Category: Médicaments

décembre 9th, 2013 by Pharmacien

Une étude publiée dans le British Medical Journal dénonce la quantité trop importante de sodium dans les médicaments effervescents. A la posologie la plus courante, certaines spécialités apporteraient autant de sodium que la dose journalière maximale conseillée. Ils augmenteraient donc le risque cardiovasculaire.

Une équipe du Ninewells Hospital de Dundee, en Grande-Bretagne, a analysé les conditions de survenue d’accidents cardiovasculaires au sein d’une cohorte de 1,3 million de personnes suivies entre 1987 et 2010. « Les patients à qui ont été prescrits des médicaments, effervescents ou dispersibles, contenant du sodium ont plus d’incidents cardiovasculaires que les autres », concluent les chercheurs. Certains comprimés renferment 427,8 mg de sodium, soit la même quantité que dans 1 gramme de sel de table. Autrement dit, les patients concernés par ce type de prescription avalent en moyenne 6,29 g de sel par jour rien qu’avec leurs médicaments, alors que la recommandation de l’OMS limite cette consommation quotidienne à 5 g.

Le Pr Michel Krempf, président du Salt (un groupe d’experts créé en 2010 pour encourager la réduction du sel dans l’alimentation), se félicite que l’étude mette en lumière l’importance des apports en sel hors alimentation. Pour le Pr Jacques Blacher, cardiologue et épidémiologiste à l’Hôtel-Dieu, il faut toutefois relativiser ces résultats et rappeler que l’augmentation du risque cardiovasculaire due au médicament reste limitée. D’après Carine Gransard, pharmacienne au centre hospitalier de Béthune, qui a recensé 87 spécialités d’usage courant dont la posologie recommandée apporte en moyenne 2 g de sel par jour, il est toutefois recommandé de proposer « des formulations sans sodium pour les patients hypertendus ».

www.sante.lefigaro.fr

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août 12th, 2013 by Pharmacien

Le recours excessif aux antibiotiques est source de problèmes pour les médecins américains. Selon une étude publiée dans la revue Journal of Antimicrobial Chemotherapy, non seulement 25 % des prescriptions d’antibiotiques sont injustifiées, mais en outre, 60 % des antibiotiques prescrits font partie des antibiotiques les plus forts, connus sous le nom d’« antibiotiques à large spectre ».

Les chercheurs de l’Université d’Utah de Salt Lake City (États-Unis) ont examiné des données concernant 238 624 consultations de patients dans des établissements de soins de santé entre 2007 et 2009. Sur la base de cet échantillon, ils estiment à 985 millions le nombre moyen de consultations ambulatoires annuelles. Selon les estimations, 101 millions d’entre elles auraient débouché sur une prescription d’antibiotiques : 62 millions se seraient conclues par une prescription d’antibiotiques à large spectre et 39 millions par une prescription d’antibiotiques à spectre étroit.

Dans plus de 25 % des cas étudiés, ces prescriptions sont inutiles, l’infection provenant d’un virus. Cependant, il est parfois difficile de déterminer l’origine virale ou bactérienne d’une infection. « Il semble que la tendance naturelle, en cas d’incertitude quant à l’origine d’une infection, incite à la prescription inappropriée d’antibiotiques », a affirmé l’auteur référent, Adam L. Hersh. Selon lui, les antibiotiques à large spectre sont, en outre, davantage susceptibles d’être délivrés lorsqu’ils ne sont pas nécessaires.

L’utilisation excessive d’antibiotiques peut entraîner des effets secondaires et contribuer au développement de bactéries résistantes aux antibiotiques. Les médecins semblent opter pour des antibiotiques plus forts notamment en cas de troubles respiratoires, d’infections cutanées et d’infections urinaires, qui, dans la plupart des cas, seraient mieux traités par d’autres antibiotiques. Les auteurs conseillent vivement aux patients et aux médecins d’être plus prudents lors de la prescription et de l’utilisation d’antibiotiques.

Source: Journal of Antimicrobial Chemotherapy

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septembre 13th, 2011 by Pharmacien

L’été a été marqué par plusieurs alertes concernant un risque accru de pénurie de médicaments. Les médias se sont ainsi attardés début août sur les alertes croissantes d’officinaux voyant se multiplier les difficultés d’approvisionnement pour des traitements parfois incontournables. Par ailleurs, patients et médecins se sont mobilisés pour évoquer des cas particuliers.

Plusieurs associations de séropositifs ont ainsi dénoncé à plusieurs reprises les difficultés rencontrées par certains patients pour se procurer en temps voulu leur traitement. De leur côté, les anesthésistes réunis au sein de la Société française d’anesthésie et de réanimation se sont émus, il y a quelques semaines, de l’arrêt de commercialisation d’un produit pourtant essentiel.

Face à ces différentes alertes, le ministre de la Santé a convoqué mercredi 7 septembre une réunion avec l’ensemble des responsables concernés, des représentants des pharmacies à ceux des industriels en passant par les grossistes répartiteurs. L’urgence de mettre en place une réponse spécifique face à ce phénomène a rapidement émergé. La Direction générale de la Santé et l’Agence française de sécurité sanitaire de produit de santé (AFSSAPS) ont donc été chargées de la mise en oeuvre « sans délai » de ce plan d’action.

Celui-ci devrait notamment s’appuyer sur une meilleure connaissance des situations les plus problématiques. Le ministre de la Santé attend notamment la mise en place d’un « circuit d’information rapide facilitant le signalement par les professionnels de santé de toute rupture de stock ou difficultés d’approvisionnement ». Par ailleurs, les médicaments susceptibles de présenter un risque de pénurie devraient être clairement identifiés.

Concernant la résolution des phénomènes, les pouvoirs publics se retournent en grande partie vers les laboratoires qui devraient être tenus d’instaurer « un plan de gestion des pénuries ». Enfin, le gouvernement presse la DGS et l’AFSSAPS de rappeler à l’ensemble des acteurs concernés leurs « obligations de service public ».

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juin 15th, 2011 by Pharmacien

France Soir lance un pavé dans la mare avec un dossier sur la fiabilité des médicaments génériques. Sont ils réellement identiques aux originaux ?

Des médecins donnent l’alerte en cette période de suspicion sur les médicaments.

« Les pharmaciens le serinent régulièrement, rassurants : « Mais bien sûr que le générique c’est la même chose que le médicament d’origine ! » Et chacun de repartir, plus ou moins tranquillisé, avec ses boîtes aux noms compliqués. D’autant plus que le Code de la santé publique (CSP), relayé par le Pr Lechat, directeur de l’évaluation des médicaments à l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire) l’affirme de façon plus docte : « Un générique présente la même composition qualitative et quantitative en substances actives. » Ce que l’on sait moins, c’est que le texte tolère une variation de concentration du principe actif dans le corps de – 20 % à + 25 %. « Le Code considère cela comme équivalent, mais c’est faux ! » s’indigne le Dr Julien Blain, parti en croisade depuis 2008 contre les génériques, après qu’une de ses patientes a manqué perdre la vie à cause d’une hémorragie gravissime de l’estomac. « Elle prenait du Ticlid depuis des années, un fluidifiant pour le sang, mais qui peut attaquer sévèrement l’estomac, se souvient le généraliste. Je l’associais à un protecteur gastrique très efficace, le Mopral. Le générique donné par le pharmacien, moins concentré, ne l’a pas protégée suffisamment. » Autrement dit, 20 % de marge peuvent suffire à engendrer de graves complications. Les exemples ne manquent pas : la Ligue française contre l’épilepsie a fait un communiqué il y a trois ans pour avertir les malades que les dosages modifiés des génériques de la Dépakine chrono 500 (sel de sodium d’acide valproïque) pouvaient entraîner une déstabilisation. Le Levothyrox et ses génériques (thyroxine), contre l’hypothyroïdie, sont actuellement sous surveillance de l’Afssaps à cause des problèmes posés par le passage de l’un aux autres. Et certains médecins constatent que les génériques du Plavix (clorpridogel), notamment, donnent de fréquentes allergies. »

Lire l’article complet

Cette attaque contre les génériques est elle justifiée ou s’agit il encore d’un lobbying des laboratoires de princeps ?

Reste à attendre la réaction de l’AFSSAPS sur le sujet.

 

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janvier 19th, 2011 by Pharmacien

Une liste des médicaments sous surveillances suite à des problèmes de pharmaco vigilence, jalousement protégé par l’AFFSAPS, a été rendue publique par le journal le figaro. Voici celle ci:
ABSTRAL (laboratoire Prostrakan). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Effet indésirable possible : dépression respiratoire.

ACLASTA 5 mg (laboratoire Novartis). C’est un traitement de l’ostéoporose. Effet indésirable : insuffisances rénales.

ACOMPLIA. (Sanofi-Aventis) Ce produit de traitement de l’obésité ou des patients en surpoids a fait l’objet d’un retrait du marché le 23 octobre 2008, mais les autorités surveillent toujours les effets indésirables sur les patientes : il peut entraîner des dépressions, des vertiges et des troubles du sommeil.

ALLI 60mg (GSK). Ce médicament est indiqué dans le traitement du surpoids. Il est sous surveillance car il peut entraîner des troubles de l’anxiété.

ANTASOL (laboratoire Sol France). Ce traitement anti-douleur utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.

ARCOXIA (MSD Chibret). Il s’agit d’un anti inflammatoire non stéroïdien utilisé dans le traitement de l’arthrose. Effet secondaire : Il peut augmenter le risque d’accident vasculaire cérébraux, et d’infarctus du myocarde.

BYETTA (Lilly). Ce médicament est un anti-diabétique. Il entraîne des troubles gastro-intestinaux, des nausées, et des vomissements. Une étude montre qu’il augmente le risque d’insuffisance rénale aigüe.

CELSENTRI (Pfizer). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux contre le VIH. Les effets secondaires sont les risques d’atteintes du foie, les troubles cardiaques et musculaires.

CERVARIX (GSK). C’st un vaccin contre le col de l’utérus en prévention des cancers du col. Effets secondaires possibles : céphalées, et douleurs musculaires, rougeur et gonflement.

CHAMPIX (Pfizer). Ce médicament d’aide à l’arrêt du tabac agit sur les récepteurs nicotiniques du cerveau. Il a des effets secondaires. Notamment la dépression, l’irritabilité, les céphalées.

CHLORHYDRATE DE BUPRENORPHINE (Merck). Il s’agit d’un traitement substitutif des drogues opiacées. Il peut entraîner des atteintes hépatiques, et des cas de dépression respiratoire.

CIMZIA (UCB Pharma) : Il s’agit d’une prise en charge de la polyarthrite rhumatoide. Des effets secondaires ont été identifiés, notamment des tuberculoses et des zonas.

CYMBALTA (Lilly). Ce médicament est un antédépresseur. Ses effets secondaires sont des atteintes graves du foie. L’Afssaps indique que «le risque de suicides pourrait être augmenté».

EFFENTORA (Céphalon). Ce médicament est un anti-douleur. Il peut provoquer une accoutumance. Le surdosage peut être mortel.

EFIENT 10 mg (Lilly). Ce médicament est indiqué pour la prévention des maladies cardio-vasculaires. Les effets secondaires identifiés sont le risque hémorragique et l’anémie.

ELLAONE (HRA Pharma). Il s’agit d’un contraceptif d’urgence à prendre dans les cinq jours après un rapport sexuel non protégé. Les risques identifiés sont l’augmentation de la pression artérielle, les grossesses extra-utérines et les atteintes du foie.

ENTONOX (Linde Healthcare). Ce traitement utilisé à l’hôpital est un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il peut entraîner une modification des perceptions sensorielles et une angoisse.

EXJADE (Novartis). Ce médicament est indiqué contre la surcharge en fer. Il peut provoquer des troubles au foie et aux intestins.

FIRMAGON (Ferring). Il s’agit d’un traitement hormonal pour le cancer de la prostate. Il peut entraîner des pathologies cardio-vasculaires et une diminution de la densité minérale osseuse.

GALVUS (Novartis). Il s’agit d’un anti-diabétique. Il peut provoquer des atteintes du foie, et des troubles du système nerveux.

GARDASIL (Sanofi-Pasteur MSD). Il s’agit du vaccin contre le papillomavirus, pour éviter les cancers du col de l’utérus. Il peut entrainer des réactions cutanées au point d’injection et de la fièvre. Il n’est pas recommandé pour la femme enceinte.

ILARIS (Novartis). Ce médicament est un anticorps, pour lutter contre certaines infections. Il peut entraîner des vertiges et une hypercholestérolémie.

INCRELEX (Ipsen). Ce médicament est indiqué dans le traitement à long terme des retards de croissance chez l’enfant. Des hypoglycémies et des hypertrophies des amygdales ont été signalées.

INSTANYL ( Nycomed). Il s’agit d’un anti-douleur morphinique. Il peut provoquer des dépressions respiratoires, des vomissements, et des vertiges.

INTELENCE (Janssen-Cilag). Il s’agit d’un médicament de la famille des antirétroviraux. Les risques identifiés sont l’éruption cutanée, parfois sous forme très importantes, et les nausées.

INTRINSA (Procter&Gamble Pharmaceuticals), patch indiqué dans la baisse du désir sexuel chez les femmes souffrant de ménopause chirurgicale. Effets indésirables : réactions locales au site d’application (30 % des patients), acné, hirsutisme et raucité de la voix (pour 1% des patients). Risques potentiels : survenue du cancer du sein et d’évènements cardiovasculaires.

ISENTRESS (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué dans le traitement de l’infection par VIH. Effets indésirables : diarrhées, nausées et fièvre. Risque potentiel : développement de résistances et échec virologique.

JANUVIA, 100 mg comprimé pelliculé (Merck, Sharp & Dohme LTD), indiqué chez les patients diabétiques de type 2 pour le contrôle de la glycémie. Effets indésirables : troubles digestifs, infections des voies respiratoires, réactions cutanées, réactions d’hypersensibilité.

KALINOX (Air Liquide Santé France), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.

KUVAN (Merck Serono), indiqué dans deux maladies métaboliques rares. Effets indésirables : troubles gastro-intestinaux. Risque potentiel : atteinte des reins.

LUCENTIS (Novartis Europharm LTD), indiqué dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Effets indésirables : décollements de la rétine, déchirures rétitiennes, cataractes traumatiques (survenus dans moins de 0,1% des injections intravitréennes) ; inflammations intraoculaire (moins de 1% des cas). Risque potentiel : réaction allergique grave.

METHADONE AP-HP gélule (Bouchara-Recordati), indiqué dans le traitement de substitution des drogues. Effets indésirables : hypersudation, nausées, constipation, dépression respiratoire, hypotension sévère, arrêt respiratoire, choc et arrêt cardiaque.

MULTAQ (Sanofi-Aventis), indiqué dans certains troubles cardiaques. Effets indésirables : diarrhées, nausées, vomissements et asthénie.

MYCAMINE (Astellas Pharma), indiqué contre les mycoses. Effets indésirables : nausées et vomissements. Risque potentiel : développement de tumeurs du foie.

NPLATE (Amgen), indiqué pour augmenter la production de plaquettes. Effets indésirables : maux de tête. Risques potentiels : problèmes cardio-vasculaires.

ONGLYZA (Bristol-Myers Squibb/AstraZeneca), indiqué dans le diabète de type 2. Effets indésirables : infections respiratoires, vomissements, maux de tête.

ORENCIA (Bristol-Myers Squibb), indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : infections respiratoires et urinaires, réactions allergiques, nausées, maux de tête.

OXYNOX (Air Products SAS), réservé aux professionnels, indiqué comme anti-douleur chez le dentiste ou aux urgences. Effets indésirables : modification des perceptions sensorielles, nausées, angoisse, euphorie.

PRADAXA (Boehringer-Ingelheim), indiqué chez les patients ayant une prothèse totale de hanche ou de genou. Effets indésirables : nausées, vomissements, constipations, thromboses veineuses profondes, insomies. Risques : hémorragie, atteinte du foi.

PREVENAR 13 (Pfizer), vaccin contre les infections à pneumocoque (méningites, pneumonies…) pour les enfants. Effets indésirables : réactions au site d’injection, fièvre, irritabilité, perte d’appétit et troubles du sommeil.

PROCORALAN (Servier), indiqué dans certains troubles du rythme cardiaque. Effets indésirables : ralentissement du rythme cardiaque et vision trouble.

RELISTOR (Wyeth Pharmaceuticals France), indiqué pour les patients en soins palliatifs. Effets indésirables : douleurs abdominales, nausées, diarrhées.

REVLIMID (Celgen Europe Limited), indiqué contre le myélome multiple, cancer de la moelle osseuse. Effets indésirables : troubles du sang, gastro-intestinaux, éruptions cutanées. Risques potentiels : embolies.

REVOLADE (GlaxoSmithKline), indiqué pour certaines personnes ayant subi une ablation de la rate. Effets indésirables : maux de tête, nausées. Risques : atteintes du foie, thromboses veineuses, embolies pulmonaires, infarctus.

ROACTEMRA (Roche), contre la polyarthrite rhumatoïde. Effets indésirables : rhinopharyngites, maux de tête. Risques : infections graves comme pneumonie ou zona, perforations gastro-intestinales.

STELARA (Janssen-Cilag), contre le psoriasis. Risques : réactions cutanées, allergies, infections.

SYMBICORT (AstraZeneca), contre l’asthme. Effets indésirables : palpitations, tremblements, irritations de la gorge, toux, raucité de la voix.

THALIDOMIDE (Celgene), retiré du marché mondial en 1962, il est actuellement réutilisé pour ses propriétés antitumorales. Les effets indésirables : malformations congénitales en cas de grossesse ; tromboses veineuses ; embolies pulmonaires.

THELIN (Encysive Limited), pour les patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire dans le but d’améliorer leur capacité à l’exercice physique. Effets indésirables : infections des voix respiratoires, troubles de la coagulation. Risques : oedème pulmonaire.

TOCTINO (Basilea Pharma), contre l’eczéma chronique sévère des mains. Risque élevé de malformation congénitale en cas de grossesse. Autres risques : troubles psychiatriques ou encore oculaires.

TRACLEER (Actelion), indiqué contre l’hypertension artérielle pulmonaire et aussi contre les ulcères digitaux. Risques associés : toxicité hépatique.

TYSABRI (Biogen Idec France), réservé à l’usage hospitalier et indiqué dans la sclérose en plaques. Risques : graves troubles au foie et des complications neurologiques.

TYVERB (GSK), indiqué contre le cancer du sein. Effets indésirables : troubles digestifs et cutanés ; atteintes du foie ; toxicité pulmonaire.

VALDOXAN (Servier). Il s’agit d’un anti-dépresseur. Il peut provoquer des nausées et des vertiges. Des problèmes au foie ont aussi été identifiés.

VIMPAT (UCB Pharma). C’est un anti-épileptique. Il peut entrainer des céphalées, des nausées. Des risques de suicide sont signalés.

VOLIBRIS (GSK). Ce médicament est utilisé dans le traitement de l’hypertension arterielle pulmonaire. Il a été notifié des oedèmes, des affections des voies respiratoires supérieures et des palpitations.

XARELTO (Bayer). Il s’agit d’un médicament de prise en charge des troubles cardio-vasculaires. Il peut provoquer des risques de saignements, des complications hémorragiques, et des ulcères gastro-intestinaux.

XYREM (UCB Pharma) C’est un traitement de la maladie du sommeil, dite narcolepsie. Les risques liés au produit font apparaître des dépressions respiratoires, des troubles neuro-psychiatrique, des idées suicidaires et des tentatives de suicide.

ZYPADHERA (Lilly) Il s’agit d’un anti-psychotique délivré aux patients adultes schizophrènes. Dans certains cas, des effets secondaires du type agressivité, vertiges, hypertension, convulsion, et même quelques cas de coma ont été rapportés.

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janvier 18th, 2011 by Pharmacien

Suite à la remise du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) accusant Servier d’avoir délibérément caché les propriétés du Médiator® et dénonçant l’apathie des agences de santé, Xavier Bertrand a annoncé une série de mesures afin de « rebâtir un nouveau système de sécurité sanitaire ».

Certaines prendront effet rapidement, comme le remplacement du directeur de l’Afssaps, l’indemnisation des victimes, le lancement d’une mission d’inspection sur les agences sanitaires et la publication d’un rapport de l’Igas sur la réforme de la pharmacovigilance. Ce document servira de base à la grande réforme annoncée pour l’été et qui devrait modifier le fonctionnement des agences de santé et le processus d’évaluation des produits, faire financer l’Afssaps par l’Etat et non plus par l’industrie pharmaceutique et lutter contre les conflits d’intérêt, détaille Libération.

De son côté, Jacques Servier est appelé à comparaître le 11 février devant le tribunal de grande instance de Nanterre, indique Le Parisien.

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janvier 7th, 2011 by Pharmacien

Ce médicament est accusé d’entraîner des états suicidaires, voire des passages à l’acte.

Le Chantix (varénicline) -autorisé sur le marché américain en 2006, français en 2007 sous le nom de Champix- fait l’objet de nombreuses publicités notamment télévisées vantant ses mérites.

L’ensemble des dossiers émanant de tous les Etats-Unis a été centralisé dans un tribunal fédéral de l’Alabama (sud) qui, selon un décompte effectué par l’AFP à partir de documents judiciaires, a déjà enregistré plus de 1.200 plaintes individuelles de consommateurs de Chantix ou de leur famille.

La procédure a été confiée par l’organe judiciaire américain chargé de centraliser les dossiers comportant des plaintes multiples venant de différents Etats à une juge unique, Inge Johnson. Si elle n’en est qu’à ses prémisses, elle pourrait se solder par un chèque très élevé du laboratoire américain, pour peu que la justice établisse des défaillances dans la conduite des essais cliniques préalables à la commercialisation du médicament.

Le principal avocat des plaignants, Ernest Cory, a assuré s’attendre encore au dépôt d' »un millier d’autres » plaintes pour « négligence » contre le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer. « La plupart des cas présentés impliquent des problèmes neurologiques », indique-t-il, citant « suicides, tentatives de suicide et trous de mémoire » et évoquant, parmi les 1.200 plaintes déjà déposées, « bien plus d’une centaine de suicides réussis ». « 60% des plaintes parlent de tentatives de suicide ou de suicides réussis », ajoute-t-il.

Interrogé par l’AFP, le laboratoire Pfizer a estimé qu' »il n’existe pas de preuve scientifique que le Chantix ait provoqué les accidents neurologiques rapportés par les plaignants ». « Le Chantix est un traitement efficace pour de nombreux fumeurs qui souhaitent arrêter et nous avons l’intention de défendre ce médicament utile », a ajouté Victoria Davis, porte-parole du laboratoire.

Plusieurs scenarii sont possibles dans cette procédure qui « avance rapidement », a expliqué M. Cory. Il a exclu la possibilité de voir celle-ci aboutir à un unique procès du Chantix, jugeant que chaque plainte individuelle est « un cas unique ». La juge Johnson pourrait établir un canevas général de procédure et renvoyer les plaintes dans chacune de leur juridiction d’origine ou bien organiser elle-même un ou plusieurs procès exemplaires.

L’éventualité d’un accord financier global entre Pfizer et les plaignants est également envisageable, même si M. Cory a assuré dans l’immédiat « ne rien en savoir ».

Si les plaignants obtiennent gain de cause en justice, il est également possible que l’Agence américaine du médicament (Food and Drug administration, FDA), qui a déjà exigé l’imposition d’avertissements stricts sur les boîtes de Chantix, décide à terme de retirer le médicament du marché.

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janvier 5th, 2011 by Pharmacien

« Officiellement on ne peut pas parler de défense des victimes du Mediator, on risquerait un procès en diffamation au cas où notre action en justice serait caduque », prévient le Calaisien. Pour autant c’est tout comme. Car c’est bien le médicament antidiabétique que vise l’« Association de défense des personnes victimes des effets secondaires de médicaments destinés à lutter contre le diabète et/ou la surcharge pondérale », intitulé officiel de l’ADVM.

Les statuts de celle-ci devraient être déposés aujourd’hui. José Duquenoy, entouré de proches calaisiens, en sera le président. Le but de la structure sera de porter le combat contre le médicament retiré du marché français en 2009 devant la justice. C’est dans ce cadre que José a déposé le 31 décembre une plainte contre X pour empoisonnement. « Le jour même on parlait de nous », se réjouit le Calaisien, qui déclare avoir reçu sur son portable près de cent quatre-vingts appels de Lille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque, Hénin-Beaumont, mais aussi d’Alsace, de Normandie, du Tarn… « Plus on parle de nous, mieux c’est. On veut savoir pourquoi on a attendu autant pour interdire ce médicament. » Malgré l’âpreté de ses paroles, José Duquenoy n’est pas la victime directe dans cette affaire. C’est sa femme Sylvie qui serait la première touchée. Son état de santé serait d’ailleurs si dégradé qu’elle ne peut pas se faire prendre en photo. « Elle est trop fatiguée, impossible pour elle de se déplacer », invoque le Calaisien.
« Un jour, elle a perdu connaissance »

Aujourd’hui handicapée à 79 %, selon la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), Sylvie aurait commencé à prendre du Mediator en 2006. « Elle était diabétique, le médecin avait confiance, c’était un médicament comme les autres, après tout », raconte le président de l’ADVM. Mais au bout de quelques mois les choses se gâtent : « Ça a commencé avec une hypoglycémie persistante. Puis il y a eu une fatigue énorme. Un jour, elle a perdu connaissance. On a mis cela sur le compte du stress. Puis elle a fait deux infarctus qui l’ont emmenée à l’hôpital… » À l’époque, le couple ne met pas le Mediator en cause, et décide juste d’interrompre le traitement quelques mois. Mais « l es effets secondaires peuvent intervenir des mois après la prise du médicament », continue José. Alors la santé de Sylvie a continué de se dégrader. « Elle a repris le Mediator, les effets ne se sont pas calmés. » Aujourd’hui, Sylvie a du mal à marcher, est essoufflée au moindre mouvement, est victime de pertes d’équilibre, a des problèmes articulatoires… Bref, elle a « tous les symptômes des personnes victimes du Mediator », insiste José Duquenoy. Avec la force de la conviction. •

Contact : 06 58 62 50 14.

Source: lavoixdunord.fr

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janvier 4th, 2011 by Pharmacien

Après avoir alerté sur les dangers du Mediator, la revue médicale dénonce les méfaits du buflomédil. Un médicament commercialisé depuis vingt ans en France et qui aurait de graves effets secondaires.

Un médicament vasodilatateur, le buflomédil, que l’on retrouve notamment sous les marques Fonzylane et Buflomédil EG, doit être retiré du marché en raison d’effets indésirables cardiaques et neurologiques parfois mortels, selon la revue Prescrire.

La revue médicale indépendante, qui décortique régulièrement les bienfaits et les méfaits des médicaments, revient à la charge dans son numéro de janvier en pointant à nouveau ce médicament «commercialisé depuis plus de 20 ans en France» et «sans intérêt thérapeutique démontré.»

Pour la revue, ce médicament «a des effets indésirables neurologiques et cardiaques, parfois mortels, en particulier en cas de doses élevées ou inadaptées à l’insuffisance rénale».

«Il faut le retirer du marché», juge ainsi Prescrire, qui a joué un rôle d’alerte sur les dangers du Mediator, finalement retiré du marché en novembre 2009.
Des effets indésirables connus depuis 2006

«Un compte rendu de la Commission nationale de pharmacovigilance de l’Agence française du médicament (Afssaps) a révélé que plusieurs dizaines de cas d’effets indésirables graves avec ce médicament, dont plusieurs mortels, ont été notifiés entre 2007 et 2009».

Toujours selon Prescrire, en 2006 déjà, ces effets indésirables, les situations à risques et l’absence de bénéfice clinique tangible du buflomédil étaient connus.

«Plutôt que de retirer ce médicament du marché, les autorités ont décidé de retirer uniquement le dosage fort. La consommation de ce médicament a baissé de moitié entre 2006 et 2009, mais manifestement cela n’a pas suffi à mettre les patients à l’abri».

«Combien de victimes faut-il encore aux firmes concernées ou à l’Afssaps (agence des produits de santé) pour décider de retirer ce médicament du marché ?», conclut Prescrire.

Ce médicament est utilisé pour des manifestations douloureuses telles les «claudications intermittentes» de l’artérite au cours de la marche.
D’autres médicaments en ligne de mire

Prescrire revient aussi notamment sur un anti-inflammatoire «pas plus efficace que de nombreux autres» le nimésulide (Nexen et autres noms de marque) «encore commercialisé malgré des hépatites graves», plus de 500 selon un rapport de la Commission d’autorisation de mise sur le marché européenne. Ce médicament a été retiré du marché en Finlande et en Espagne en 2002, et aussi notamment en Argentine, en Belgique, en Irlande, à Singapour.

Egalement dans le collimateur, la vinflunine (Javlor) un anticancéreux utilisé dans le traitement de certains cancers avancés de la vessie qui présente «une balance bénéfices/risques défavorable» caractérisée par de fréquents troubles sanguins, parfois mortels, des troubles intestinaux, neurologiques, ou cardiaques. Prescire dénonce le «prix très élevé» accepté par les pouvoirs publics pour ce médicament «à éviter».

(Source AFP)

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décembre 23rd, 2010 by Pharmacien

Le Réseau D.E.S. France organisait 2 journées de colloque, les 19 et 20 novembre, pour faire le point des connaissances sur les conséquences de l’exposition au Distilbène, hormone de synthèse et sur leur prise en charge, avec pour titre « DES ; 3 générations ; réalités – perspectives ». Car les conséquences de l’utilisation du DES pourraient affecter 3 générations de femmes, les mères « sous Distilbène », leurs filles et leurs petites filles. Prescrit en France jusqu’en 1980 aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches, malgré une interdiction dès 1971 aux Etats-Unis, le distilbène n’est pas sans rappeler l’affaire du Mediator dont le retrait aura pris plus de douze années à partir des premières mises en garde américaines.

En 1938, est découvert le diéthylstilboestrol (DES), un œstrogène de synthèse très peu couteux à mettre en œuvre, prescrit quelques années plus tard en cas de risque de fausse couche. Laissé dans le domaine public, ce médicament est ensuite commercialisé par de nombreux laboratoires pharmaceutiques, et, en France, sous les marques :

  • Distilbène® produit par le laboratoire UCEPHA racheté par UCB Pharma,
  • Stilboestrol-Borne® produit par le laboratoire Borne, (aujourd’hui Novartis) jusqu’en 1974.

Mais, dès 1953, une étude clinique américaine constatera que le DES ne diminue pas l’incidence des accidents de grossesse mais favorise les accouchements prématurés. Pourtant jusqu’en 1971, les prescriptions continueront à progresser et des prescriptions de DES en France seront signalées jusqu’en 1980. L’INSERM, publie une étude en 1983 qui estime qu’en 1964, le DES est encore utilisé dans 1,2% des naissances.

Dès 1971, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis interdit le DES, à la suite de la publication dans le New England Journal of Medecine (NEJM) d’une étude suggérant le lien entre le DES et le cancer à cellules claires chez des jeunes femmes exposées in utero au DES prescrit à leur mère. Si en Europe, l’Angleterre interdit le DES en 1973, la Belgique et les Pays-Bas en 1975, l’Irlande en 1976, le DES continue à être prescrit en France jusqu’en 1980 chez les femmes enceintes.

En 2003, l’Afssaps informait ainsi la communauté médicale sur les complications génitales et obstétricales qui peuvent être observées chez les personnes qui ont été exposées au diéthylstilboestrol (D.E.S.) in utero en France entre 1948 et 1977 et précisait alors que « seule une partie du corps médical connaît les risques d’une telle exposition » : « Depuis 1970, date de la publication des premiers cas de cancer du vagin, d’autres atteintes ont été décrites, en particulier des anomalies du col utérin pouvant provoquer des problèmes de fertilité et des complications obstétricales. Ce problème reste d’actualité dans la mesure où les patientes exposées, âgées aujourd’hui de 25 à 52 ans, pourront pour les plus jeunes, être confrontées à ces complications, et ce potentiellement jusque dans les années 2015 ».

Aujourd’hui, comme l’écrit l’Afssaps, certaines femmes ont pu être exposées in utero au DES. Or les études américaines montrent à la fois pour les femmes de la première génération et pour ces femmes de la 2e génération (leurs filles) une augmentation du risque de cancer du sein après 40 ans. Aux Etats-Unis, la découverte de 3 cas de cancer de l’ovaire chez les petites-filles « Distilbène » relance l’inquiétude.

Source: santelog.com

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