février 18th, 2014 by Pharmacien

Les études cliniques destinées à tester des programmes de perte de poids sont nombreuses. Mais la grande majorité des sujets qui y sont inclus sont des femmes et peu d’essais ont été conduits spécifiquement chez les hommes. Faisant l’hypothèse qu’il faut adapter les méthodes d’éducation nutritionnelle pour ces derniers, l’idée est venue à des chercheurs écossais de tester l’efficacité d’un programme de perte pondérale dans des clubs de supporters de football.

Des hommes en surpoids ou obèses (IMC > 28 kg/m²) ont été recrutés et randomisés en deux groupes. Le groupe « intervention » (n = 374) bénéficiait d’une formation en diététique et en activité physique. Les sujets témoins (n = 374) étaient inscrits sur une liste d’attente et pouvaient profiter de l’accompagnement nutritionnel à la fin de l’étude réalisée par des médecins et des endocrinologues.

Tous les volontaires recevaient des documents concernant les recommandations nutritionnelles usuelles. Ils étaient pesés de façon standardisée ; leur tour de taille était mesuré et leur niveau d’activité physique, leurs habitudes alimentaires et leur qualité de vie étaient évalués à l’aide de questionnaires, en particulier en début d’étude et 12 mois plus tard. Les sujets du groupe intervention devaient participer à des séances collectives (30 personnes par session de 90 minutes) dispensées par des coachs dans les stades des clubs. Les sessions portaient sur l’équilibre alimentaire et sur la pratique d’activités physiques. Le contenu de ces séances était standardisé. Des techniques d’aide au changement de comportement (fixation d’objectifs individuels, résolution de problème…) étaient utilisées.

Près de 90 % des volontaires ont terminé l’étude, aussi bien dans le « groupe intervention » que chez les témoins. Au bout d’un an, la perte de poids moyenne était de 5,6 kg avec l’intervention et de 0,6 kg dans le groupe témoin, ce qui est statistiquement différent (analyse en intention de traiter, donc tenant compte des perdus de vue). Evalué en pourcentage de perte de poids, l’effet de l’intervention a également été significatif (-5 % vs -0,5 % respectivement dans le « groupe intervention » et dans le groupe témoin). Un impact favorable du programme nutritionnel sur le tour de taille, la pression artérielle a également été observé. Parallèlement, les sujets ayant bénéficié de l’intervention ont déclaré une meilleure progression de leurs habitudes alimentaires et une augmentation de leurs activités physiques comparativement aux témoins. Enfin, les auteurs de cet essai clinique ont réalisé une évaluation médico-économique dont les résultats sont prometteurs.

Cette étude confirme l’intérêt d’adapter le contenu et le cadre dans lequel se font les programmes d’accompagnement nutritionnel au sexe des participants. Surtout, ils apportent des arguments solides pour impliquer davantage les fédérations sportives dans le sport-santé. Des initiatives existent en France en ce sens mais elles sont pour le moment timides et méritent d’être davantage soutenues.

Ref: Hunt K et coll. : A gender-sensitised weight loss and healthy living programme for overweight and obese men delivered by Scottish Premier League football clubs (FFIT): a pragmatic randomised controlled trial. Lancet. 2014; publication avancée en ligne le 20 janvier. pii: S0140-6736(13)62420-4. doi: 10.1016/S0140-6736(13)62420-4.

Posted in Santé publique Tagged with: ,

avril 30th, 2013 by Pharmacien

Une étude néerlandaise confirme que les hommes qui ont l’habitude de porter des slips trop serrés et des pantalons moulants sont moins fertiles que les autres. Selon cette étude, la tenue idéale pour conserver un sperme de qualité serait…le kilt. Dans les pages du le Scottish medical journal, qui était bien placé pour traiter le sujet, on apprend que cette jupe portefeuille permet la circulation de l’air et le rafraîchissement des testicules, lesquelles doivent être maintenues à 34°C pour une meilleure production des spermatozoïdes.

« À 37 degrés, la spermatogenèse se bloque. Certains chercheurs ont donc proposé comme méthodes de contraception le port d’un slip chauffant ou des opérations pour rentrer les testicules à l’intérieur du corps en les faisant remonter dans le canal inguinal » explique Stéphane Droupy, professeur d’urologie au CHU de Nîmes et responsable d’andrologie et de médecine sexuelle de l’Association Française d’Urologie. Il se veut toutefois rassurant sur le type de sous-vêtement choisi. « À moins d’être en fourrure, et encore », plaisante le spécialiste, il n’aurait pas d’incidence réelle sur la fertilité.

À l’inverse, le tabagisme, la consommation de cannabis, une mauvaise alimentation et le fait d’être assis sur une longue durée ont un impact scientifiquement prouvé. Stéphane Droupy indique, par exemple, compter parmi ses patients traités pour des problèmes de fertilité de nombreux chauffeurs routiers, obligés de passer de longues heures assis au volant. En France, d’après un sondage réalisé pour le salon de la lingerie 2011, 57 % des hommes portent des boxers. Par ordre de préférence, viennent ensuite le caleçon et le slip.

Source: L’Express / www.lexpress.fr

Posted in Etudes Tagged with: , ,

octobre 13th, 2010 by Pharmacien

La consommation maternelle d’alcool au cours de la grossesse peut menacer la santé et le développement du foetus. Une exposition prénatale faible à modérée à l’alcool augmente les risques de retard de croissance, de fausses couches spontanées, de mort-né, d’accouchement prématuré, de faible poids à la naissance et d’autres anomalies. Chez les hommes, la consommation d’alcool semble également être associée à une altération de la quantité et de la qualité du sperme. Mais jusqu’ici les conséquences d’une exposition prénatale à l’alcool sur la qualité ultérieure du sperme n’avaient pas été examinées.

Une équipe danoise s’y est donc employée. Ainsi, 347 garçons issus d’une cohorte de grossesses constituée entre 1984 et 1987 ont été recrutés entre 2005 et 2006 alors qu’ils étaient âgés de 18 à 21 ans. Les échantillons de sperme et de sang ont été analysés respectivement pour les paramètres conventionnels du sperme et pour les taux d’hormones de la reproduction. Les informations sur la consommation maternelle d’alcool avaient été collectées de manière prospective pendant la grossesse. Quatre groupes ont été distingués selon le niveau de consommation d’alcool total par semaine (< 1 verre par semaine, n=110; 1-1,5, n=127; 2-4, n=72; > 4,5, n=38). Au Danemark, un verre contient environ 12 grammes d’alcool.

La concentration en spermatozoïdes diminue avec l’augmentation de l’exposition prénatale à l’alcool (p=0,05). Ainsi la concentration moyenne ajustée chez les fils des mères ayant consommé au moins 4,5 verres par semaines pendant la grossesse est de 40 millions/ml (IC 95 % : 25-60). Cette concentration est inférieure de 32 % à celle des hommes exposés en période prénatale à moins d’un verre par semaine (59 millions/ml ; IC 95 % : 44-77 ; p=0,04). On retrouve également une association entre volume du sperme et nombre total de spermatozoïdes et exposition prénatale à l’alcool mais celle-ci n’est pas dose dépendante : on constate en effet une augmentation du volume du sperme de 24 % (p=0,001) et du nombre total des spermatozoïdes de 48 % (p=0,005) en cas d’exposition prénatale à 1 – 1,5 verre par semaine, par rapport à une exposition à moins d’un verre par semaine, la différence n’étant pas statistiquement significative. Les ajustements en fonction de la consommation d’alcool des sujets eux-mêmes n’ont pas modifié les résultats. Aucune variation significative n’a été trouvée en ce qui concerne la mobilité et de la morphologie du sperme ou des hormones de la reproduction (testostérone, oestradiol, FSH, LH, SHBG et inhibine B).

En conclusion, les résultats de cette étude suggèrent que l’exposition prénatale à l’alcool pourrait avoir des effets néfastes persistants sur les cellules de Sertoli, et ainsi sur la concentration du sperme. D’autres études devraient déterminer si ces associations sont causales, ce qui pourrait expliquer certaines différences rapportées entre diverses populations et certaines dégradations à long terme de la qualité du sperme.

Source: Dr Viola Polena (Ramlau-Hansen CH et coll. : Maternal alcohol consumption during pregnancy and semen quality in the male offspring: two decades of follow-up. Hum Reprod., 2010; 25: 2340-5.)

Posted in Actualité Tagged with: , ,

septembre 12th, 2010 by Pharmacien

Selon une étude américaine récente, les hommes seraient davantage sujets aux troubles cognitifs légers. Pour évaluer la prévalence des troubles cognitifs selon l’âge et le sexe, les chercheurs de la Mayo Clinic de Rochester (État de New-York, Etats-Unis) ont interrogé 2 050 personnes âgées de 70 à 89 ans, habitant dans l’état du Minnesota. Ils les ont également soumis à un test neurologique utilisé pour évaluer la démence (le Clinical Dementia Rating Scale).
D’après les résultats de l’étude, parmi les participants qui ne présentaient pas de démence, 16 % en moyenne souffraient de troubles légers de la mémoire 19 % parmi les hommes, et 14 % parmi les femmes. Les hommes ont donc 1,5 fois plus de risques de présenter de tels troubles. Autre enseignement de cette étude : les individus ayant un niveau scolaire bas ou n’étant pas mariés présentent les taux les plus élevés de troubles cognitifs légers.

Source: Doctissimo

Posted in Homme Tagged with: , , ,

mai 5th, 2010 by Pharmacien

Un homme sur deux en France a déjà rencontré des problèmes d’érection, un désagrément en relation étroite avec son état de santé et qu’il a tout intérêt à traiter, selon des spécialistes.

Selon un sondage Ifop publié mardi (réalisé en ligne du 8 au 12 avril auprès de 954 hommes, méthode des quotas), 49% des hommes ont déjà souffert de problèmes d’érection, 6% souvent, 15% de temps en temps, 28% rarement. Plus on vieillit plus on en souffre : 38% des moins de 50 ans sont concernés, et 77% des plus de 65 ans. La moitié des plus de 65 ans en souffrent régulièrement, et seulement 10% des moins de 50 ans.

La quasi-totalité des hommes interrogés pensent que l’érection est nécessaire pour l’équilibre de l’homme et sa confiance en soi (93%), indispensable à l’harmonie du couple (92%) et caractéristique d’un bon état de santé (87%).

La dysfonction érectile provoque « une importante souffrance chez l’individu », a noté le Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-andrologie du CHU de Nîmes, lors d’une conférence de presse organisée par le laboratoire Bayer.

« Il ne se sent plus un homme, il a une anxiété de performance, il a peur de ne plus être capable d’être en couple » et traiter le symptôme « lui permet de retrouver sa confiance en lui », dit-il, mais pas seulement.

Citant des études, il note que « les personnes âgées ayant une activité sexuelle vivent plus longtemps et mieux ». Les troubles de l’érection peuvent en outre alerter sur l’arrivée de maladies qui diminuent l’afflux de sang dans le pénis, telles que l’hypertension, le diabète, la dépression, les maladies de la prostate…

Selon une étude de 2003, « quand il y a un terrain favorable, le trouble de l’érection arrive trois ans avant le premier infarctus », dit-il.

Parce qu’ils souffrent de dysfonction érectile, nombre d’hommes ont tendance à interrompre leurs traitements contre l’hypertension, la dépression ou le diabète… D’où un risque important pour leur santé.

Trois vasodilatateurs, qui favorisent l’afflux de sang dans le pénis en bloquant l’enzyme PDE-5, occupent le marché du dysfonctionnement érectile : n°1 le Viagra (molécule Sildenafil, lancé en 1998), puis le Cialis (Tadalafil, 2003), et le Levitra (Vardenafil, 2003), dont la part de marché est en Europe de 15%.

Leur impact se manifeste plus ou moins rapidement et dure plus ou moins longtemps. Les effets secondaires – maux de tête, rougeurs, voire nausées, vertiges… – sont à peu près similaires. Délivrés sur ordonnance, ils ne sont pas remboursés. On en trouve des succédanés sur l’internet, sans garantie de composition et de qualité.

Bayer a à cette occasion annoncé la diminution de moitié du prix fabricant hors taxe de son médicament Levitra, que souvent les patients coupent en deux pour alléger la facture. Le prix public d’un comprimé, à prendre avant chaque relation sexuelle, varie à ce jour de 8 à 15 euros.

Outre les médicaments, les traitements incluent l’injection d’une substance dilatant les vaisseaux sanguins de la verge, l’usage d’une pompe qui fait affluer le sang dans le pénis, la chirurgie réparatrice, ou la pose d’une prothèse.

Source: AFP

Posted in Homme Tagged with: , , , ,

avril 28th, 2010 by Pharmacien

Après avoir créé Somatoline pour les femmes, le laboratoire récidive cette année avec une gamme spécifique aux hommes. La publicité qui passe actuellement à la télévision peut faire rêver beaucoup d’hommes. Mais comment peut on penser devenir comme le mannequin sans faire un minimum de sport ?

Après avoir promis monts et merveilles aux femmes, les publicitaires ont surement voulu tester comment le public masculin allait réagir. A première vue très bien. Nos différentes enquêtes laissent entrevoir des ventes assez colossales pour un lancement. Ces messieurs prennent en même temps des compléments alimentaires pour les aider à perdre les poignées d’amour.

Après la crème qui vous fait maigrir en dormant, quelle sera la prochaine innovation ?

Les paris sont lancés !

Posted in Homme Tagged with: , ,