mars 10th, 2014 by Pharmacien

Une lycéenne de 16 ans est morte noyée le week-end dernier, après une fête très arrosée dans le centre-ville de Guingamp. Son corps a été retrouvé mardi par les plongeurs de la gendarmerie dans le Trieux, le fleuve qui traverse la commune. Cette tragédie met une fois de plus sur le devant de l’actualité le phénomène du « binge drinking », une pratique devenue courante chez les jeunes qui consiste à boire un maximum d’alcool en un minimum de temps.

[image src=’http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/03/binge-drinking.jpg’ width=’190′ height=’145′ title= » align=’left’]Désormais le binge drinking se décline sous la forme de jeux. Il existe ainsi les « soirées cartables », au cours desquelles on fête la fin des cours et le début des vacances en se retrouvant entre ados en ville, des bouteilles d’alcool dans les sacs à dos. Le « Neknomination » est un jeu à boire, dont le nom est la contraction de l’anglais « neck your drink » (boire cul sec) et « nominate » (désigner). La règle est de se filmer en train de boire une grande quantité d’alcool, parfois mélangée à des substances nocives comme de l’huile de voiture. La vidéo est postée sur les réseaux sociaux et son auteur désigne des amis qui devront à leur tour relever le même défi alcoolisé.

Le Pr Michel Reynaud, chef du service addictologie à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), confirme que les « concours à boire » explosent en France et que les trouvailles des jeunes sont « illimitées ». Une statistique illustre le phénomène : le doublement des passages aux urgences pour coma éthylique chez les moins de 30 ans.

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septembre 16th, 2013 by Pharmacien

En France, les autorités sanitaires recommandent aux femmes enceintes de s’abstenir totalement de boire de l’alcool pendant leur grossesse, arguant qu’une consommation même très faible de boissons alcoolisées peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant. Les principaux risques sont une naissance prématurée, un retard de croissance in utero et la pré-éclampsie.
Certains pays n’ont pourtant pas fait le choix de la tolérance zéro. C’est le cas notamment de la Grande-Bretagne, où le ministère de la Santé n’interdit pas la consommation modérée d’alcool chez la femme enceinte. Une vaste étude internationale semble donner raison à cette position.

Le Dr Fergus McCarthy et une équipe de chercheurs internationaux ont comparé les données de naissance d’enfants nés de 5 628 femmes, enceintes pour la première fois entre 2004 et 2011. Parmi elles, plus de la moitié avaient rapporté avoir bu de l’alcool au cours de leur premier trimestre de grossesse, 19 % ayant consommé un à deux verres par semaine, 25 % trois et sept verres par semaine et 15 % plus de sept verres par semaine.

L’analyse scientifique, parue dans la version en ligne de la revue Obstetrics & Gynecology, n’a pas permis de mettre en évidence la moindre différence entre les femmes enceintes abstinentes et les autres, et ce quel qu’ait été leur niveau de consommation d’alcool. Cette étude rejoint les travaux de scientifiques danois qui, l’année dernière, avaient montré qu’une faible consommation d’alcool pendant la grossesse n’affectait pas les capacités mentales de l’enfant à ses cinq ans. Pour autant, l’étude américaine s’est attiré cette semaine les foudres de nombreuses associations de protection de l’enfance qui soulignent qu’elle ne prend pas en compte les méfaits de l’alcool à long terme sur la santé des enfants.

Source: Doctissimo.fr

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avril 24th, 2013 by Pharmacien

Une étude récente a démontré que le goût de la bière pouvait déclencher la libération de dopamine, un neurotransmetteur agissant dans le cerveau. Dans le cadre d’une étude portant sur le développement des addictions, des neurologues de l’université de l’Indiana ont découvert que la dopamine, ou « hormone du bonheur », était libérée même en l’absence des effets de l’alcool. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Neuropsychoparmacology.

« À notre connaissance, il s’agit de la première expérience menée chez les humains montrant que le goût d’une boisson alcoolisée peut, à lui seul, déclencher l’activité de la dopamine au sein du centre de la récompense dans le cerveau, sans que le sujet ne soit sous l’influence de l’alcool », a déclaré le directeur de l’étude, David Kareken.

Pour cette étude, l’activité de la dopamine a été mesurée dans le cerveau de 49 hommes ayant bu leur bière préférée ou la boisson énergétique sans alcool Gatorade. L’étude a montré que le goût de la bière suffisait à déclencher la libération de dopamine. En outre, son effet s’est avéré beaucoup plus important que celui du produit Gatorade, bien que de nombreux participants aient déclaré préférer le goût de la boisson énergétique. L’étude a également mis en évidence que cet effet était bien plus fort chez les participants ayant des antécédents familiaux d’alcoolisme.

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mars 16th, 2011 by Pharmacien

En Angleterre, un enfant de 3 ans a été soigné pour alcoolisme dans un hôpital. C’est ce qui ressort d’une étude des statistique du NHS.

On retrouve ainsi 13 jeunes de moins de treize ans soignés pour ce même symptôme entre 2008 et 2010. La tranche d’âge de 13 à 16 ans inclue 70 enfants ayant consommé de l’alcool en quantité excessive. 106 adolescents de cette même tranche d’âge ont eux été traités pour alcoolisme.

Une enquête de 2009 menée au niveau Européen mettait en avant que les Britanniques étaient les plus gros consommateurs d’alcool en Europe. Cette étude permet de savoir que 43 % des Européens disent consommer de une à deux boissons alcoolisée par jour, 24% entre 3 et 4 boissons, et 6% en boivent plus de 10 par jour.

La grande campagne de prévention contre l’alcoolisme au quotidien permet de rappeler que la première goutte d’alcool est déjà néfaste pour la santé si elle est répétée trop régulièrement. De nombreux Français prennent ainsi un apéritif en rentrant du travail, un verre de vin le midi. L’excuse du paradoxe français  ne doit pas faire oublier les risques pour la santé.

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octobre 13th, 2010 by Pharmacien

La consommation maternelle d’alcool au cours de la grossesse peut menacer la santé et le développement du foetus. Une exposition prénatale faible à modérée à l’alcool augmente les risques de retard de croissance, de fausses couches spontanées, de mort-né, d’accouchement prématuré, de faible poids à la naissance et d’autres anomalies. Chez les hommes, la consommation d’alcool semble également être associée à une altération de la quantité et de la qualité du sperme. Mais jusqu’ici les conséquences d’une exposition prénatale à l’alcool sur la qualité ultérieure du sperme n’avaient pas été examinées.

Une équipe danoise s’y est donc employée. Ainsi, 347 garçons issus d’une cohorte de grossesses constituée entre 1984 et 1987 ont été recrutés entre 2005 et 2006 alors qu’ils étaient âgés de 18 à 21 ans. Les échantillons de sperme et de sang ont été analysés respectivement pour les paramètres conventionnels du sperme et pour les taux d’hormones de la reproduction. Les informations sur la consommation maternelle d’alcool avaient été collectées de manière prospective pendant la grossesse. Quatre groupes ont été distingués selon le niveau de consommation d’alcool total par semaine (< 1 verre par semaine, n=110; 1-1,5, n=127; 2-4, n=72; > 4,5, n=38). Au Danemark, un verre contient environ 12 grammes d’alcool.

La concentration en spermatozoïdes diminue avec l’augmentation de l’exposition prénatale à l’alcool (p=0,05). Ainsi la concentration moyenne ajustée chez les fils des mères ayant consommé au moins 4,5 verres par semaines pendant la grossesse est de 40 millions/ml (IC 95 % : 25-60). Cette concentration est inférieure de 32 % à celle des hommes exposés en période prénatale à moins d’un verre par semaine (59 millions/ml ; IC 95 % : 44-77 ; p=0,04). On retrouve également une association entre volume du sperme et nombre total de spermatozoïdes et exposition prénatale à l’alcool mais celle-ci n’est pas dose dépendante : on constate en effet une augmentation du volume du sperme de 24 % (p=0,001) et du nombre total des spermatozoïdes de 48 % (p=0,005) en cas d’exposition prénatale à 1 – 1,5 verre par semaine, par rapport à une exposition à moins d’un verre par semaine, la différence n’étant pas statistiquement significative. Les ajustements en fonction de la consommation d’alcool des sujets eux-mêmes n’ont pas modifié les résultats. Aucune variation significative n’a été trouvée en ce qui concerne la mobilité et de la morphologie du sperme ou des hormones de la reproduction (testostérone, oestradiol, FSH, LH, SHBG et inhibine B).

En conclusion, les résultats de cette étude suggèrent que l’exposition prénatale à l’alcool pourrait avoir des effets néfastes persistants sur les cellules de Sertoli, et ainsi sur la concentration du sperme. D’autres études devraient déterminer si ces associations sont causales, ce qui pourrait expliquer certaines différences rapportées entre diverses populations et certaines dégradations à long terme de la qualité du sperme.

Source: Dr Viola Polena (Ramlau-Hansen CH et coll. : Maternal alcohol consumption during pregnancy and semen quality in the male offspring: two decades of follow-up. Hum Reprod., 2010; 25: 2340-5.)

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mai 6th, 2010 by Pharmacien

C’est un curieux attelage qui a attiré l’attention des gendarmes de Champagnole (Jura) vendredi. Sur une route départementale, un homme de 56 ans circulait au volant d’une petite tondeuse à gazon autoportée. Aux militaires qui l’ont contrôlé, l’homme a assuré qu’il revenait de forêt pour cueillir du muguet. S’il dit vrai, on peut imaginer que l’exercice s’est révélé difficile. Le dépistage a révélé une alcoolémie de 2,65 g.

Comme le relève Le Progrès de Lyon, qui a raconté les faits dans son édition d’hier, l’homme ne risque pas de se voir retirer son permis. Il n’en avait plus.

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