avril 4th, 2014 by Pharmacien

D’après une étude américaine présentée à l’occasion du 63e congrès scientifique annuel de l’ACC (American College of Cardiology), le taux de cholestérol varie selon la période de l’année. Les profils lipidiques les plus défavorables sont observés en période de froid, un phénomène potentiellement associé aux changements comportementaux correspondants.

[image src=’http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/04/cholesterol-saison.jpg’ width=’190′ height=’145′ title=’cholestérol et saison’ align=’left’]Dans le cadre d’une étude transversale, des chercheurs de l’Université Johns Hopkins (États-Unis) ont analysé les profils lipidiques de 2,8 millions de citoyens américains adultes adressés par leur médecin à des fins de test entre 2006 et 2013. Ils ont découvert que le taux de cholestérol total, le taux de cholestérol LDL et le taux de cholestérol non HDL étaient tous plus élevés en hiver qu’en été. Le cholestérol LDL et le cholestérol non HDL étaient supérieurs de 4 mg/dl chez les hommes et de 2 mg/dl chez les femmes en période de froid. Les différences respectives entre hommes et femmes en termes de cholestérol total étaient quasiment identiques. Le taux de triglycérides était 2,5 % plus élevé chez les hommes en hiver qu’en été. Le cholestérol HDL ne variait pas beaucoup d’une saison à l’autre.

« En été, nous avons tendance à sortir, nous sommes plus actifs et nous adoptons des comportements globalement plus sains », a déclaré le directeur de l’étude, Parag Joshi. « En période de froid, nous avons tendance à rester au chaud, à manger des aliments réconfortants (riches en graisses) et à faire moins d’exercice, ce qui explique que nous observions des taux de cholestérol LDL et non HDL légèrement moins bons. Nous présentons ainsi une signature lipidique de risque supérieur. »

Les chercheurs supposent également que le raccourcissement des jours en hiver et, par conséquent, la diminution du temps passé à l’extérieur, se traduisent par une exposition plus faible au soleil et, par la suite, par des concentrations inférieures en vitamine D, ce qui est également associé au rapport bon/mauvais cholestérol.

Source: Austria Press Agency

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octobre 11th, 2010 by Pharmacien

On parle souvent des problèmes de santé liés au cholestérol. On parle de bon ou de mauvais cholestérol mais, qu’en est-il au juste ?
Le cholestérol est une substance nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. On trouve dans notre corps du cholestérol produit d’une part par notre propre organisme dans le foie et d’autre part, le cholestérol absorbé via notre alimentation.

Bon ou mauvais cholestérol ?

Le taux de cholestérol total doit être inférieur à 190 mg/dl.

Le cholestérol se présente sous deux formes :

  • Le cholestérol LDL : le taux de cholestérol LDL (Lipoprotéine de basse densité) peut être mis en évidence par une prise de sang et doit être inférieur à 115mg/dl. Le cholestérol LDL est dangereux pour notre cœur et nos artères s’il est présent en trop grande quantité. Il est appelé « mauvais cholestérol »
  • Le cholestérol HDL : le taux de cholestérol HDL (Lipoprotéine de haute densité) doit être supérieur à 40 mg/dl. Le HDL véhicule le mauvais cholestérol LDL vers le foie où il est détruit et éliminé. Augmenter le taux de bon cholestérol peut permettre de réduire les risques d’accident cardiovasculaire (augmenté ce taux de 1% diminue le risque de maladie cardiovasculaire de 2%). Il s’agit du « bon cholestérol »

De même qu’un taux trop élevé de LDL prédispose aux maladies cardiovasculaires, un taux trop bas de HDL aura le même effet.  Le LDL présent en trop grande quantité dans notre organisme peut provoquer la formation d’une plaque au niveau des vaisseaux sanguins (athérosclérose) ce qui empêche le passage correcte du sang et peut prédisposer aux maladies cardiovasculaires (crise cardiaque ou accident vasculaire cérébrale). Le danger est d’autant plus grand quand le patient cumule d’autres facteurs prédisposants comme l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, le vieillissement , l’hérédité
etc…

Contrôler notre cholestérol

L’exercice physique réduit les LDL et favorise le HDL. En outre, le taux de cholestérol présent dans notre sang est influencé principalement par deux facteur :

  • La nature de notre alimentation : Les graisses dites saturées présentent dans la viande et certains dérivés du lait influencent le plus notre taux de cholestérol. L’alimentation dans nos pays européens est plus riche en graisses saturés que dans certains pays d’Afrique ou d’Asie, aussi, retrouve-t-on plus de problèmes de cholestérol dans nos régions.
    Pour une bonne alimentation, il faut privilégier les aliments suivants :
    Céréales : pain complet, céréales complètes, pâtes, riz… (éviter : croissants, pains au chocolat etc…)
    Produits laitiers : lait écrémé, fromages maigres, blanc d’œuf…. (éviter : lait entier ou concentré, crème fraîche etc..)
    Potages : consommés, potages de légumes (éviter : potages à la crème)
    Viandes : volailles, veau, lapin agneau de lait (éviter : bœuf, canard, saucisse, peau de la volaille….)
  • Les facteurs héréditaires. Il est hélas impossible d’agir sur ce facteur contrairement au facteur alimentation. L’hypercholestérolémie familiale touche en moyenne 1 personne sur 200 à 500 suivant les pays. Un enfant sur 2 issu d’une famille ayant présenté cette maladie aura la même anomalie même si son alimentation est équilibrée.

Pour le contrôle du cholestérol, lorsque le régime s’avère insuffisant, le médecin pourra prescrire des médicaments appellés hypolipémiants. Certains de ces médicaments empêchent l’absorption du cholestérol dans l’intestin, d’autres augmentent son élimination, d’autres bloquent sa fabrication par notre organisme.
Une étude démontre qu’une alimentation variée à base d’aliments hypocholestérolémiants peut faire baisser considérablement le taux de cholestérol sanguin. Vous pouvez réaliser une analyse de sang dans votre laboratoire d’analyse habituel.

46 adultes en bonne santé ayant un taux de cholestérol élevé ont pris part à cette étude (25 hommes et 21 femmes post-ménopausées, âgés en moyenne de 59 ans et présentant un indice de masse corporelle (BMI, body mass index) de 27,6 et un taux de cholestérol LDL > 158 mg/dl). Ils ont été soumis pendant un mois à l’un des traitements suivants : une alimentation pauvre en graisses saturées à base de céréales et de produits laitiers maigres (groupe de contrôle) ; une alimentation identique à celle du groupe de contrôle, avec un complément quotidien de 20 mg de lovastatine (médicament hypocholestérolémiant du groupe des statines) ; ou une alimentation comportant une grande quantité de stérols végétaux, de protéines de soja, de fibres et d’amandes (groupe diététique). Dans ce dernier groupe, tous les produits à base de lait de vache ont été remplacés par du lait de soja.

Après un mois, le taux de cholestérol LDL a connu une diminution d’environ 8 % au sein du groupe de contrôle, de 30,9 % dans le groupe des statines et de 28,6 % dans le groupe diététique. Cette étude montre donc explicitement qu’une alimentation adaptée peut entraîner une baisse du taux de cholestérol identique à celle provoquée par un médicament hypocholestérolémiant. En cas de cholestérol trop élevé, une première démarche devrait donc consister à adapter son alimentation et son mode de vie, préalablement à la prescription de tout médicament.

Le soja peut aisément être intégré dans l’alimentation quotidienne, par exemple en remplaçant les produits laitiers par des produits à base de soja.
Source : JAMA (Volume 290, 2003, pages 502-510) Info soja no 8 • Septembre 2003

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