Cancer : le taux de survie s’améliore

Un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS), de l’Institut national du cancer (INCa) et du réseau des registres français des cancers, portant sur plus de 420 000 personnes diagnostiquées entre 1989 et 2007, montre que le taux de survie s’améliore en France pour la plupart des cancers, avec un taux général de guérison de 58 %. Les progrès réalisés en matière de traitements, de diagnostic et de prise en charge précoce sont à l’origine de cette amélioration.

Malgré tout, c’est encore la localisation cancéreuse qui détermine les chances de survie d’un patient. Sur 10 ans, le taux de survie varie ainsi de 1 % en moyenne pour le cancer de la plèvre à 93 % pour le cancer du testicule. Les cancers de mauvais pronostic (survie à 10 ans inférieure à 33 %) représentent 40 % des cancers chez les hommes et seulement 16 % chez les femmes.

Chez ces dernières, le cancer du sein est « de bon pronostic ». La survie 5 ans après le diagnostic est de 86 % et de 76 % à 10 ans. Mais, sa fréquence élevée (53 000 nouveaux cas en 2011) fait qu’il reste la première cause de décès par cancer chez la femme. Pour le cancer de la prostate (71 000 nouveaux cas en 2011), on enregistre une amélioration « majeure » de la survie 5 ans après le diagnostic. Celle-ci est passée de 70 % en 1990 à 90 % en 2002. Le pronostic du cancer colorectal (40 500 nouveaux cas en 2011) a également progressé, la survie passant de 53 % en 1990 à 57 % cinq ans après le diagnostic.

Le cancer colorectal fait toutefois encore partie des cancers de mauvais pronostic comme celui du poumon et des voies aéro-digestives supérieures.

Source: www.lexpress.frcancer

février 11th, 2013 by