décembre 23rd, 2010 by Pharmacien

La Commission européenne a réitéré jeudi son intention de poursuivre l’interdiction progressive des ampoules à incandescence en dépit de l’opposition d’eurodéputés inquiets de la teneur en mercure des ampoules à basse consommation censées les remplacer.

Interrogée jeudi par l’AFP, la porte-parole de la Commission européenne en charge de l’Energie, Marlene Holzner, a jugé « exagérée » la réaction des députés européens.

Plusieurs eurodéputés allemands ont appelé ces derniers jours Bruxelles à suspendre l’interdiction des ampoules à incandescence.

Ils arguent d’un rapport de l’Office allemand de l’Environnement qui vient de souligner le danger que pouvaient représenter, notamment pour la santé des femmes enceintes et des enfants, le bris accidentel d’ampoules à basse consommation contenant du mercure.

Le président de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie du Parlement européen, le conservateur allemand Herbert Reul, a réclamé la « suspension immédiate » de l’interdiction.

« Sous la pression de la folie climatique, on a poussé une interdiction à la va-vite » des ampoules à incandescence, a-t-il dénoncé dans un communiqué.

L’élue libérale allemande Silvana Koch-Mehrin, vice-présidente du Parlement européen, s’est elle aussi prononcée en faveur d’une telle suspension.

Un test de l’Office allemand publié début décembre a conclu que le seuil légalement toléré de 0,35 microgrammes de mercure par mètre cube pouvait être multiplié par vingt, immédiatement après le bris d’une telle ampoule. Et l’Office de recommander aux consommateurs de privilégier les ampoules protégées du bris par une coque en plastique, tout en réclamant l’élimination « à moyen terme » des ampoules au mercure.

La Commission estime de son côté que les évaluations scientifiques dont elle dispose n’ont pas démontré de danger pour la santé.

Elle se fonde sur celles réalisées par son comité d’experts indépendants, selon lesquelles « un bris accidentel d’ampoule à basse consommation ne devrait pas poser de risques pour la santé des adultes ».

Pour ce qui est de la santé des enfants, les experts de la Commission n’avaient pu se prononcer « faute de données scientifiques suffisantes », a précisé Mme Holzner.

En septembre 2011, après les ampoules incandescentes de 100 et 75 watts, celles de 60 devraient également être interdites. D’ici la fin 2012, celles de 40 et 25 watts doivent également être interdites.

Source: Romandie.com

Posted in Santé publique Tagged with: , ,

décembre 13th, 2010 by Pharmacien

Alors que les achats de jouets pour Noël battent leur plein, Les tapis-puzzle pourraient être bientôt interdits en France. Très appréciés des enfants, ces jouets en plastique multi-colorés, constitués de dalles qui s’emboîtent les unes avec les autres, sont dans le collimateur de la répression des fraudes en raison de leur possible nocivité.

Pour rendre les tapis-puzzle plus souples et malléables, il n’est pas rare que les industriels y adjoignent du formamide, un produit chimique industriel cancérigène, nocif lorsqu’il est inhalé ou ingéré, et irritant pour les yeux et la peau. Une décision européenne a d’ailleurs interdit le formamide dans tous les pays de l’UE à partir de 2013. En Belgique, les autorités viennent de retirer de la vente tous les tapis-puzzle en mousse.

Suite à cette interdiction, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la Consommation, a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes « de procéder sans délai à un contrôle de toxicité des tapis-puzzle en mousse destinés aux enfants et commercialisés sur le marché français ».

Il a également demandé à son homologue belge de lui transmettre les résultats des analyses scientifiques faites dans ce pays. Une réunion est prévue dès lundi matin pour que le gouvernement puisse prendre une décision. Un rappel des produits n’est pas impossible.

Posted in Santé publique Tagged with: , ,

septembre 11th, 2010 by Pharmacien

« On estime en France à environ 8 500 le nombre de nouvelles contaminations par an, sachant que la moitié concerne les homosexuels« , indique Le Figaro.

« Ces derniers sont 200 fois plus touchés par le VIH que la population hétérosexuelle (non toxicomane) », selon une étude parue dans The Lancet Infectious Diseases et menée par l’INVS. « Nous savons qu’entre 13 à 18% des gays sont infectés par le VIH, ce qui est énorme puisqu’il s’agit de la prévalence observée en Afrique du Sud où l’épidémie est majeure », observe le Dr Caroline Semaille, responsable de l’unité VIH-Sida à l’INVS. « À titre de comparaison, on estime que la prévalence de l’infection à VIH en France est de 0,23% ». « Si les gays sont les plus concernés, c’est parce qu’ils prennent plus de risques que les autres en ayant des rapports non protégés, d’autant qu’ils ont en général plus de partenaires.

Et parce qu’en elle-même, la pratique sexuelle des homosexuels hommes est plus contaminante que celle des hétéros », note le quotidien. « Les autres pays européens et les États-Unis ont fait le même constat, notamment depuis 2000 », ajoute le journal.

Posted in Homme, Prévention Tagged with: , , ,