Les problèmes d’érection en relation étroite avec la santé

Un homme sur deux en France a déjà rencontré des problèmes d’érection, un désagrément en relation étroite avec son état de santé et qu’il a tout intérêt à traiter, selon des spécialistes.

Selon un sondage Ifop publié mardi (réalisé en ligne du 8 au 12 avril auprès de 954 hommes, méthode des quotas), 49% des hommes ont déjà souffert de problèmes d’érection, 6% souvent, 15% de temps en temps, 28% rarement. Plus on vieillit plus on en souffre : 38% des moins de 50 ans sont concernés, et 77% des plus de 65 ans. La moitié des plus de 65 ans en souffrent régulièrement, et seulement 10% des moins de 50 ans.

La quasi-totalité des hommes interrogés pensent que l’érection est nécessaire pour l’équilibre de l’homme et sa confiance en soi (93%), indispensable à l’harmonie du couple (92%) et caractéristique d’un bon état de santé (87%).

La dysfonction érectile provoque « une importante souffrance chez l’individu », a noté le Pr Pierre Costa, chef du service d’Urologie-andrologie du CHU de Nîmes, lors d’une conférence de presse organisée par le laboratoire Bayer.

« Il ne se sent plus un homme, il a une anxiété de performance, il a peur de ne plus être capable d’être en couple » et traiter le symptôme « lui permet de retrouver sa confiance en lui », dit-il, mais pas seulement.

Citant des études, il note que « les personnes âgées ayant une activité sexuelle vivent plus longtemps et mieux ». Les troubles de l’érection peuvent en outre alerter sur l’arrivée de maladies qui diminuent l’afflux de sang dans le pénis, telles que l’hypertension, le diabète, la dépression, les maladies de la prostate…

Selon une étude de 2003, « quand il y a un terrain favorable, le trouble de l’érection arrive trois ans avant le premier infarctus », dit-il.

Parce qu’ils souffrent de dysfonction érectile, nombre d’hommes ont tendance à interrompre leurs traitements contre l’hypertension, la dépression ou le diabète… D’où un risque important pour leur santé.

Trois vasodilatateurs, qui favorisent l’afflux de sang dans le pénis en bloquant l’enzyme PDE-5, occupent le marché du dysfonctionnement érectile : n°1 le Viagra (molécule Sildenafil, lancé en 1998), puis le Cialis (Tadalafil, 2003), et le Levitra (Vardenafil, 2003), dont la part de marché est en Europe de 15%.

Leur impact se manifeste plus ou moins rapidement et dure plus ou moins longtemps. Les effets secondaires – maux de tête, rougeurs, voire nausées, vertiges… – sont à peu près similaires. Délivrés sur ordonnance, ils ne sont pas remboursés. On en trouve des succédanés sur l’internet, sans garantie de composition et de qualité.

Bayer a à cette occasion annoncé la diminution de moitié du prix fabricant hors taxe de son médicament Levitra, que souvent les patients coupent en deux pour alléger la facture. Le prix public d’un comprimé, à prendre avant chaque relation sexuelle, varie à ce jour de 8 à 15 euros.

Outre les médicaments, les traitements incluent l’injection d’une substance dilatant les vaisseaux sanguins de la verge, l’usage d’une pompe qui fait affluer le sang dans le pénis, la chirurgie réparatrice, ou la pose d’une prothèse.

Source: AFP

mai 5th, 2010 by