janvier 4th, 2011 by Pharmacien

Après avoir alerté sur les dangers du Mediator, la revue médicale dénonce les méfaits du buflomédil. Un médicament commercialisé depuis vingt ans en France et qui aurait de graves effets secondaires.

Un médicament vasodilatateur, le buflomédil, que l’on retrouve notamment sous les marques Fonzylane et Buflomédil EG, doit être retiré du marché en raison d’effets indésirables cardiaques et neurologiques parfois mortels, selon la revue Prescrire.

La revue médicale indépendante, qui décortique régulièrement les bienfaits et les méfaits des médicaments, revient à la charge dans son numéro de janvier en pointant à nouveau ce médicament «commercialisé depuis plus de 20 ans en France» et «sans intérêt thérapeutique démontré.»

Pour la revue, ce médicament «a des effets indésirables neurologiques et cardiaques, parfois mortels, en particulier en cas de doses élevées ou inadaptées à l’insuffisance rénale».

«Il faut le retirer du marché», juge ainsi Prescrire, qui a joué un rôle d’alerte sur les dangers du Mediator, finalement retiré du marché en novembre 2009.
Des effets indésirables connus depuis 2006

«Un compte rendu de la Commission nationale de pharmacovigilance de l’Agence française du médicament (Afssaps) a révélé que plusieurs dizaines de cas d’effets indésirables graves avec ce médicament, dont plusieurs mortels, ont été notifiés entre 2007 et 2009».

Toujours selon Prescrire, en 2006 déjà, ces effets indésirables, les situations à risques et l’absence de bénéfice clinique tangible du buflomédil étaient connus.

«Plutôt que de retirer ce médicament du marché, les autorités ont décidé de retirer uniquement le dosage fort. La consommation de ce médicament a baissé de moitié entre 2006 et 2009, mais manifestement cela n’a pas suffi à mettre les patients à l’abri».

«Combien de victimes faut-il encore aux firmes concernées ou à l’Afssaps (agence des produits de santé) pour décider de retirer ce médicament du marché ?», conclut Prescrire.

Ce médicament est utilisé pour des manifestations douloureuses telles les «claudications intermittentes» de l’artérite au cours de la marche.
D’autres médicaments en ligne de mire

Prescrire revient aussi notamment sur un anti-inflammatoire «pas plus efficace que de nombreux autres» le nimésulide (Nexen et autres noms de marque) «encore commercialisé malgré des hépatites graves», plus de 500 selon un rapport de la Commission d’autorisation de mise sur le marché européenne. Ce médicament a été retiré du marché en Finlande et en Espagne en 2002, et aussi notamment en Argentine, en Belgique, en Irlande, à Singapour.

Egalement dans le collimateur, la vinflunine (Javlor) un anticancéreux utilisé dans le traitement de certains cancers avancés de la vessie qui présente «une balance bénéfices/risques défavorable» caractérisée par de fréquents troubles sanguins, parfois mortels, des troubles intestinaux, neurologiques, ou cardiaques. Prescire dénonce le «prix très élevé» accepté par les pouvoirs publics pour ce médicament «à éviter».

(Source AFP)

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avril 28th, 2010 by Pharmacien

Selon un rapport de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et de l’Institut de veille sanitaire, en 2007, l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants liée au diagnostic médical a augmenté de 57% par rapport à 2002. « Les deux instituts estiment qu’en 2007, environ 74,6 millions d’actes d’imagerie diagnostique utilisant les rayonnements ionisants ont été réalisés », rapporte Le Figaro. Cette augmentation s’explique notamment par un recours accru aux scanners.

Pourtant, si le risque lié à l’irradiation médicale semble très faible, il ne peut être exclu. De plus, selon le service d’imagerie où l’on réalise les examens, il peut y avoir des différences de radiation importantes. Pour une radio des poumons, la radiation peut varier de un à dix et de un à trois pour les scanners. « Ces variations sont dues au protocole et au matériel utilisé », explique Bernard Aubert, responsable de l’unité d’expertise en radioprotection médicale à l’IRSN. Le problème c’est que « tous les radiologues ne sont pas persuadés que diminuer les doses est une bonne chose ».

« Nous devrions pouvoir dire que la qualité de l’image doit être suffisante pour obtenir le renseignement souhaité pour le patient », poursuit le Dr Martine Valière, radiologue libérale à Paris. « Une plus forte irradiation ou des clichés supplémentaires ne doivent pas être nécessaires pour obtenir une plus belle image ».

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