avril 29th, 2010 by Pharmacien

20 Minutes nous propose un article sur ces fameux alicaments, mélange entre aliments et médicaments, qui doivent nous apporter des bienfaits sans les risques…

« Les industriels ne savent plus à quel yaourt se vouer. Selon une étude du cabinet Xerfi, le secteur des aliments santé dits « fonctionnels » – comme les yaourts au bifidus – a, pour la première fois de son histoire, reculé en 2009.

Durcissement de la législation
« La législation européenne est de plus en plus dure », note Didier Montet, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, qui organise aujourd’hui un colloque sur les aliments à visée santé. Depuis la fin 2006, les industriels doivent en effet fournir la preuve scientifique de l’effet bénéfique de leurs produits. Principale victime de cette nouvelle règle du jeu, Danone : le 15 avril dernier, le groupe a annoncé qu’il renonçait à faire labelliser deux de ses produits phares, Activia et Actimel. Une décision, justifiée selon la marque par « le manque de visibilité dans l’application du réglement européen », qui pourrait avoir de lourdes conséquences : sans argument santé, il semble difficile de justifier une différence de prix d’au moins 30 % par rapport aux produits laitiers classiques.
« On repart un peu de zéro, souligne Bernhard Kitous, chercheur au CNRS et à l’Ehess Mais les aliments santé restent un marché porteur. « Quand les bénéfices sont prouvés, les consommateurs achètent ». La croissance des aliments santé devrait d’ailleurs se maintenir autour de 10 % par an dans les deux prochaines années, selon le cabinet Xerfi, mais surtout grâce aux produits étiquetés bio et à l’allégé. « Il y a un vrai intérêt des consommateurs, confirme Didier Montet. Mais il faut être clair sur un point : il n’existe pas aujourd’hui d’aliment-médicament. » »

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