mars 10th, 2014 by Pharmacien

[image src=’http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/03/cigarette-electronique.png’ width=’190′ height=’145′ title=’Cigarette electronique’ align=’left’]Entre 2011 et 2012, le nombre de jeunes vapoteurs a doublé aux Etats-Unis. En 2011, 3,1 % des adolescents avaient déjà essayé au moins une fois la e-cigarette et 1,1 % étaient des consommateurs réguliers. Un an plus tard, on comptait 6,5 % d’expérimentateurs et 2 % de vapoteurs assidus parmi eux. Ce phénomène inquiète les experts, d’autant que les ados qui utilisent l’e-cigarette seraient plus à risque de fumer du tabac.

Une étude d’une équipe de l’université de Californie à San Francisco confirme que l’outil, destiné a priori au sevrage, serait une porte d’entrée vers le tabagisme. Les chercheurs ont analysé le lien entre vapotage et tabagisme chez plus de 40 000 jeunes américains. Première observation : 20 % des collégiens et 7 % des lycéens qui ont testé la cigarette électronique n’avaient jamais fumé auparavant. D’après leurs calculs, le vapotage est associé à une probabilité six fois plus forte d’être consommateur régulier de cigarettes.

« L’e-cigarette agit probablement comme une passerelle vers l’addiction à la nicotine chez les jeunes, ce qui ouvre un nouveau marché pour le tabac », note Lauren Dutra, auteur principal de cette étude parue dans le JAMA Pediatrics. « Ces résultats suggèrent que l’usage de l’e-cigarette aggrave plutôt qu’elle améliore l’épidémie de tabac parmi les jeunes », conclut-elle.

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février 28th, 2011 by Pharmacien

L’arrêt total d’un tabagisme chronique reste une gageure dans la plupart des cas. L’addiction est forte et rares sont les moyens pharmacologiques ou autres susceptibles d’aboutir à un résultat durable. De ce fait, il y a une large place pour toutes les interventions un tant soi peu innovantes.

Le recours à Internet a déjà fait des émules, mais le bénéfice reste modeste. Une autre stratégie plus performante a priori pourrait consister à combiner des messages envoyés sur « la toile » et par téléphone en espérant obtenir ainsi une synergie. Ainsi, l’utilisation d’Internet pourrait être optimisée grâce à une stratégie personnalisée avec un contenu ad hoc et un soutien social et couplée à une relation téléphonique « pro- active » (TPA) opérant au travers de conseils judicieux.

L’étude QUITT (Quit Using Internet and Telephone Treatment) a évalué cette approche originale dans le cadre d’une étude randomisée qui a inclus les patients dans trois groupes, respectivement utilisation basique d’Internet (IB), utilisation optimisée d’Internet (IO) et IO+TPA. L’essai a été réalisé aux Etats-Unis, entre le 8 mars 2005 et le 30 novembre 2008. Il a porté sur 2 005 participants (âge moyen, 35,9+/-10,8 ans ; 51,1 % de femmes) considérés comme fumeurs, dès lors que leur consommation de cigarettes dépassait 5 par jour. Au terme d’un suivi de 18 mois, 68,2 % des participants restaient en lice. Le seul et unique critère d’efficacité a été une abstinence d’au moins 30 jours consécutifs constatée à plusieurs reprises, respectivement 3, 6, 12 et 18 mois après le tirage au sort.

La prévalence d’un tel succès a été estimée, dans les groupes IB, IO et IO+TPA, à respectivement 3,5 %, 4,5 % et 7,7 %, la différence intergroupe étant statistiquement significative. Si l’on se contente d’une seule phase d’abstinence d’au moins 30 jours, la prévalence de ce demi-succès est alors, dans les groupes précédents, de respectivement 19,0 %, 17,4 % et 19,6 %, mais dans ce cas de figure, il n’existe plus de différence intergroupe statistiquement significative.

Source: Dr Philippe Tellier (Graham AL et coll. : A Randomized Trial of Internet and Telephone Treatment for Smoking Cessation. Arch Intern Med 171: 46-53.)

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janvier 3rd, 2011 by Pharmacien

La cigarette et plus généralement le tabac est mise en cause dans de nombreux cancers comme les cancers du poumon, de la vessie, du pancréas, du rein, de la cavité buccale, de l’oesophage, du larynx et du col utérin. Les études qui ont examiné l’impact de la cigarette dans le risque de développer un mélanome donnent des résultats contradictoires. Certaines de ces analyses montrent un risque accru de mélanome chez les fumeurs tandis que d’autres concluent à un risque plus faible de développer ce type de tumeur dans cette population, voire même plus réduit encore chez les patients qui fument que chez ceux qui ont fumé !

Pour tenter de résoudre cette controverse, une équipe de Baltimore a comparé 82 patients qui présentaient un mélanome et 164 sujets-contrôle, chaque malade étant apparié avec deux témoins en fonction du degré d’exposition aux UV et de la fréquence de survenue de coups de soleil.

Dans cette étude, comparé à l’absence de consommation de tabac, le fait d’avoir fumé par le passé ou de continuer à fumer a été inversement associé au risque de mélanome (OR : 0,43, IC 95 % : 0,18-1,04 et 0,65, IC 95 % : 0,19-2,24 respectivement) ; néanmoins, la relation n’est pas statistiquement significative probablement du fait de la petite taille des populations étudiées. Par ailleurs, le nombre de naevus des participants n’a pas été pris en compte.

Cette étude, comme d’autres, semble plaider pour un risque plus faible de développer un mélanome chez les fumeurs, une telle situation n’étant pas explicable sur le plan scientifique. Il n’en demeure pas moins que le rôle du tabac dans le mélanome n’est pas aussi net que pour d’autres cancers.

Source: Dr Patrice Plantin (Kessides MK et coll. : Cigarette smoking an malignant melanoma : a case-control study. J Am Acad Dermatol 2011; 64: 84-90)

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