mai 16th, 2014 by Pharmacien

Une nouvelle étude française relance le débat scientifique sur la nocivité des téléphones portables lorsqu’ils sont utilisés de façon excessive.

Gaëlle Coureau, de l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (université de Bordeaux-Segalen), et ses collègues ont interrogé des 596 personnes pour lesquelles un diagnostic de tumeur maligne ou bénigne du système nerveux central avait été posé entre juin 2004 et mai 2006. Les chercheurs ont évalué l’exposition aux mobiles de ces patients à partir d’un questionnaire réalisé en face à face. Le questionnaire prenait en compte le nombre d’années d’utilisation régulière, la durée moyenne mensuelle d’exposition, le nombre moyen d’appels par jour, la durée cumulée d’exposition, le nombre cumulé d’appels, le recours ou non au kit mains libres. L’équipe conclut que le risque de gliome est multiplié par 2,9 et celui de méningiome par 2,6 chez les gros utilisateurs de téléphone portable (au-delà de 896 heures cumulées d’exposition), en comparaison de ceux qui n’y ont jamais recours.

Les auteurs rappellent que le nombre d’abonnements mobiles a été multiplié par neuf au cours de la dernière décennie et que les Français utilisent ce moyen de communication en moyenne pendant 150 minutes par mois.

Source: lepoint.fr

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avril 8th, 2014 by Pharmacien

Selon une étude parue dans Cancer Causes and Control, le cancer du pénis est en recrudescence dans le monde. Sa fréquence aurait augmenté de 20 % au cours des trois dernières décennies. La pathologie reste toutefois rare puisque l’on recense 1 cas sur 100 000 personnes.

Les spécialistes attribuent principalement cette hausse au manque d’hygiène. « Les gens qui ne se lavent pas ont une pullulation microbienne qui peut entraîner une inflammation impliquée dans le développement de ce cancer », indique le Pr Pierre Mongiat-Artus, urologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Les MST, dont le papillomavirus, peuvent aussi en être la cause. Enfin, l’affaiblissement des défenses immunitaires offre un terrain favorable à l’apparition de ce cancer. Fort heureusement, il est difficile de passer à côté des symptômes : une rougeur, localisée et constante sur le gland, qui se transforme en boursouflure ou tumeur « sous forme de chou-fleur ».

[image src= »http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/04/cancer-penis-augmentation.jpg width=’190′ height=’145′ title=’cancer du pénis en augmentation’ align=’left’]Malgré cette visibilité externe, certains patients hésitent à consulter par gêne et parfois par absence de douleur. En cas de lésion sur le pénis, il est pourtant crucial de rapidement demander l’avis d’un médecin. Des pommades peuvent suffire lorsque les premiers signes sont détectés de façon très précoce. En cas d’aggravation, une ablation de la tumeur doit généralement être envisagée, le recours à la chimiothérapie ou à la curiethérapie étant rare. La chirurgie est souvent mutilante et peut, dans les cas les plus graves, aboutir à l’amputation. « C’est la vie ou la mort. La tumeur peut vous emporter. Il faut choisir, c’est la sexualité ou la vie », explique le Dr Patrick Constancis, andrologue et urologue.

En matière de prévention, les hommes doivent être sensibilisés à l’importance de l’hygiène corporelle et appliquer le protocole de nettoyage intime suivant: décalottage complet, nettoyage à l’eau, au savon standard et séchage. Aux toilettes, il est important de toujours essuyer le gland pour ne pas laisser l’urine acide s’infiltrer sous le prépuce et entraîner des inflammations.

Source: www.20minutes.fr

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avril 25th, 2013 by Pharmacien

Une étude scientifique australienne indique que porter une barbe réduit les risques de cancer et le vieillissement prématuré de la peau.

En utilisant un dosimètre de radiations, les chercheurs de l’université du Queensland ont montré que les poils de barbe filtraient entre 90 et 95 % des rayons UV. Si les barbus ne doivent pas faire l’impasse sur la crème solaire, ils détiennent une arme de protection naturelle contre les UV.

Autre atout : en captant l’eau, les poils de la barbe permettent à l’épiderme de rester hydraté plus longtemps. De plus, la présence de follicules et de glandes sébacées épaissit la peau, ce qui augmente sa résistance. Les barbus sont donc moins exposés au phénomène de vieillissement de la peau.

De précédentes études ont établi d’autres avantages. La barbe et la moustache sont des remparts naturels contre l’inhalation et la respiration de pollen, de grains de poussière et de particules en suspension, réduisant ainsi le risque d’asthme. Porter la barbe permet également d’augmenter la température du cou et d’aider à prévenir les rhumes. Mais pour rester un atout santé, la barbe doit être entretenue régulièrement, au risque de se transformer en véritable nid à microbes !

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février 11th, 2013 by Pharmacien

Un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS), de l’Institut national du cancer (INCa) et du réseau des registres français des cancers, portant sur plus de 420 000 personnes diagnostiquées entre 1989 et 2007, montre que le taux de survie s’améliore en France pour la plupart des cancers, avec un taux général de guérison de 58 %. Les progrès réalisés en matière de traitements, de diagnostic et de prise en charge précoce sont à l’origine de cette amélioration.

Malgré tout, c’est encore la localisation cancéreuse qui détermine les chances de survie d’un patient. Sur 10 ans, le taux de survie varie ainsi de 1 % en moyenne pour le cancer de la plèvre à 93 % pour le cancer du testicule. Les cancers de mauvais pronostic (survie à 10 ans inférieure à 33 %) représentent 40 % des cancers chez les hommes et seulement 16 % chez les femmes.

Chez ces dernières, le cancer du sein est « de bon pronostic ». La survie 5 ans après le diagnostic est de 86 % et de 76 % à 10 ans. Mais, sa fréquence élevée (53 000 nouveaux cas en 2011) fait qu’il reste la première cause de décès par cancer chez la femme. Pour le cancer de la prostate (71 000 nouveaux cas en 2011), on enregistre une amélioration « majeure » de la survie 5 ans après le diagnostic. Celle-ci est passée de 70 % en 1990 à 90 % en 2002. Le pronostic du cancer colorectal (40 500 nouveaux cas en 2011) a également progressé, la survie passant de 53 % en 1990 à 57 % cinq ans après le diagnostic.

Le cancer colorectal fait toutefois encore partie des cancers de mauvais pronostic comme celui du poumon et des voies aéro-digestives supérieures.

Source: www.lexpress.frcancer

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février 22nd, 2012 by Pharmacien

Depuis 1995, le perchloréthylène, un solvant utilisé pour le nettoyage à sec, est classé par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) dans le groupe 2, celui des substances probablement cancérigènes pour l’homme.

« Nos recherches ont établi des liens de cause à effet entre le développement de cancers -de l’oesophage, tumeur cervicale ou lymphome- et l’exposition prolongée à une telle substance chimique. En revanche, aucun cas mortel n’a été recensé. Il n’y a que nos souris de laboratoire qui ont développé des cancers du foie » indique Yann Grosse, toxicologue au CIRC. L’OMS limite l’exposition au perchloréthylène à 250 microgrammes/m3 par jour. Mais la France n’applique pas ces recommandations et préfère suivre la réglementation européenne qui classe le solvant dans le groupe 3 (nuisible à la santé et dangereux pour l’environnement).

Les quelque 4 000 pressings français pourraient exposer les riverains à des doses allant jusqu’à 2 000 microgrammes/m3. Une plainte pour homicide involontaire est actuellement en cours d’instruction à l’encontre du gérant d’un pressing de Nice qui aurait intoxiqué la résidente de l’étage du dessus en 2009. Ce procès pourrait faire jurisprudence et avoir un impact politique. Une réunion de travail du CIRC est également prévue en octobre pour discuter de la possibilité d’augmenter le niveau de risque du perchloréthylène.

En attendant un éventuel changement de législation, les experts exhortent les propriétaires de pressing à respecter certaines dispositions, comme maintenir les locaux frais, bien isolés et avoir un bon système de ventilation.

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février 22nd, 2012 by Pharmacien

La prévalence du tabagisme en Europe va de 14 % en Suède à près de 38 % en Grèce. Aux Etats Unis, elle est en moyenne de 20 %, variable entre les états et en fonction des classes sociales et des ethnies. Elle diminue avec l’élévation du revenu familial et du niveau d’étude.
La consommation de tabac est connue pour ses nombreux effets néfastes, au premier rang desquels un risque accru de cancer du poumon et de maladies cardiovasculaires. La proportion d’hommes et de femmes tabagiques est variable mais le risque de maladies cardiovasculaires semble être plus élevé chez les femmes. Les fumeurs ont une cholestérolémie plus élevée et les femmes fumeuses utilisant des contraceptifs ont un risque augmenté de maladie cardiovasculaire.
Le tabagisme a de plus une influence défavorable sur de nombreuses maladies rhumatismales. Ainsi, une thérapie plus intensive est souvent nécessaire chez les malades atteints de polyarthrite rhumatoïdes fumeurs.
Des études ont également montré un risque accru de maladie plus grave chez les sujets fumeurs atteints de spondylarthrite ankylosante (SA) ou de rhumatisme psoriasique (RP).
Dans une étude récente menée chez 647 malades atteints de SA, le tabagisme était associé à une apparition plus précoce des rachialgies, une plus grande activité de la maladie, un moins bon état fonctionnel, une moins bonne qualité de la vie, une inflammation sacro-iliaque et rachidienne plus fréquente en IRM et une plus grande prévalence de lésions structurales.
Plusieurs travaux ont également suggéré un effet aggravant du tabagisme sur le rhumatisme psoriasique. Dans une étude menée chez 94 874 sujets sur une durée de 14 ans (1 303 970 personnes-années de suivi), 157 cas incidents de RP ont été identifiés. Le tabagisme a été associé à un risque plus élevé de RP (risque relatif par rapport à ceux n’ayant jamais fumé : 1,5 pour les anciens fumeurs et 3,1 pour les fumeurs actuels). Le risque de RP, particulièrement de RP grave, augmentait avec la durée de l’exposition au tabac.
Les interactions entre facteurs environnementaux, apparition, évolution et pronostic des maladies rhumatismales sont complexes, mais l’influence néfaste du tabac est de plus en plus claire. Le rôle du rhumatologue est d’en informer les malades et de les encourager à arrêter de fumer.
Source: Dr Juliette Lasoudris Laloux (Braun J et coll. : The risks of smoking in patients with spondyloarthritides. Ann Rheum Dis., 2012 ; publication avancée en ligne le 13 février.)

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février 28th, 2011 by Pharmacien

L’arrêt total d’un tabagisme chronique reste une gageure dans la plupart des cas. L’addiction est forte et rares sont les moyens pharmacologiques ou autres susceptibles d’aboutir à un résultat durable. De ce fait, il y a une large place pour toutes les interventions un tant soi peu innovantes.

Le recours à Internet a déjà fait des émules, mais le bénéfice reste modeste. Une autre stratégie plus performante a priori pourrait consister à combiner des messages envoyés sur « la toile » et par téléphone en espérant obtenir ainsi une synergie. Ainsi, l’utilisation d’Internet pourrait être optimisée grâce à une stratégie personnalisée avec un contenu ad hoc et un soutien social et couplée à une relation téléphonique « pro- active » (TPA) opérant au travers de conseils judicieux.

L’étude QUITT (Quit Using Internet and Telephone Treatment) a évalué cette approche originale dans le cadre d’une étude randomisée qui a inclus les patients dans trois groupes, respectivement utilisation basique d’Internet (IB), utilisation optimisée d’Internet (IO) et IO+TPA. L’essai a été réalisé aux Etats-Unis, entre le 8 mars 2005 et le 30 novembre 2008. Il a porté sur 2 005 participants (âge moyen, 35,9+/-10,8 ans ; 51,1 % de femmes) considérés comme fumeurs, dès lors que leur consommation de cigarettes dépassait 5 par jour. Au terme d’un suivi de 18 mois, 68,2 % des participants restaient en lice. Le seul et unique critère d’efficacité a été une abstinence d’au moins 30 jours consécutifs constatée à plusieurs reprises, respectivement 3, 6, 12 et 18 mois après le tirage au sort.

La prévalence d’un tel succès a été estimée, dans les groupes IB, IO et IO+TPA, à respectivement 3,5 %, 4,5 % et 7,7 %, la différence intergroupe étant statistiquement significative. Si l’on se contente d’une seule phase d’abstinence d’au moins 30 jours, la prévalence de ce demi-succès est alors, dans les groupes précédents, de respectivement 19,0 %, 17,4 % et 19,6 %, mais dans ce cas de figure, il n’existe plus de différence intergroupe statistiquement significative.

Source: Dr Philippe Tellier (Graham AL et coll. : A Randomized Trial of Internet and Telephone Treatment for Smoking Cessation. Arch Intern Med 171: 46-53.)

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février 26th, 2011 by Pharmacien

Un article à rapprocher du « scandale » à venir de l’aspartam. En plus de cette substance, les colas divers et variés contiennent à forte dose un caramel de synthèse, qui contiennent eux même du 4-méthylimidazole une substance suspectée d’être cancérigène, dans deux sortes de caramels de synthèse: le E150C, dit « caramel ammoniacal », et le E150D, « caramel au sulfite d’ammonium ».

es colorants se retrouvent à haute dose dans la composition du Coca-Cola et du Pepsi, mais aussi dans d’autres produits de consommation courante, comme des sauces, des crèmes glacées, des bières ou des biscuits. La CSPI lance une pétition pour obtenir de la Food and Drug Administration (FDA) l’interdiction de cet additif.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait annoncé, de son côté, en 2010, que de nouvelles évaluations scientifiques sur différents additifs alimentaires seraient menées. Elles concernent notamment les quatre types de caramels utilisés par l’industrie agro-alimentaire.

Les résultats de ces évaluations seront rendus publics dans les prochaines semaines.

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janvier 3rd, 2011 by Pharmacien

La cigarette et plus généralement le tabac est mise en cause dans de nombreux cancers comme les cancers du poumon, de la vessie, du pancréas, du rein, de la cavité buccale, de l’oesophage, du larynx et du col utérin. Les études qui ont examiné l’impact de la cigarette dans le risque de développer un mélanome donnent des résultats contradictoires. Certaines de ces analyses montrent un risque accru de mélanome chez les fumeurs tandis que d’autres concluent à un risque plus faible de développer ce type de tumeur dans cette population, voire même plus réduit encore chez les patients qui fument que chez ceux qui ont fumé !

Pour tenter de résoudre cette controverse, une équipe de Baltimore a comparé 82 patients qui présentaient un mélanome et 164 sujets-contrôle, chaque malade étant apparié avec deux témoins en fonction du degré d’exposition aux UV et de la fréquence de survenue de coups de soleil.

Dans cette étude, comparé à l’absence de consommation de tabac, le fait d’avoir fumé par le passé ou de continuer à fumer a été inversement associé au risque de mélanome (OR : 0,43, IC 95 % : 0,18-1,04 et 0,65, IC 95 % : 0,19-2,24 respectivement) ; néanmoins, la relation n’est pas statistiquement significative probablement du fait de la petite taille des populations étudiées. Par ailleurs, le nombre de naevus des participants n’a pas été pris en compte.

Cette étude, comme d’autres, semble plaider pour un risque plus faible de développer un mélanome chez les fumeurs, une telle situation n’étant pas explicable sur le plan scientifique. Il n’en demeure pas moins que le rôle du tabac dans le mélanome n’est pas aussi net que pour d’autres cancers.

Source: Dr Patrice Plantin (Kessides MK et coll. : Cigarette smoking an malignant melanoma : a case-control study. J Am Acad Dermatol 2011; 64: 84-90)

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décembre 10th, 2010 by Pharmacien

Selon les données 2004 de l’OMS, la pollution de l’air intérieur due aux combustibles solides, à laquelle sont exposés 3 milliards de sujets de par le monde, est responsable de 1,6 million de décès par an. Elle est associée en effet à de nombreux effets sanitaires nocifs, dont le cancer du poumon, et pèse lourd en terme d’années de vie perdues pour cause d’incapacité et décès. Le type de combustible solide utilisé pour se chauffer ou cuisiner varie selon les régions, le charbon, par exemple, étant surtout employé en Chine et le bois dans les pays occidentaux. Cependant, le Centre international de recherche sur le cancer a récemment reconnu que les émissions intérieures dues à la combustion domestique de charbon comme du bois étaient cancérogènes pour l’homme.

Afin de préciser l’association entre cancer du poumon et utilisation des combustibles solides, des équipes internationales de chercheurs de l’ International Lung Cancer Consortium(ILCCO) ont effectué l’analyse poolée de sept études épidémiologiques de l’ILCCO, de type cas-témoins. Parmi ces études, trois provenaient d’Amérique du Nord (deux des États-Unis, une du Canada), trois d’Asie (deux de Chine, une de Singapour) et une d’Europe centrale et orientale ; quatre ont été menées en population générale, deux en milieu hospitalier, une à la fois en population générale et en milieu hospitalier, et cas et témoins ont été, dans toutes les études, appariés au moins pour l’âge et le sexe.

Les 11 640 sujets (5 105 cas et 6 535 témoins) inclus dans cette étude avaient été soumis à des questionnaires concernant les combustibles utilisés pour se chauffer et cuisiner. Ils ont été classés comme utilisant préférentiellement des combustibles solides (charbon, bois : 3 557 cas et 3 803 témoins) ou comme non utilisateurs de combustibles solides, recourant par exemple au fioul, gaz, électricité (1 548 cas et 2 732 témoins). Parmi les utilisateurs de combustibles solides, 3 888 sujets employaient de façon prédominante le charbon, 2 252 le bois (non renseigné pour les autres). Les combustibles non solides produisant substantiellement moins de fumée et étant associés à moins d’effets indésirables sur la santé, les utilisateurs de ces derniers ont été considérés comme sujets non exposés.

Après ajustements (notamment sur l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, l’ethnie, le tabagisme, le centre d’étude), une association a été retrouvée entre utilisation, à titre de combustible domestique, du charbon et du bois et risque accru de cancer du poumon.

En comparaison des sujets non exposés :

– l’odds ratio, OR, pour le risque de cancer du poumon associé à l’utilisation prédominante du charbon était de 1,64 (IC à 95 % 1,49-1,81), plus élevé en Asie (4,93 ; 3,73-6,52) ;
– l’OR pour le risque de cancer du poumon associé à l’utilisation prédominante du bois dans les pays d’Amérique du Nord et d’Europe était de 1,21 (1,06-1,38).

Les associations persistaient après stratification selon les caractéristiques démographiques. Les résultats, notamment, se sont avérés semblables chez les femmes non fumeuses, population d’intérêt particulier parce qu’à forte probabilité d’exposition (elles cuisinent et effectuent les travaux domestiques…) et parce que le risque de confusion résiduelle à cause du tabagisme, entachant les résultats les intéressant, serait vraisembablement minimal. Les OR étaient de 5,40 (3,65-7,98) pour le risque de cancer du poumon associé à l’utilisation du charbon chez les femmes d’Asie, et de 1,19 (0,94-1,51) pour le risque de cancer du poumon associé à celle du bois chez les femmes d’Amérique du Nord et d’Europe.

Cette analyse poolée, portant sur plus de 11 600 sujets de trois continents confirme l’association entre utilisation du charbon pour se chauffer et cuisiner et risque de cancer du poumon et plaide, en outre, pour un risque également accru de cancer du poumon chez les sujets utilisant le bois comme combustible domestique.

Elle appelle des études complémentaires afin de préciser les facteurs affectant ces associations, d’évaluer les effets modificateurs des variations génétiques, des variations du potentiel cancérogène selon les sous-types de combustibles mais aussi selon le type de four et les caractéristiques des installations et des habitations.

Source: Dr Claudine Goldgewicht (Hosgood III HD et coll. : In-home coal and wood use and lung cancer risk : A pooled-analysis of the International Lung Cancer Consortium. Environ Health Perspect 2010 ; 118 : 1743-7.)

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