Comattre l'obesité infantile
octobre 27th, 2011 by Pharmacien

 

Comattre l'obesité infantile Résultat d’une étude américaine sur l’obésité infantile. Des chercheurs Américains dont les résultats d’étude ont été publié dans la revue Pediatrics ont examiné le lien qui réside entre l’introduction d’aliments solides durant la petite enfance et le développement de l’obésité dès l’âge de 3 ans. L’étude a suivi 847 nourrissons répartis dans des groupes selon le moment où ces bébés ont été exposés aux aliments solides, c’est à dire avant 4 mois, 41/2 mois, et 6 mois.

Ceci avec une différenciation sur le mode de nourriture : en allaitement ou au lait maternisé. Pendant les 4 premiers mois de la vie, au total 568 nourrissons, soit 67% ont été allaités, et 279 bébés, soit 32%, ont été nourris au lait maternisé. A l’âge de 3 ans, 75 enfants (9%), ils étaient obèses.

Dans le panel de nourrissons allaités au sein, le moment de l’introduction d’aliments solides n’a pas laissé d’incidence sur la probabilité d’une obésité avérée. Par contre, chez les nourrissons alimentés au lait maternisé, l’introduction d’aliments solides avant l’âge de 4 mois a été associée à une évidente multiplication (multipliée par 6) du risque d’obésité dès l’âge de 3 ans.

Quand bien même l’obésité infantile chez les enfants américains est différente de celle des petits européens, la recommandation qui ressort de cette étude et ceci quelque soit la croissance du bébé, est de ne pas diversifier son alimentation pour un nourrisson avant l’âge de 4 mois.

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décembre 10th, 2010 by Pharmacien

La césarienne interfère avec l’allaitement comme le montre cette enquête menée par V Zanardo et coll. qui ont pris la précaution de distinguer les césariennes programmées des césariennes en urgence. Voilà qui est une donnée importante pour les pays à fort taux de césariennes.

L’enquête porte sur les naissances à terme en 2007 dans un centre périnatal du nord-est de l’Italie où l’allaitement est favorisé par le « peau à peau » et la mise au sein en salle d’accouchement, et par une chambre mère-enfant (« rooming-in ») en suites de couches. Les mères ne parlant pas italien et les enfants transférés (20 %) ont été exclus de l’étude.

Un peu plus de 30 % des accouchements ont eu lieu par césarienne (677/2 173) ; 3 fois sur 5, l’extraction avait été programmée pour un utérus cicatriciel ou une autre raison ; 2 fois sur 5, elle avait été faite en urgence pour une souffrance foetale, un travail long, une dystocie… Les enfants issus des césariennes en urgence avaient un terme et un poids moyens moindres que ceux nés par voie basse ou césarienne programmée, et les mères étaient plus âgées (p <0,001). Les mesures préconisées pour initier l'allaitement ont été plus difficiles à appliquer en cas de césarienne. La première tétée a été plus tardive après une césarienne programmée qu'après une voie basse (H10 ± 9 versus H3 ± 6 ; p <0,05), et plus encore après une extraction en urgence (H13 ± 13 ; p <0,05). Partant de valeurs plus basses après césarienne, les taux d'allaitement exclusif ont diminué régulièrement au cours des 6 premiers mois post-partum. A la sortie de maternité (en principe à J3 pour les voies basses, à J4 pour les césariennes), les taux d'allaitement des nouveau-nés accouchés par césarienne étaient significativement inférieurs à celui des enfants nés par voie basse (74 % après césarienne programmée et 73 % après césarienne en urgence versus 88 % après une voie basse). A 6 mois, selon les interrogatoires par téléphone, ils étaient tombés en dessous de 50 % en cas de césarienne (47 % après césarienne programmée et 43 %après césarienne en urgence versus 59 % après une voie basse). L'enquête confirme que l'allaitement est un véritable challenge après une césarienne dans les pays à fort taux de césariennes (25 % en France en 2008), mais que, contrairement à ce qu'on pouvait supposer, il n'y a pas de différence entre césariennes programmées et césariennes en urgence. Elle n'explique pas les raisons d'un taux d'initiation plus faible et d'une durée plus courte de l'allaitement en cas d'extraction. Il est vraisemblable qu'une plus ou moins grande partie de l'effet négatif des césariennes sur l'allaitement peut être contré par un soutien accru des mères pendant les premières heures suivant l'intervention et par la prise en charge de leurs douleurs postopératoires. Source: Dr Jean-Marc Retbi (Zanardo V et coll. : Elective cesarean delivery : does it have a negative effect on breastfeeding ? Birth 2010 ; 37 : 275-279)

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