« En dehors de la question économique, c’est le mépris avec lequel ce choix a été fait, sans concertation ni information, et alors que l’alerte n’a pas été déclenchée sur le dépassement de l’Ondam que nous ne supportons pas. C’est pire que Juppé ! », déclare-t-il.

Source: Le Quotidien du Médecin

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