avril 30th, 2013 by Pharmacien

Une étude néerlandaise confirme que les hommes qui ont l’habitude de porter des slips trop serrés et des pantalons moulants sont moins fertiles que les autres. Selon cette étude, la tenue idéale pour conserver un sperme de qualité serait…le kilt. Dans les pages du le Scottish medical journal, qui était bien placé pour traiter le sujet, on apprend que cette jupe portefeuille permet la circulation de l’air et le rafraîchissement des testicules, lesquelles doivent être maintenues à 34°C pour une meilleure production des spermatozoïdes.

« À 37 degrés, la spermatogenèse se bloque. Certains chercheurs ont donc proposé comme méthodes de contraception le port d’un slip chauffant ou des opérations pour rentrer les testicules à l’intérieur du corps en les faisant remonter dans le canal inguinal » explique Stéphane Droupy, professeur d’urologie au CHU de Nîmes et responsable d’andrologie et de médecine sexuelle de l’Association Française d’Urologie. Il se veut toutefois rassurant sur le type de sous-vêtement choisi. « À moins d’être en fourrure, et encore », plaisante le spécialiste, il n’aurait pas d’incidence réelle sur la fertilité.

À l’inverse, le tabagisme, la consommation de cannabis, une mauvaise alimentation et le fait d’être assis sur une longue durée ont un impact scientifiquement prouvé. Stéphane Droupy indique, par exemple, compter parmi ses patients traités pour des problèmes de fertilité de nombreux chauffeurs routiers, obligés de passer de longues heures assis au volant. En France, d’après un sondage réalisé pour le salon de la lingerie 2011, 57 % des hommes portent des boxers. Par ordre de préférence, viennent ensuite le caleçon et le slip.

Source: L’Express / www.lexpress.fr

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janvier 22nd, 2013 by Pharmacien

Les taux sériques des hormones sexuelles diminuent avec l’âge : ceci est tout à fait net chez la femme au moment de la ménopause. Chez l’homme, une diminution progressive du taux de testostérone est également notée, mais sans conséquence clinique claire. Par ailleurs, une étude prospective conduite chez des Américains de 45 à 79 ans a noté au cours des 17 années de suivi, une baisse du taux de testostérone indépendante de l’âge et attribuable à des facteurs environnementaux (1). Une étude danoise récente a fait les mêmes constatations. (2) L’augmentation du poids corporel et l’adiposité pourraient jouer ici un rôle important. (3,4)

fertilite

Une étude a été entreprise en Suède pour vérifier ces données grâce à l’analyse (en 1995 et en 2008) d’un échantillon aléatoire de 2 400 hommes et femmes âgés de 25 à 64 ans (participants effectifs : 1 616, soit 67 %) issus de l’étude MONICA (5). Le nombre de fractures radiologiques, le taux des hormones sériques et les résultats de l’échographie du calcanéum ont été comparés dans les mêmes groupes d’âge en 1995 et 2008.

En 2008, les hommes avaient une testostéronémie sérique libre significativement plus faible que les hommes de même âge en 1995 (p < 0,001), avec une corrélation négative entre testostéronémie et poids corporel (testostéronémie corrigée pour le poids, p < 0,005 entre 55 et 64 ans). La composition corporelle, l’activité physique et l’incidence des fractures étaient similaires. Pour les femmes, l’oestradiolémie en 2008 était plus basse que celles ayant le même âge en 1995, le traitement hormonal substitutif était plus rarement utilisé, le recours aux tranquillisants et l’activité physique de loisir étaient plus fréquents ; l’incidence des fractures était plus élevée chez les femmes ménopausées (29,2 % vs 16,9 % ; odds-ratio [OR] 2,05, intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,48-2,85 ; p < 0,001), et les tassements vertébraux en représentaient une proportion plus élevée (18,9 % au lieu de 7,7 % ; OR 2,73, IC 1,02-8,50 ; p = 0,031). Le cholestérol et les triglycérides sériques étaient plus bas chez tous les sujets en 2008 par rapport à ceux de même âge en 1995.

Une tendance à la baisse à long terme de la testostérone sérique masculine a donc été confirmée, sans effet apparent sur l’incidence des fractures chez ces hommes relativement jeunes. Chez les femmes ménopausées, l’incidence de fractures apparaît plus élevée, en particulier pour les tassements vertébraux, ce qui pourrait s’expliquer par la baisse de l’oestradiol sérique et par l’augmentation du risque de chute en raison de l’augmentation de l’utilisation des tranquillisants et de l’activité physique. L’échantillon populationnel faible en 2008 est la principale limitation de l’étude.

Source: Dr Gérard Loeb

1) Trimpou P et coll. Secular trends in sex hormones and fractures in men and women. Eur J Endocrinol 2012; 166: 887-95. 2) Travison TG et coll. A population-level decline in serum testosterone levels in American men. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 2007; 92:196-202. 2) Andersson AM et coll. Secular decline in male testosterone and sex hormone binding globulin serum levels in Danish population surveys. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 2007; 92: 4696-705. 3) Sorensen K et coll. Recent changes in pubertal timing in healthy Danish boys: associations with body mass index. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 2010; 95: 263-70. 4) Travison TG et coll. Temporal trends in testosterone levels and treatment in older men. Current Opinion in Endocrinology, Diabetes & Obesity 2009;16: 211-17. 5) Wilhelmsen L et coll. Risk factors for cardiovascular disease during the period 1985-1995 in Goteborg, Sweden. The GOT-MONICA Project. Journal of Internal Medicine 1997; 242: 199-211.

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février 22nd, 2012 by Pharmacien

Dans une étude de l’Inserm publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de cette semaine, consacré à l’environnement et l’infertilité, on apprend qu’après un an d’essais, près de 25% des couples ne parviennent pas à concevoir et qu’à deux ans, ils sont 10%.

Il est cependant difficile de dire si ces chiffres sont en augmentation, du fait de l’absence d’études similaires antérieures. La qualité du sperme pourrait être mise en cause, mais « face à l’augmentation importante du nombre de spermogrammes considérés comme anormaux, l’Organisation mondiale de la santé a fixé de nouvelles normes à partir d’échantillons d’hommes fertiles » en 2010, ce qui rend difficile toute comparaison, explique Le Figaro.

L’augmentation des cas de cryptorchidie, d’hypospadias et de cancers des testicules pourrait également être impliquée, rapporte Impact Médecin. D’autre part, des facteurs environnementaux et comportementaux sont suspectés d’affecter la fertilité comme l’âge avancé, le surpoids, le tabagisme, les métaux lourds, la pollution organique, les perturbateurs endocriniens ou encore la pollution atmosphérique. Pour les auteurs de l’étude, il serait pertinent d’instaurer un suivi de la fertilité des couples en tant qu’indicateur de santé, mais également pour évaluer la demande à venir de procréation médicalement assistée, toutefois, c’est aux pouvoirs publics d’en décider.

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