Alcool et grossesse: Une étude dangereuse ?

En France, les autorités sanitaires recommandent aux femmes enceintes de s’abstenir totalement de boire de l’alcool pendant leur grossesse, arguant qu’une consommation même très faible de boissons alcoolisées peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant. Les principaux risques sont une naissance prématurée, un retard de croissance in utero et la pré-éclampsie.
Certains pays n’ont pourtant pas fait le choix de la tolérance zéro. C’est le cas notamment de la Grande-Bretagne, où le ministère de la Santé n’interdit pas la consommation modérée d’alcool chez la femme enceinte. Une vaste étude internationale semble donner raison à cette position.

Le Dr Fergus McCarthy et une équipe de chercheurs internationaux ont comparé les données de naissance d’enfants nés de 5 628 femmes, enceintes pour la première fois entre 2004 et 2011. Parmi elles, plus de la moitié avaient rapporté avoir bu de l’alcool au cours de leur premier trimestre de grossesse, 19 % ayant consommé un à deux verres par semaine, 25 % trois et sept verres par semaine et 15 % plus de sept verres par semaine.

L’analyse scientifique, parue dans la version en ligne de la revue Obstetrics & Gynecology, n’a pas permis de mettre en évidence la moindre différence entre les femmes enceintes abstinentes et les autres, et ce quel qu’ait été leur niveau de consommation d’alcool. Cette étude rejoint les travaux de scientifiques danois qui, l’année dernière, avaient montré qu’une faible consommation d’alcool pendant la grossesse n’affectait pas les capacités mentales de l’enfant à ses cinq ans. Pour autant, l’étude américaine s’est attiré cette semaine les foudres de nombreuses associations de protection de l’enfance qui soulignent qu’elle ne prend pas en compte les méfaits de l’alcool à long terme sur la santé des enfants.

Source: Doctissimo.fr

septembre 16th, 2013 by