Category: Maladie

mai 14th, 2014 by Pharmacien

La mycose de l’ongle se caractérise par une coloration jaunâtre et un épaississement progressif. Son diagnostic est confirmé par un prélèvement effectué dans un laboratoire spécialisé. « Il faut attendre trois ou quatre jours pour savoir s’il s’agit d’une mycose, mais environ trois semaines avant de pouvoir en identifier l’agent responsable », explique le Dr Béatrice Petit, dermatologue à Paris.

Les traitements varient en fonction du type de champignon et du degré d’atteinte de la matrice de l’ongle. Le traitement est local lorsque la matrice n’est pas touchée : il consiste en l’application d’un vernis antifongique pendant plusieurs mois, une solution simple mais néanmoins très contraignante et souvent responsable d’une mauvaise observance des patients. Lorsque la matrice est atteinte, un traitement oral antifongique de plusieurs mois est alors nécessaire. Si les résultats de cette approche sont bons, ils impliquent souvent des effets secondaires, tels que des troubles digestifs ou cutanés.

En cas d’échec aux traitements locaux et oraux ou d’apparition d’effets secondaires importants, on peut désormais proposer aux patients la technique du laser dont l’objectif est ici de détruire les champignons par la chaleur. « Le nouveau traitement utilise un laser, dont l’énergie s’élève à plus de 70°C et qui traverse l’ongle pour atteindre, par en dessous, son lit où se trouve le champignon.

Généralement une ou deux séances suffisent pour le détruire. Même si un seul ongle est atteint, il faut traiter les autres (quinze minutes pour ceux des deux mains, idem pour les pieds) », indique la spécialiste. Sans effets secondaires (hormis de petites rougeurs transitoires autour de l’ongle), cette méthode est généralement bien tolérée par le patient et offre un taux de guérison de 80 %.

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mai 14th, 2014 by Pharmacien

Depuis plusieurs années, on parle de sensibilité non-cœliaque au gluten pour désigner les symptômes dont souffrent les personnes chez qui une maladie cœliaque ne saurait être diagnostiquée, leur bilan sanguin étant négatif. Ces patients présentent pourtant des manifestations similaires (douleurs abdominales, douleurs osseuses ou articulaires, crampes musculaires, migraines, fatigue, diarrhées, perte de poids, fourmillements…) qui disparaissent avec l’éviction du gluten, un composé d’amidon et de protéines présent dans certaines céréales comme le blé, l’orge ou le seigle. On apprend aujourd’hui que l’intolérance au gluten pourrait être l’une des causes d’apparition de la fibromyalgie.

Fibromyalgie-et-glutenUne équipe médicale de l’Hôpital Puerta de Hierro à Madrid, en Espagne, a suivi 246 personnes atteintes de fibromyalgie sévère et n’ayant pas de maladie cœliaque dans le cadre d’un régime sans gluten. Quatre-vingt-dix participants ont signalé une amélioration de leurs symptômes après avoir éliminé le gluten de leur assiette. Des examens ont confirmé que ces mêmes personnes « présentaient une pathologie intestinale, se manifestant par des lésions intestinales (lymphocytose intra-épithéliale), caractéristiques d’un trouble lié au gluten ».

 

 

Une étude publiée l’an dernier avait déjà établi un lien entre la fibromyalgie et des facteurs alimentaires, certains additifs pouvant notamment aggraver les symptômes chez les personnes fibromyalgiques. D’autres pathologies sont évoquées pour expliquer l’apparition de cette maladie encore largement mystérieuse : l’hyperparathyroïde, la neuropathie ou une infection virale.

Source: psychomedia.qc.ca

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avril 4th, 2014 by Pharmacien

[image src=’http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/04/migraine-et-stress.jpg’ width=’190′ height=’145′ title=’Migraine et Stress’ align=’left’]Une étude américaine publiée dans la revue Neurology remet en question un fait depuis longtemps établi dans le traitement des migraines. Contrairement à ce que l’on pensait jusqu’à présent, ce n’est pas le stress en lui-même qui est un déclencheur de céphalées, mais plutôt la relaxation qui suit un épisode stressant.

Richard B. Lipton et ses collègues du Montefiore Headache Center ont suivi pendant trois mois 17 personnes souffrant de migraines chroniques. Les participants devaient renseigner plusieurs fois par jour, via un appareil électronique, les conditions de survenue de leurs crises migraineuses. Une échelle du stress perçu permettait en outre d’évaluer leur niveau de stress de la journée.

Les chercheurs se sont ainsi aperçu que la détente après un niveau de stress intense était liée à l’apparition d’une migraine dans les heures suivantes. Le risque dans les 6 heures d’avoir mal à la tête était cinq fois plus important. Il demeurait plus élevé jusqu’à 18 heures après la diminution du stress. D’après eux, c’est la variation des niveaux du cortisol, une hormone de stress, qui contribuerait au déclenchement de maux de tête lors de la détente. « Il est important d’être conscient de ses niveaux de stress et de tenter de se détendre pendant les périodes de stress», recommandent les chercheurs. Leur étude confirme le rôle de la gestion du stress dans la prise en charge du mal de tête.

Source: ww.psychomedia.qc.ca

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novembre 15th, 2013 by Pharmacien

À l’occasion de la journée mondiale contre le diabète, le 14 novembre, le bulletin épidémiologique hebdomadaire a fait le point sur la prise en charge des malades français. Malgré l’inscription de la pathologie sur la liste des affections de longue durée (ALD), qui ouvre le droit à un remboursement à 100 % des frais de santé, « 20 % des patients diabétiques déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières ».

En se basant sur les données de l’étude Entred 2007, portant sur 263 diabétiques de type 1 et 3 467 de type 2 (dont plus de 90 % bénéficiaient d’une inscription en affection de longue durée et 88 % d’une couverture complémentaire), des experts en économie de la santé ont chiffré précisément les dépenses réalisées par les patients pour se soigner. Le reste à charge pour les personnes atteintes de diabète de type 2 s’élevait en moyenne à 660 euros, soit 12 % des dépenses présentées au remboursement, et à 486 euros pour ceux souffrant de diabète insulinodépendant (soit 6,3 % des dépenses). Les trois postes principalement concernés étaient les médicaments, les dispositifs médicaux, comme les bandelettes, et les soins dentaires. Sur l’année écoulée, 54 % des patients disaient avoir rencontré des difficultés financières ; 23 % des diabétiques de type 1 et 17 % de type 2 déclaraient avoir renoncé à des soins de santé. Les raisons économiques ne seraient pas les seules en cause. S’ajouteraient d’autres facteurs comme la complexité des dispositifs de protection sociale.

André Grimaldi, professeur émérite de diabétologie à la Pitié-Salpêtrière et auteur de l’éditorial qui accompagne ce numéro du BEH, en conclut que « malgré des sommes croissantes consacrées par l’Assurance maladie aux patients diabétiques (plus de 15 milliards en 2013), les résultats sont décevants ». De fait, seulement 50 % des diabétiques de type 2 et 37 % des diabétiques de type 1 seraient en équilibre glycémique. Il redoute que les pouvoirs publics ne remettent en cause l’accès à l’ALD pour tous les patients diabétiques, en réservant ce droit aux malades les plus pauvres ou les plus sévèrement atteints. Pour diminuer les dépenses de l’Assurance maladie, il préconise de réviser le contenu du panier de soins pris en charge à 100 % et de mettre en place une éducation thérapeutique ambulatoire adaptée aux besoins réels des patients. Il exhorte également les médecins français à cesser de trop prescrire les nouvelles molécules.

Source: www.lepoint.fr

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août 8th, 2011 by Pharmacien

Une vaste étude internationale réalisée par des chercheurs de l’Institut Pasteur de l’INRA, institut national de recherche agronomique, et de l’institut de veille sanitaire, a permis de constater l’émergence d’une salmonelle résistante aux antibiotiques.

Un phénomène soudain et préoccupant. Cette bactérie est traquée depuis plusieurs années, à partir notamment des cas rapportés en Europe par des voyageurs. D’abord limitée à l’Afrique de l’Est, la zone de contamination s’est progressivement élargie à l’Afrique du Nord et de l’Ouest, ainsi qu’au Moyen-Orient. La volaille a été identifiée comme le principal vecteur de la souche.

L’étude, dirigée par François-Xavier Weill, responsable du Centre national de référence des Salmonella à l’Institut Pasteur (Paris), a été publiée ce 3 juillet 2011 dans le Journal of Infectious Diseases.

Deux points inquiètent particulièrement les scientifiques : la zone géographique de contamination se modifie et s’étend « au cours du temps » et, surtout cette expansion géographique va de pair avec l’apparition de résistances aux différents antibiotiques existants, sachant qu’il n’y a pas de nouveaux antibiotiques en développement.

Faute de médicament efficace, il faut contrôler rapidement le réservoir de la bactérie

La bactérie, appelée Salmonella Kentucky, se montre désormais résistante à plusieurs classes d’antibiotiques. L’équipe de François-Xavier Weill et Simon Le Hello de l’Institut Pasteur a récemment montré l’existence en Afrique du Nord de souches devenues également résistantes aux antiobiotiques de 3e génération qui représentent le dernier rempart contre la bactérie.

Que reste-t-il alors pour lutter contre l’épidémie ? Moyennant qu’il n’existe plus de médicament efficace, le Dr Weill insiste sur la nécessité absolue de faire porter rapidement les efforts sur un contrôle urgent du réservoir de la bactérie. Il préconise la mise en place, dans les pays en développement, de systèmes de surveillance permettant d’établir des règles de traitement pour l’homme et l’animal, expliquant que : « S’il y a une stratégie de traitement basée sur des données de surveillance, on retarde le plus longtemps possible l’apparition de souches résistantes », a-t-il affirmé.

La bactérie s’implanterait-elle en France? Pas d’affolement! …

La bactérie commencerait-elle à s’implanter en France ? Alors qu’entre 2002 et 2008 on recensait globalement 500 cas de cette bactérie multirésistante pour la France, le Royaume-Uni et le Danemark, quelque 270 cas ont été confirmés pour la France seule entre 2009 et 2010. Des chiffres qui peuvent paraître encore faibles, mais qui ne sont qu’un pâle reflet de ce qui doit se passer dans la zone de contamination.

Mais, sur ces cas déclarés, seuls 10% d’entre eux n’ont pas déclaré de séjour à l’étranger, ce qui pourrait laisser penser que la bactérie commence à s’implanter en Europe. Pour autant, le Dr Weill reste prudent sur l’hypothèse de cette implantation, arguant que la contamination peut aussi être liée à la consommation de produits d’importation -sachant par exemple que Salmonella Kentucky a par exemple été retrouvée aux Etats-Unis sur des épices importées d’Afrique du Nord. « Bien sûr, il ne faut pas qu’elle s’implante dans les filières animales en France », a-t-il mis en garde, jugeant néanmoins l’hypothèse « peu probable » compte tenu des mesures de contrôle en vigueur.

Source: rfi.fr

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juin 15th, 2011 by Pharmacien

Après avoir décidé de retirer les recommandations du diabète type 2, la Haute Autorité Française de santé (HAS) vient de faire de même pour la maladie d’Alzheimer. En raison d’une mauvaise gestion des conflits d’intérêts des experts, la HAS a jugé utile de réévaluer les soins de l’Alzheimer afin de restaurer un climat de sincérité et de transparence.

La HAS a décidé, d’elle-même, de retirer les recommandations officielles aux médecins et ce suite à plusieurs revendications dont celle de l’association « Formindep » qui lutte depuis longtemps à favoriser une formation professionnelle indépendante, dégagée de toute influence d’organismes pouvant avoir d’autres finalités que l’intérêt seul des patients.

D’ailleurs Formindep avait saisi en décembre 2009 le Conseil d’État afin d’obtenir l’annulation de deux recommandations de la HAS sur le diabète et la maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer touche plus de 800 000 Français et selon les données du Figaro les quatre traitements qui sont autorisés en France et pris par 30 à 60% des patients sont le donépézil, la galantamine et la rivastigmine et la mémantine.

La commission de la transparence trouve que ces traitements sont modestes et ils causent plusieurs effets indésirables, mais restent remboursables vu la gravité de la maladie. Une réévaluation est prévue pour juillet prochain.

 

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décembre 14th, 2010 by Pharmacien

La leishmaniose est une maladie chronique à manifestation cutanée (LC) et/ou viscérale (LV) due à des protozoaires flagellés du genre Leishmania et transmises par la piqûre de certaines espèces de phlébotomes.

Cette maladie est endémique dans 60 à 70 pays de la zone tropicale et méditerranéenne. Récemment, une revue internationale des publications de 1980 à nos jours rapporte une augmentation importante au cours de la dernière décennie des cas importés dans des pays non endémiques : sur 2 577 cas publiés de leishmaniose acquise par le voyage, 80 % concernaient du personnel militaire et 99 % étaient survenus après l’année 2000. Le développement du tourisme international, les opérations militaires, et l’immigration expliquent cette tendance.

Dans le sud de la France, la leishmaniose est due à L infantumégalement responsable de la zoonose des canidés.

L’espèce vectrice principale, P perniciosus, a une large répartition géographique allant du Portugal à la Turquie, mais elle a été signalée jusqu’en Haute-Marne.

Une extension de l’endémie en cas de réchauffement climatique serait donc possible.

Le chien est le réservoir principal de L infantum. La leishmaniose canine est présente dans tout le bassin méditerranéen avec une prévalence très supérieure à la leishmaniose humaine. Cette zoonose ne cesse de s’étendre.

La leishmaniose humaine ne fait pas l’objet d’une déclaration obligatoire mais volontaire au Centre national de référence auprès de qui 997 cas ont été signalés de 1999 à 2009, dont 241 autochtones (24,2 %) et 721 importés (72,3 %). Sur les 241 cas autochtones, 207 (85,1 %) étaient de forme viscérale, et 25 de forme cutanée (10,8 %) ; la leishmaniose muqueuse est exceptionnelle (n=8). La contamination était survenue dans 15 départements, principalement les Alpes-Maritimes (7,2 cas/an) et les Bouches du Rhône (4,3 cas/an). Rapportés à la population de ces département, l’incidence annuelle est maximale dans les Alpes-maritimes (0,66 cas/100 000 habitants). La surveillance passive exercée par le CNR montre néanmoins un défaut « d’exhaustivité ». Les infections asymptomatiques sont fréquentes comme le montre la prévalence de 13 % des anticorps anti-leishmanies chez des donneurs de sang du Sud de la France.

Sur les 718 cas importés, 90,9 % étaient des formes cutanées, principalement à L.majorprovenant d’Afrique du Nord (38,4 %) et d’Afrique sub-saharienne (13,9 %), ainsi qu’à L guyanensisprovenant de Guyane (28 %).

Finalement, la leishmaniose est solidement implantée dans le Sud de la France métropolitaine. Une amélioration de l’exhaustivité des déclarations est nécessaire ainsi qu’une surveillance étroite de la leishmaniose canine vu le risque d’extension de la zoonose à la façade océanique.

Source: Dr Muriel Macé (Pavli A et coll. : Leishmaniasis, an emerging infection in travelers. Int J Infect Dis 2010, 14 :e1032-9. doi : 10,1016/j.ijid.2010.06.019 Dedet JL et coll. Leishmaniose en France métropolitaine BEH Hors série/ 14 septembre 2010. Zoonoses : pour une approche intégrée de la santé à l’interface Homme-Animal)

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