La maison est un nid à polluants et allergènes
septembre 21st, 2011 by Pharmacien

 

L’Automne vient de sonner à la porte, l’Hiver est proche. Ces saisons sont propices à rester chez soi, à faire du cocooning. Pourtant, comme le remarque Sébastien Roche, Pharmacien Titulaire, de pharmacie du Comtat à Carpentras (84), conseille de plus en plus de personnes concernées par les problèmes d’allergies y compris dans la maison.

 

L'allergie saisonnière et les allergies dans la maison

 

Nous sommes tous sensibilisés sur la pollution extérieure, mais à l’intérieur de la maison, les polluants ne manquent pas…

Sébastien Roche : En effet, leur liste est longue et variée… Vernis, peintures, lasures, produits ménagers, désodorisants, colles des moquettes et des papiers peints, formaldéhyde des meubles en agglomérés dégagent des composés organiques volatils (COV) qui peuvent provoquer problèmes respiratoires et allergies.

Pour leur part, les poêles à pétrole, gazinières, chauffe-eau produisent monoxyde de carbone et oxyde d’azote. Quant aux constructions, surtout les anciennes, elles peuvent notamment contenir du plomb.

Sans oublier des sources polluantes très courantes comme les acariens invisibles dans les coussins, rideaux, tapis, literie, les chats et dans une moindre mesure les chiens, non pas comme on le croit du fait de leurs poils mais à cause d’une protéine très allergisante au niveau de leur peau.

Certaines plantes comme le ficus ont une sève qui peut générer des allergies. Sans parler des moisissures, de la poussière, des phtalates utilisées pour assouplir les plastiques (pvc, meubles, jouets…), bougies parfumées, etc.

La maison est un nid à polluants et allergènesQuels sont les symptômes de l’allergie ?

Sébastien Roche : Les yeux grattent et pleurent, le nez coule (comme la rhinite allergique), on tousse, on a des rougeurs, des démangeaisons. Cela peut aller jusqu’à des crises d’asthme parfois sévères.

Si l’on a un terrain allergique, mieux vaut appliquer le principe de pré- caution et éviter dans la mesure du possible les sources allergisantes dans la maison.

Comment agir dans la maison pour prévenir les risques d’allergies ?

Sébastien Roche : Il faut déjà commencer par des gestes basiques: aérer son intérieur tous les jours une demi-heure environ, si possible très tôt le matin en période de pollinisation qui est une source d’allergie bien connue.

D’ailleurs, si vous êtes allergique au pollen, lavez-vous la tête le soir afin de ne pas polluer votre oreiller.

Ne bouchez pas les grilles d’aération et faîtes vérifier chaque année votre système de ventilation mécanique si votre domicile en est équipé. Ne chauffez pas au-delà de 20°, car moisissures et acariens adorent la chaleur, lavez souvent votre literie et utilisez une housse anti-acariens.

Préférez carrelage et parquet vitrifié à la moquette. Si vous devez peindre, choisissez une peinture sans COV et aérez jusqu’à huit jours notamment pour une chambre de bébé, si vous achetez des meubles, renoncez aux agglomérés avec formaldéhyde. Attention aussi aux plantes d’intérieur excepté les « dépolluantes » (palmier, aloé vera…).

Pensez à retourner leur terre afin d’éviter les moisissures qui se développent égale- ment sur les vieux journaux, cartons et aliments. Nettoyez régulièrement et en profondeur votre mai- son, sans oublier l’intérieur du réfrigérateur, les filtres de climatisation et de chauffage à air pulsé.

Quant à vos chats et chiens, tenez-les loin de la chambre d’enfants et rincez-les régulièrement à l’eau tiède… même s’ils n’aiment pas ça ! Le soir, éteignez télévision, ordinateurs, téléphone portable et débranchez le wi-fi. Enfin… N’oubliez pas de vous déchausser en rentrant chez vous.

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Detox et Micronutrition : c'est quoi ?
septembre 21st, 2011 by Pharmacien

 

Depuis quelques temps, nous entendons de plus en plus parler de « détox »mais aussi de « micronutrition ». De quoi s’agit-il exactement ? Quand en a t-on besoin et pourquoi? Explications.

Detox et Micronutrition : c'est quoi ?

Vous êtes fatigué de façon chronique, vous digérez plus ou moins bien, vous dormez mal, votre teint est brouillé… Ces signes sont peut-être synonymes d’un trop plein de toxiques. Il faut dire que ces derniers ne manquent pas !

En effet, tabac, alcool, médicaments mais aussi nitrates, pesticides, colorants et conservateurs, viandes grillées et carbonisées, métaux lourds contenus dans certains poissons sauvages font partie de notre mode de vie, sans compter « en interne » les fameux radicaux libres qui accélèrent les effets visibles du vieillissement. Sombre tableau !

Heureusement, notre organisme se charge d’épurer et d’éliminer ces toxiques, ce qui ne l’empêche pas d’avoir parfois besoin d’un petit coup de pouce « Ce que l’on appelle aujourd’hui détox, ce sont simplement des principes de bon sens. Lorsqu’on a trop mangé, trop bu et que l’on se sent surchargé, on se met à une certaine diète, on consomme des légumes et des fruits, on freine au maximum sur le sucre, l’alcool et le tabac. En clair, on met son tube digestif au repos », explique le Dr Géraldine Grumberg, spécialiste de la nutrition.

Dans ces périodes-là, certains aliments aident particulièrement l’organisme encombré à se détoxifier depuis l’artichaut, excellent pour le foie, les endives, au pouvoir diurétique et contenant du sélénium, un antioxydant efficace… jusqu’aux fruits rouges et au citron qui favorisent le bon fonctionnement hépatique à l’instar du chou, des brocolis, navets, radis également connus pour leurs effets préventifs contre le cancer.

Et la liste n’est pas exhaustive ! « Il y a vingt ans, on ne parlait pas de stress oxydatif ou d’antioxydants. Aujourd’hui, la clientèle est plus informée et a, pour partie, envie de se prendre en charge. Mais avant de conseiller un antioxydant destiné à neutraliser les radicaux libres, on questionne les clients sur leurs habitudes : fument-ils, boivent- ils, pratiquent-ils régulièrement une activité physique, sont-ils exposé à la pollution ? », souligne Laurent Perino, pharmacien à Aix-en- Provence (pharmacie des Prêcheurs).

 

La micronutrition, c’est quoi ?

« Normalement, vous avez tout ce qu’il faut dans une alimentation équilibrée et variée, adaptée à vos besoins, et cela suffit. Mais comme ce n’est pas toujours le cas, on peut prescrire certains compléments de micronutrition », explique le Dr Grumberg. Vitamines, oligo-éléments, minéraux, acides aminés, probiotiques, acides gras essentiels, flavonoïdes…

Ce sont ces éléments à valeur ajoutée appelés micronutriments (par rap- port aux macronutriments que sont les lipides, glucides et protéines) qui composent cette approche récente de la santé. Pour exemple, « les vitamines A, C et E, les oligo- éléments de type sélénium et zinc, possèdent des propriétés antioxydantes, le curcuma est également un antioxydant na- turel tout comme certains compléments à base de sureau. Quant aux probiotiques, ils favorisent le bon fonctionnement digestif et intestinal », précise Laurent Perino.

A noter : même si la micronutrition est dans l’air du temps, le plus souvent en vente libre, il est important de se faire conseiller par un médecin ou un pharmacien, car « aujourd’hui existent des gammes très techniques. Mais, attention, tous les produits ne sont pas valables pour tout le monde, loin de là », prévient-il.

 

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