Médicaments génériques: pas si fiables ?

France Soir lance un pavé dans la mare avec un dossier sur la fiabilité des médicaments génériques. Sont ils réellement identiques aux originaux ?

Des médecins donnent l’alerte en cette période de suspicion sur les médicaments.

« Les pharmaciens le serinent régulièrement, rassurants : « Mais bien sûr que le générique c’est la même chose que le médicament d’origine ! » Et chacun de repartir, plus ou moins tranquillisé, avec ses boîtes aux noms compliqués. D’autant plus que le Code de la santé publique (CSP), relayé par le Pr Lechat, directeur de l’évaluation des médicaments à l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire) l’affirme de façon plus docte : « Un générique présente la même composition qualitative et quantitative en substances actives. » Ce que l’on sait moins, c’est que le texte tolère une variation de concentration du principe actif dans le corps de – 20 % à + 25 %. « Le Code considère cela comme équivalent, mais c’est faux ! » s’indigne le Dr Julien Blain, parti en croisade depuis 2008 contre les génériques, après qu’une de ses patientes a manqué perdre la vie à cause d’une hémorragie gravissime de l’estomac. « Elle prenait du Ticlid depuis des années, un fluidifiant pour le sang, mais qui peut attaquer sévèrement l’estomac, se souvient le généraliste. Je l’associais à un protecteur gastrique très efficace, le Mopral. Le générique donné par le pharmacien, moins concentré, ne l’a pas protégée suffisamment. » Autrement dit, 20 % de marge peuvent suffire à engendrer de graves complications. Les exemples ne manquent pas : la Ligue française contre l’épilepsie a fait un communiqué il y a trois ans pour avertir les malades que les dosages modifiés des génériques de la Dépakine chrono 500 (sel de sodium d’acide valproïque) pouvaient entraîner une déstabilisation. Le Levothyrox et ses génériques (thyroxine), contre l’hypothyroïdie, sont actuellement sous surveillance de l’Afssaps à cause des problèmes posés par le passage de l’un aux autres. Et certains médecins constatent que les génériques du Plavix (clorpridogel), notamment, donnent de fréquentes allergies. »

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Cette attaque contre les génériques est elle justifiée ou s’agit il encore d’un lobbying des laboratoires de princeps ?

Reste à attendre la réaction de l’AFSSAPS sur le sujet.

 

juin 15th, 2011 by