Category: Etudes

mai 20th, 2014 by Pharmacien

Selon une étude américaine parue dans la revue Jama Internal Medicine, l’effet protecteur du vin rouge contre les maladies cardiovasculaires ou le cancer ne serait guère dû au resvératrol, ce polyphénol présent naturellement dans les raisins rouges ou d’autres aliments, comme le chocolat.

Antioxydant et anti-inflammatoire, le resvératrol a souvent été mis en avant pour expliquer le fameux « French paradox ». Malgré la richesse en matières grasses de la cuisine française, en particulier celle du Sud-Ouest, les Français affichent une bonne santé si l’on compare de nombreux indicateurs avec ceux des Anglo-saxons. Pourtant le mythe du vin protecteur est aujourd’hui en passe d’être récusé. Les chercheurs ont analysé les données médicales de 783 Italiens de plus de 65 ans de deux villages de Toscane entre 1998 et 2009.

Cette région a été choisie en raison de sa production de Chianti, célèbre vin rouge. Les niveaux de dérivés de resvératrol contenus dans les échantillons d’urine des participants ont notamment été mesurés. Résultats : l’espérance de vie des volontaires qui avaient la plus forte concentration de resvératrol dans les urines n’était pas plus importante que celle des habitants ayant la moins forte concentration. En outre, la présence de ce polyphénol n’était pas non plus associée à une incidence plus faible de maladies cardiaques ou de cancers.

Source: sante.lefigaro.fr

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avril 4th, 2014 by Pharmacien

« Mon style correspond bien à mon état civil » disait Michel Polnareff dans sa chanson Je suis un homme (1970). Mais ce n’est pas toujours le cas, et les débats récents sur les « théories du genre » ont au moins l’intérêt de stimuler les réflexions sur le concept de « genre », censé représenter une « construction sociale » distincte du sexe biologique.

[image src=’http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/04/gender.jpg’ width=’190′ height=’145′ title=’Homme ou Femme’ align=’left’]Sous la plume du Dr James Barrett, psychiatre spécialisé dans les « troubles de l’identité du genre », The British Journal of Psychiatry consacre un éditorial à ce sujet. Pour l’auteur, décider si ces troubles identitaires du genre relèvent ou non de pathologies psychiatriques (voire de « troubles » tout court) suscite actuellement un « champ de bataille idéologique » et « un parallèle peut être opéré avec la déclassification psychiatrique de l’homosexualité » (en 1973, aux États-Unis). Il existe pourtant une différence « cruciale » avec l’homosexualité, car l’homosexuel accepte généralement son sexe biologique et ne recherche donc ni une intervention mutilante ni un traitement hormonal, alors que le sujet avec une « dysphorie du genre » peut se rapprocher des médecins ou/et des chirurgiens pour solliciter de leur part une mise en conformité de son sexe avec son genre. Le Dr Barrett rappelle que si les débats autour de ces interventions médicales et chirurgicales sont passionnés ou même « fortement politisés », ces controverses font parfois oublier que ces initiatives « peuvent considérablement améliorer la qualité de vie » des sujets concernés. L’auteur précise « et à peu de frais » (at very little cost), mais on restera sceptique sur ce point, vu les tarifs de certaines interventions d’une chirurgie considérée, sinon comme « esthétique », du moins « de confort. »

Que penser de ces « chirurgies de réassignations » où le corps médical s’efforce de remodeler un corps, pour l’accorder davantage aux desiderata de l’intéressé(e) ? La « sophistication technique » de la chirurgie permet à un sujet né homme de « bénéficier d’une chirurgie d’une telle qualité » que l’on pourrait se méprendre, tant « les résultats peuvent imiter étroitement les sujets de sexe féminin à la naissance. » Mais remodeler un corps féminin pour lui donner l’apparence d’un homme est une « procédure beaucoup plus difficile », et les résultats actuels sont tels qu’aucun sujet de sexe féminin à la naissance « ne peut cacher la vérité dans le cadre d’une proximité et d’une intimité physique. » On pense toutefois qu’un « bénéfice psychologique et social important » serait apporté à ces personnes par une « mastectomie bilatérale et une phalloplastie. »

Si ces troubles de l’identité du genre restent rares et se résument souvent « pour le grand public comme dans une certaine mesure pour les psychiatres au transsexualisme », cette « perception illusoire » persiste en partie car « la plupart de ces sujets n’attirent pas l’attention des services psychiatriques », bien que le désaccord entre leur sexe physique (vécu) et leur sexe psychique (fantasmé) puisse entraîner des souffrances et la recherche d’une aide auprès des praticiens.

Source: JIM © (Barrett J: Disorders of gender identity: what to do and who should do it?. Br J Psychiatry 2014 ; 204: 96–97.)

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mars 27th, 2014 by Pharmacien

Six ans après l’interdiction d’une première série de phtalates, l’heure est au bilan aux Etats-Unis. Celui-ci est mitigé si l’on en croit une étude de l’université de Californie publiée en janvier dans Environmental Health Perspectives. Certes, l’exposition à certains phtalates a quasiment été enrayée, mais les industriels les ont remplacés par d’autres produits.

[image src=’http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/03/phtalate-homme.gif’ width=’190′ height=’145′ title=’phtalates’ align=’left’]Sur 11 000 Américains suivis entre 2001 et 2010, il apparaît que presque tous ont été en contact avec une forme de phtalates au moins. Les interdictions fédérales de 2009 portent sur l’utilisation de trois phtalates (BBzP, DnBP, DEHP) dans les produits destinés aux enfants. Le Congrès américain a également interdit temporairement trois autres formes de phtalates (DnOP, DiDP, DiNP) dans les jouets.

Or, l’étude note que ces mêmes substances chimiques sont de plus en plus souvent utilisées dans d’autres produits, en substitution à celles frappées d’interdiction définitive. Du coup, l’exposition à ces trois formes de phtalates a augmenté dans la population générale. La hausse est de 15 % et 25 % pour les deux premières et de 150 % pour le DiNP.

Source: nouvelobs.com

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décembre 9th, 2013 by Pharmacien

On accuse de plus en plus souvent la lumière bleue de perturber le sommeil, en raison de l’utilisation croissante des smartphones, tablettes et autres écrans en soirée. La lumière bleue est en effet connue pour arrêter la sécrétion de la mélatonine, l’hormone centrale de régulation des rythmes chronobiologiques, également dénommée hormone du sommeil.

Selon une récente étude publiée dans la revue PLoS ONE, il serait à l’inverse possible de profiter de cette luminosité en l’utilisant au bon moment de la journée, sachant que son exposition stimule le cerveau et améliore les capacités cognitives. Des chercheurs de l’Université Mid Sweden ont comparé les effets de la caféine (240 mg) et de la lumière bleue (à raison d’une dose d’une heure) sur le cerveau de 21 sujets en bonne santé. Les participants exposés à la lumière bleue ont obtenu de meilleurs résultats aux tests de psychovigilance (en particulier sur la précision et l’exactitude) que les sujets ayant absorbé de la caféine ou un placebo. Les scientifiques suggèrent que les personnes accros au café auraient intérêt à remplacer le « petit noir » par la lumière bleue. De précédentes recherches avaient démontré que la lumière bleue améliore les capacités cognitives, comme la mémoire, la vivacité et le temps de réaction.

www.maxisciences.com

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octobre 7th, 2013 by Pharmacien

Une étude publiée récemment par BMJ Open suggère que des épisodes particulièrement stressants au cours de l’existence augmentent le risque de développer une démence en fin de vie.

Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’université de Göteborg, du Karolinska Institutet, en Suède, et de l’université d’État de l’Utah, aux Etats-Unis, ont analysé les données relatives à 800 femmes suédoises âgées de 38 à 54 ans. Pendant 37 ans, les participantes de cette cohorte ont été soumises à des examens psychiatriques et été interrogées sur leurs sentiments de stress, angoisse et détresse. Au cours de ce suivi, 153 participantes (19,1%) ont développé une démence, qu’il s’agisse de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence vasculaire.

Les chercheurs ont montré que le nombre d’épisodes de stress grave ou répété, comme un divorce, le décès d’un proche, des difficultés avec un enfant ou la perte d’un emploi, était clairement associé à une augmentation du risque de développer la maladie d’Alzheimer. Ces évènements angoissants n’ont toutefois aucun lien avec la démence vasculaire.

Les auteurs recommandent d’attendre la confirmation de ces résultats par d’autres études avant de mettre en place des actions de prévention spécifiques. Celles-ci pourraient consister en des thérapies sur la gestion du stress à l’âge adulte.

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septembre 16th, 2013 by Pharmacien

En France, les autorités sanitaires recommandent aux femmes enceintes de s’abstenir totalement de boire de l’alcool pendant leur grossesse, arguant qu’une consommation même très faible de boissons alcoolisées peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant. Les principaux risques sont une naissance prématurée, un retard de croissance in utero et la pré-éclampsie.
Certains pays n’ont pourtant pas fait le choix de la tolérance zéro. C’est le cas notamment de la Grande-Bretagne, où le ministère de la Santé n’interdit pas la consommation modérée d’alcool chez la femme enceinte. Une vaste étude internationale semble donner raison à cette position.

Le Dr Fergus McCarthy et une équipe de chercheurs internationaux ont comparé les données de naissance d’enfants nés de 5 628 femmes, enceintes pour la première fois entre 2004 et 2011. Parmi elles, plus de la moitié avaient rapporté avoir bu de l’alcool au cours de leur premier trimestre de grossesse, 19 % ayant consommé un à deux verres par semaine, 25 % trois et sept verres par semaine et 15 % plus de sept verres par semaine.

L’analyse scientifique, parue dans la version en ligne de la revue Obstetrics & Gynecology, n’a pas permis de mettre en évidence la moindre différence entre les femmes enceintes abstinentes et les autres, et ce quel qu’ait été leur niveau de consommation d’alcool. Cette étude rejoint les travaux de scientifiques danois qui, l’année dernière, avaient montré qu’une faible consommation d’alcool pendant la grossesse n’affectait pas les capacités mentales de l’enfant à ses cinq ans. Pour autant, l’étude américaine s’est attiré cette semaine les foudres de nombreuses associations de protection de l’enfance qui soulignent qu’elle ne prend pas en compte les méfaits de l’alcool à long terme sur la santé des enfants.

Source: Doctissimo.fr

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août 20th, 2013 by Pharmacien

Le stress au travail est, depuis plusieurs dizaines d’années, un facteur reconnu de pathologies coronaires. Mais la compétition économique mondiale a modifié les conditions de travail, introduisant plus de flexibilité, des restructurations, des restrictions de personnel et ce dans presque tous les domaines d’activité. Et plus que le stress au travail, de nombreuses personnes sont maintenant exposées à l’insécurité professionnelle. Il était donc intéressant d’enquêter sur cette situation, qui, si elle n’est pas nouvelle, touche de plus en plus d’individus.

Une méta-analyse a été récemment publiée par le British Medical Journal, réalisée dans l’objectif de préciser l’association entre le sentiment d’insécurité du travail et la survenue d’une insuffisance coronaire. Les auteurs ont suivi pendant une dizaine d’années près de 175 000 personnes.

Pendant cette période, 1 892 cas de pathologies coronaires ont été répertoriés et l’analyse de ces cas permet d’affirmer que l’insécurité de l’emploi est associée à une augmentation du risque de pathologie coronaire (Risque relatif [RR] 1,32 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,09 à 1,59). Ce résultat est toutefois à nuancer, car en partie attribuable à des facteurs socio-démographiques comme le statut socio-économique et les facteurs de risque connus de coronaropathie (tabac, sédentarité, alcool, surpoids ou obésité). Après ajustement pour plusieurs de ces covariables, le risque relatif apparaît bien plus modeste (RR 1,19 ; IC 1,00 à 1,42).

Plusieurs questions restent toutefois en suspens de l’avis même des auteurs. Il s’agit notamment de l’influence sur le risque coronaire des troubles psychiques qui peuvent accompagner le sentiment que la sécurité de l’emploi est menacé tout comme les éventuelles difficultés financières. L’étude n’avait pas été conçue pour évaluer avec assez de précision ces facteurs potentiellement confondants.

Source: Dr Roseline Péluchon (Virtanen M et coll. : Perceived job insecurity as a risk factor for incident coronary heart disease: systematic review and meta-analysis. BMJ 2013;347:f4746)

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août 12th, 2013 by Pharmacien

L’étiologie des démences de type Alzheimer est souvent inconnue, mais certains facteurs peuvent contribuer à leur déterminisme. Portant sur 11 études prospectives de cohortes (réalisées entre 1994 et 2004 et concernant 86 508 personnes), une méta-étude britannique s’intéresse ainsi au rôle du contexte social et financier pour déceler l’existence d’une association éventuelle entre le niveau socio-économique en début de vie puis à l’âge adulte et la mortalité ultérieure par démence. On constate notamment que le fait d’avoir quitté le parcours éducatif très jeune (avant l’âge de 14 ans) est associé à une surmortalité par démence chez les femmes, ce risque étant alors presque doublé, comparativement aux sujets ayant poursuivi leurs études après l’âge de 16 ans (Hazard Ratio = 1,76 ; intervalle de confiance à 95 % de 1,23 à 2,53). Mais curieusement, une telle association n’est pas retrouvée chez les hommes. De plus, les contempteurs de la traditionnelle lutte des classes ne pourront pas trouver dans cette recherche un nouvel argument, puisque l’appartenance à une certaine classe sociale « n’est pas de façon statistiquement significative associée à la mort par démence », ni chez les hommes ni chez les femmes.

Indépendamment des autres facteurs de risque (comorbidités, comportements, addictions…), un niveau médiocre de scolarité se révèle donc associé à un risque accru de mortalité par démence chez les femmes. Le rôle de l’éducation et du niveau d’efficience intellectuelle seraient liés à l’hypothèse dite de la « réserve cognitive » selon laquelle certains cerveaux seraient « structurellement ou fonctionnellement plus résistants » à certaines lésions ou maladies. Les auteurs estiment que si cette association entre le (faible) niveau d’éducation et le risque de démence sénile « devait refléter un lien causal », cela impliquerait une conséquence pratique pour les décideurs politiques : la nécessité de promouvoir un meilleur niveau d’éducation chez les femmes, afin de réduire ce risque d’une « affection fréquente et grave. »

Source:  Dr Alain Cohen (Russ TC et coll.: Socioeconomic status as a risk factor for dementia death: individual participant meta-analysis of 86 508 men and women from the UK. Br J Psychiatry 2013 ; 203 : 10–17.)

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mai 15th, 2013 by Pharmacien

L’alimentation influence la somnolence et la vigilance, ce qui est perçu subjectivement mais qui est également mesurable objectivement. Cette observation est le résultat d’une étude américaine publiée dans la revue Sleep, qui sera présentée en juin lors du Congrès annuel de l’Associated Professional Sleep Societies LLC (SLEEP 2013) à Baltimore (États-Unis).

L’étude a été menée auprès de 31 personnes en bonne santé non obèses, âgées de 18 à 65 ans, et ne présentant aucun trouble du sommeil. Les sujets ont passé quatre nuits consécutives dans un laboratoire du sommeil et ont subi un test itératif de latence d’endormissement (TILE). En outre, pour évaluer les effets de l’alimentation, ils ont reçu cinq repas.

L’étude a montré que l’augmentation des apports lipidiques augmentait la somnolence diurne, tandis que l’augmentation des apports glucidiques favorisait la vigilance. Les apports protéiques n’avaient pas d’effet sur la somnolence ou la vigilance. Des facteurs tels que l’âge, le sexe, l’IMC, la durée du sommeil et les apports caloriques totaux ne jouaient aucun rôle.

Dans la société moderne, la somnolence diurne et l’épuisement sont accrus et de plus en plus répandus, d’après le directeur de l’étude, Alexandros Vgontzas, de la faculté de médecine de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis). « Il semble qu’une alimentation riche en lipides diminue considérablement la vigilance, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les capacités d’un individu, mais également sur la sécurité publique », a-t-il averti.

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avril 30th, 2013 by Pharmacien

Une étude néerlandaise confirme que les hommes qui ont l’habitude de porter des slips trop serrés et des pantalons moulants sont moins fertiles que les autres. Selon cette étude, la tenue idéale pour conserver un sperme de qualité serait…le kilt. Dans les pages du le Scottish medical journal, qui était bien placé pour traiter le sujet, on apprend que cette jupe portefeuille permet la circulation de l’air et le rafraîchissement des testicules, lesquelles doivent être maintenues à 34°C pour une meilleure production des spermatozoïdes.

« À 37 degrés, la spermatogenèse se bloque. Certains chercheurs ont donc proposé comme méthodes de contraception le port d’un slip chauffant ou des opérations pour rentrer les testicules à l’intérieur du corps en les faisant remonter dans le canal inguinal » explique Stéphane Droupy, professeur d’urologie au CHU de Nîmes et responsable d’andrologie et de médecine sexuelle de l’Association Française d’Urologie. Il se veut toutefois rassurant sur le type de sous-vêtement choisi. « À moins d’être en fourrure, et encore », plaisante le spécialiste, il n’aurait pas d’incidence réelle sur la fertilité.

À l’inverse, le tabagisme, la consommation de cannabis, une mauvaise alimentation et le fait d’être assis sur une longue durée ont un impact scientifiquement prouvé. Stéphane Droupy indique, par exemple, compter parmi ses patients traités pour des problèmes de fertilité de nombreux chauffeurs routiers, obligés de passer de longues heures assis au volant. En France, d’après un sondage réalisé pour le salon de la lingerie 2011, 57 % des hommes portent des boxers. Par ordre de préférence, viennent ensuite le caleçon et le slip.

Source: L’Express / www.lexpress.fr

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