Les anesthésistes n’acceptent pas la baisse tarifaire décidée par le gouvernement

Dans le cadre du plan d’économies supplémentaires de 600 millions d’euros décidé pour cette année par le gouvernement, les anesthésistes se verront imposer des décotes tarifaires concernant la chirurgie de la cataracte. « Faut-il y voir un retour en force de la maîtrise comptable comme le redoutent certains syndicats ? », interroge Le Quotidien du Médecin.

« Dans un passé récent, les radiologues (…) et les biologistes avaient subi des décotes tarifaires. (…) Cette fois, ce sont les anesthésistes, régulièrement classés en haut de l’échelle des revenus médicaux, qui se réveillent avec la gueule de bois. Et demain ? » poursuit le journal.

Pour Le Quotidien du Médecin, cette baisse de tarif s’inscrit dans « une stratégie d’ajustement au fil de l’eau des dépenses de médecine de ville », orchestrée par les pouvoirs publics. Interrogé par le quotidien,Michel Levy, président du Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs (SNARF) n’accepte ni sur le fond ni sur la forme cette baisse tarifaire décidée par le gouvernement.

« En dehors de la question économique, c’est le mépris avec lequel ce choix a été fait, sans concertation ni information, et alors que l’alerte n’a pas été déclenchée sur le dépassement de l’Ondam que nous ne supportons pas. C’est pire que Juppé ! », déclare-t-il.

Source: Le Quotidien du Médecin

juin 4th, 2010 by