mars 27th, 2014 by Pharmacien

Dans une observation mise en ligne la semaine dernière sur son site Internet, l’Organisation mondiale de la santé envisage de diminuer de moitié la dose quotidienne de sucre actuellement conseillée. Cette nouvelle recommandation permettrait de lutter efficacement contre l’obésité et les caries dentaires.

Depuis 2002, l’agence onusienne estime que la consommation de sucre ne doit pas dépasser 10 % de l’apport énergétique total quotidien chez une personne de poids normal. Ce pourcentage pourrait donc être abaissé à moins de 5 % par jour afin d’apporter « des bénéfices supplémentaires ».

Chez un adulte sans embonpoint, cela correspond approximativement à 25 grammes de sucre par jour, soit l’équivalent de 6 cuillères à thé. En comparaison, une canette de soda représente à elle seule 10 cuillères à thé.

Avant de rendre effective cette recommandation, l’OMS lance une consultation publique sur le sujet. Dans une campagne de prévention, elle souligne qu’une grande part des sucres consommés actuellement sont cachés dans des aliments transformés, pas forcément identifiés comme sucrés par le grand public : une cuillère à soupe de ketchup contient, par exemple, environ 4 grammes de sucre. Des scientifiques britanniques ont récemment montré que l’industrie agro-alimentaire devrait réduire en moyenne de 20 à 30 % la quantité de glucides ajoutée dans ses produits.

Source: lepoint.fr

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novembre 15th, 2013 by Pharmacien

À l’occasion de la journée mondiale contre le diabète, le 14 novembre, le bulletin épidémiologique hebdomadaire a fait le point sur la prise en charge des malades français. Malgré l’inscription de la pathologie sur la liste des affections de longue durée (ALD), qui ouvre le droit à un remboursement à 100 % des frais de santé, « 20 % des patients diabétiques déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières ».

En se basant sur les données de l’étude Entred 2007, portant sur 263 diabétiques de type 1 et 3 467 de type 2 (dont plus de 90 % bénéficiaient d’une inscription en affection de longue durée et 88 % d’une couverture complémentaire), des experts en économie de la santé ont chiffré précisément les dépenses réalisées par les patients pour se soigner. Le reste à charge pour les personnes atteintes de diabète de type 2 s’élevait en moyenne à 660 euros, soit 12 % des dépenses présentées au remboursement, et à 486 euros pour ceux souffrant de diabète insulinodépendant (soit 6,3 % des dépenses). Les trois postes principalement concernés étaient les médicaments, les dispositifs médicaux, comme les bandelettes, et les soins dentaires. Sur l’année écoulée, 54 % des patients disaient avoir rencontré des difficultés financières ; 23 % des diabétiques de type 1 et 17 % de type 2 déclaraient avoir renoncé à des soins de santé. Les raisons économiques ne seraient pas les seules en cause. S’ajouteraient d’autres facteurs comme la complexité des dispositifs de protection sociale.

André Grimaldi, professeur émérite de diabétologie à la Pitié-Salpêtrière et auteur de l’éditorial qui accompagne ce numéro du BEH, en conclut que « malgré des sommes croissantes consacrées par l’Assurance maladie aux patients diabétiques (plus de 15 milliards en 2013), les résultats sont décevants ». De fait, seulement 50 % des diabétiques de type 2 et 37 % des diabétiques de type 1 seraient en équilibre glycémique. Il redoute que les pouvoirs publics ne remettent en cause l’accès à l’ALD pour tous les patients diabétiques, en réservant ce droit aux malades les plus pauvres ou les plus sévèrement atteints. Pour diminuer les dépenses de l’Assurance maladie, il préconise de réviser le contenu du panier de soins pris en charge à 100 % et de mettre en place une éducation thérapeutique ambulatoire adaptée aux besoins réels des patients. Il exhorte également les médecins français à cesser de trop prescrire les nouvelles molécules.

Source: www.lepoint.fr

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juin 24th, 2013 by Pharmacien

De nombreuses études ont permis de conclure à l’efficacité de l’exercice physique tout autant que de la perte de poids pour prévenir le diabète de type 2. Certaines ont même souligné que le niveau d’activité physique requis n’était pas nécessairement élevé et qu’un peu de marche rapide pouvait faire aussi bien que la course à pied. Restait à définir le timing idéal pour ces exercices.

Dix patients âgés d’au moins 60 ans auxquels l’âge, la sédentarité et la glycémie à jeun conféraient un risque de diabète de type 2 ont été recrutés pour cette petite étude dont l’objectif était d’examiner les effets de l’activité physique à différents moments de la journée et en particulier pendant les périodes post prandiales. Ils ne fumaient pas et avaient un IMC de moins de 35 kg/m2. Leur glycémie à jeun se situait entre 1,05 et 1,25 g/L. L’expérience consistait en un séjour de 48 heures dans un espace clos. Le premier jour, jour témoin, il ne se passait rien, mais le second jour les participants étaient, de manière randomisée, conviés soit à effectuer une marche de 15 mn après chacun des trois repas soit une marche soutenue de 45 minutes le matin à partir de 10h30 ou l’après-midi à partir de 16h30. Tous les exercices de marche se faisaient sur tapis roulant à une intensité de 3 METs (équivalents métaboliques) et les menus étaient standardisés. Tous les participants étaient soumis à une mesure du glucose en continu et des échanges gazeux respiratoires (VCO2/VO2). Le protocole a été répété à trois reprises à 4 semaines d’intervalle.

Les exercices de marche du matin et post prandiaux ont toujours entraîné une amélioration significative du contrôle glycémique par rapport au jour témoin (1,27 ± 0,23 vs. 1,18 ± 0,14 g/L pour la marche soutenue du matin, 1,29 ± 0,24 vs. 1,16 ± 0,13 g/L pour la marche post prandiale (p<0,05). Mais il faut constater que les 15 minutes de marche après le repas du soir étaient significativement plus efficaces que la marche du matin ou de l’après midi en particulier en ce qui concerne l’obtention d’une baisse de la glycémie 3 heures après le repas du soir !

Plutôt que d’opter pour la sieste après le déjeuner et la télé après le dîner, il faudrait donc, si l’on veut réduire le risque de diabète de type 2 et améliorer le contrôle glycémique partir pour une marche de 15 minutes à un rythme modéré (3 fois le métabolisme de base) surtout après le diner. Ce sont là les constatations d’une petite étude qu’il conviendrait de vérifier sur une population plus large avec le risque qu’elles soient confirmées !

Auteur: Dr Marie-Line Barbet (Dipietro L et coll. : Three 15-min bouts of moderate postmeal walking significantly improves 24-h glycemic control in older people at risk for impaired glucose tolerance. Diabetes Care, 2013; publication avancée en ligne le 11 juin.)

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février 11th, 2013 by Pharmacien

Se tourner vers les sodas light pour pallier l’effet néfaste des boissons sucrées est une bien mauvaise idée. L’impact des boissons dans lesquelles le sucre est remplacé par des édulcorants est encore mal évalué.

Une étude française publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition montre, pour la première fois, que ces breuvages à faibles calories sont associés à une augmentation du risque de diabète de type 2. Dirigée par Françoise Clavel-Chapelon et Guy Fagherazzi, chercheurs à l’Inserm, elle a été menée sur plus de 66 000 femmes suivies de 1993 à 2007. L’état de santé des participantes était plutôt meilleur que celui de la population générale, avec une proportion d’individus en surpoids ou obèses plus basse que la moyenne nationale.

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Les femmes buvant des boissons sucrées consommaient en moyenne une canette par semaine, contre deux chez celles préférant les boissons light. D’après les chercheurs, cette différence s’explique « sans doute parce que les femmes perçoivent ces boissons comme saines, et sans effet sur leur poids ». En tenant compte de nombreux autres facteurs comme l’activité physique, le tabagisme, la consommation d’alcool ou encore les antécédents familiaux de diabète, les auteurs ont évalué le risque de développer un diabète de type 2 chez l’ensemble des participantes.

Non sans surprise, ils se sont aperçus que les consommatrices de boissons light multiplient le risque de développer un diabète par 2,3 quand les amatrices de sodas sucrés le multiplient par 1,5 !

D’après les chercheurs, les boissons light augmenteraient le taux de sucre dans le sang, provoquant des pics d’insuline qui peuvent conduire à une insulino-résistance lorsqu’ils sont répétés.

Source: www.sante.lefigaro.fr

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Prendre soin de ses pieds
janvier 25th, 2012 by Pharmacien

 

Le pied possède une mécanique complexe capable de supporter le poids de notre corps, de nous propulser et de nous soutenir en toutes circonstances. Toutefois, c’est l’une des parties de notre anatomie les plus négligées, du moins jusqu’à la venue de la douleur ! Or les problèmes liés aux pieds constituent un véritable enjeu de santé publique.

Prendre soin de ses pieds

 

Quelques chiffres valent souvent mieux qu’un long discours : 50% des personnes de plus de 75 ans souffrent de douleurs aux pieds ; 20% des plus de 70 ans ne sortent plus de chez eux pour cette raison.

D’une manière générale, le « pied douloureux » est à l’origine d’une perte progressive d’autonomie, et la répercussion d’un tel problème sur la marche et l’équilibre entraîne des risques de chutes aux conséquences graves.

Chez les personnes souffrant de diabète, les complications au niveau des pieds peuvent être sévères, en raison de pathologies touchant le système nerveux et la circulation sanguine associées à cette maladie ; de simples lésions dues aux frottements de la chaussure, ou de petites plaies mal prises en charge peuvent alors dégénérer jusqu’à parfois aboutir à une amputation… Pourtant, au-delà de ces exemples marquants, c’est à chacun qu’il importe d’avoir une action de prévention et de prendre soin de ses pieds.

Des pathologies de deux ordres

 

Les affections du pied peuvent avoir diverses origines, notamment inflammatoires, mais dans la grande majorité des cas, elles sont mécaniques et résultent d’une surcharge pondérale, de stations debout prolongées, et surtout d’une mauvaise répartition du poids du corps sur les appuis plantaires, en raison de la nature du pied (creux ou plat) et/ou d’un chaussage inadéquat.

L’exemple le plus frappant est celui des chaussures à hauts talons où l’avant-pied subit de telles pressions qu’elles se traduisent par un durillon en ces points d’appui voire de douleurs ressemblant à des brûlures. L’ablation de ces durillons à l’aide d’une râpe ou d’un soin coricide apporte un soulagement, tout comme le port de coussins amortisseurs à l’avant de la chaussure, mais ces procédés ne règlent pas le problème dans son ensemble.

Des problèmes cutanés y sont donc quasi systématiquement associés, qu’ils soient dus aux frottements, à l’excès de sécheresse ou d’humidité, même s’ils peuvent aussi être la conséquence d’infections, ou d’une mauvaise circulation sanguine.

Des soins au quotidien

 

Prendre soin de ses pieds jour après jour constitue pour eux (et pour vous) un gage de santé sur le long terme : une bonne hygiène, une bonne hydratation à l’aide d’une crème de soin adaptée, le port de chaussettes ou bas de contention pour améliorer la circulation sanguine, le soin régulier des petites plaies, l’entretien des ongles par le traitement des mycoses ; des bains de pieds et l’usage d’une crème ou une huile de massage aident aussi à soulager fatigue et douleurs.

MonGuideSanté vous propose toute une gamme de produits pour la santé de vos pieds et restez vigilent sur les promotions régulières afin de profiter du meilleur de la parapharmacie au meilleur prix !

La consultation d’un podologue est possible dans certaines pharmacies, et vous pourrez trouver dans la majorité d’entre elles toute une gamme d’accessoires pour éviter frottements ou aggravation des déformations du pied, ainsi que des chaussures souples, sans coutures intérieures, conçues dans le respect de la physiologie de cet organe fragile et précieux. Certaines d’entre elles sont ainsi fabriquées pour apporter un maximum de confort aux pieds douloureux, comme l’explique Francis Lavigne, fabricant des chaussures Pulman : « Nous proposons des chaussures qui s’adaptent à toutes les morphologies et pathologies : modulables, avec des réglages multiples et un maintien de qualité, elles sont aussi bien indiquées en cas de lésion de la peau que de déformation plus ou moins importantes ». Ces chaussures sont vendues en pharmacie et font l’objet d’une prise en charge pour certaines pathologies.

Des chaussures de qualité

 

Car c’est le choix d’une bonne chaussure qui constitue la meilleure prévention des problèmes de pieds. Choisissez-les de préférence en tissu ou en cuir souple, et à bout large. Pour un confort maximum, vos chaussures devraient avoir une semelle pleine, pour mieux absorber les chocs et le poids du corps et garantir une bonne stabilité. Sinon, le talon sera stable et pas trop haut (pas plus de 5 cm) avec un contrefort rigide afin de stabiliser l’arrière du pied.

Veillez à choisir la bonne pointure. Afin d’éviter le frottement, il doit y avoir assez d’espace entre le gros orteil et le bout du soulier.

  • A noter : achetez vos chaussures en fin de journée, lorsque les pieds ont légèrement gonflé du fait de la marche et de la position debout. Si nécessaire, procurez-vous auprès de votre pharmacien des semelles techniques et adaptées qui corrigeront de mauvais appuis plantaires et absorberont le poids du corps.

 

© MonGuideSante.com

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avril 28th, 2010 by Pharmacien

Selon le dernier baromètre santé nutrition de l’Inpes, « les jeunes boivent de plus en plus de boissons sucrées. Les chiffres font apparaître que 40% des 18-25 ans ont consommé la veille au moins une boisson rafraîchissante sans alcool », note Le Monde. « Près de 30% des 26-34 ans ont fait de même. […] Dans la population générale, la consommation est également à la hausse », indique le quotidien.
La France « est, avec 60 litres de boissons sucrées par an et par habitant, loin derrière l’Allemagne – premier pays d’Europe avec 130 litres – et les Etats-Unis, 190 litres ». Le journal note que « l’excès de sodas et de jus de fruit présente des risques pour la santé » et rapporte que « nombre d’études font le lien entre la consommation de boissons sucrées et le risque d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète. Y compris les jus de fruits, considérés comme bons pour la santé alors qu’ils contiennent beaucoup de sucre ».
L’OMS « préconise de limiter l’apport des boissons sucrées à 10% de l’énergie consommée. […] La solution serait de réserver les boissons sucrées aux moments festifs et de ne boire que de l’eau pendant les repas, à quelques exceptions près ».

Source : Le Monde

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