« Marchander chez son médecin, c’est possible ! »

Les patients sont de plus en plus nombreux à tenter de négocier le prix des soins, constate le magazine Marianne. « Ils savent maintenant que les tarifs des médecins qui exercent en secteur 2 ne sont pas figés. Ils comparent les prix de plusieurs praticiens et osent négocier », note Marc Paris, du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss).

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« Chez les dentistes, ils négociaient déjà depuis quelque temps. Il semble que, désormais, avant une opération chirurgicale, quand la somme est importante, les patients discutent aussi ». Un phénomène rendu encore plus visible avec la crise économique, alors que la Sécurité sociale se désengage toujours plus, que les franchises se multiplient et que les primes d’assurances augmentent. Ainsi, selon une étude de l’UFC-Que choisir (PDF), « quand une personne consacrait 407 euro à se soigner en 2001, elle en consacrera 618 euro sept ans plus tard ». « Il y a un changement dans le comportement des patients. Depuis quatre ou cinq ans, quand j’envoie un malade chez un confrère, il me demande combien ça va lui coûter, quel sera son reste à charge », confirme le Dr Jean-François Rey, gastro-entérologue et président de l’Union nationale des médecins spécialistes confédérés (Umespe).

Autrefois taboue, la question de l’argent prend ainsi une place centrale dans la consultation médicale, comme le confirme le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). « Des négociations sur les tarifs d’un médecin de secteur 2, ça a toujours existé. Mais le phénomène se renforce, il y a un vrai mouvement ».

Source: Marianne

mars 18th, 2013 by