Category: Médecine

juin 20th, 2014 by Pharmacien

De nombreux hommes pensent souffrir à tort d’éjaculation précoce. Ce trouble sexuel pâtissait jusqu’à présent d’une définition floue qui aurait également induit en erreur médecins et sexologues. D’après une étude internationale parue dans le Journal of Sexual Medicine, trois critères permettent de définir l’éjaculation précoce. Les experts fixent à 3 minutes la durée minimale à partir de laquelle le trouble peut être qualifié. Ce critère de durée est assorti d’un défaut de contrôle qui empêche de retarder l’éjaculation durant le rapport sexuel. Dernier critère : le trouble doit avoir un impact négatif et pousser le sujet à éviter tout rapport sexuel par honte ou frustration.

Partant de cette définition, ce ne sont plus 20 à 25 % des hommes qui souffrent de problèmes d’éjaculation précoce, comme le laissent entendre certaines études, mais entre 2 et 3 % de la population masculine seulement. Les autres ne rencontrent des problèmes d’éjaculation que de manière épisodique. Ils souffrent plutôt de l’angoisse de la performance sexuelle, entretenue par la culture « porno » et les injonctions normatives d’une société qui loue la compétence dans tous les domaines de l’existence.

Selon Chris Mc Mahon, principal auteur de cette étude, l’éducation sexuelle permettrait de venir à bout de ce qu’il nomme « l’éjaculation précoce subjective ».
Il rappelle qu’en dehors de l’arsenal médicamenteux, de nombreuses techniques, comme la sexothérapie, la relaxation et l’hypnose, peuvent aider les hommes à limiter la fréquence de leurs troubles sexuels.

Source: pourquoidocteur.fr

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mai 20th, 2014 by Pharmacien

Selon une étude américaine parue dans la revue Jama Internal Medicine, l’effet protecteur du vin rouge contre les maladies cardiovasculaires ou le cancer ne serait guère dû au resvératrol, ce polyphénol présent naturellement dans les raisins rouges ou d’autres aliments, comme le chocolat.

Antioxydant et anti-inflammatoire, le resvératrol a souvent été mis en avant pour expliquer le fameux « French paradox ». Malgré la richesse en matières grasses de la cuisine française, en particulier celle du Sud-Ouest, les Français affichent une bonne santé si l’on compare de nombreux indicateurs avec ceux des Anglo-saxons. Pourtant le mythe du vin protecteur est aujourd’hui en passe d’être récusé. Les chercheurs ont analysé les données médicales de 783 Italiens de plus de 65 ans de deux villages de Toscane entre 1998 et 2009.

Cette région a été choisie en raison de sa production de Chianti, célèbre vin rouge. Les niveaux de dérivés de resvératrol contenus dans les échantillons d’urine des participants ont notamment été mesurés. Résultats : l’espérance de vie des volontaires qui avaient la plus forte concentration de resvératrol dans les urines n’était pas plus importante que celle des habitants ayant la moins forte concentration. En outre, la présence de ce polyphénol n’était pas non plus associée à une incidence plus faible de maladies cardiaques ou de cancers.

Source: sante.lefigaro.fr

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mai 16th, 2014 by Pharmacien

Les dispositifs de tension artérielle à domicile pour iPhone ne donnent toujours pas les mêmes mesures pour la même personne malgré l’introduction de nouveaux appareils, d’après une étude présentée à l’ASH, qui s’est tenu en mai à New York.

D’après Clarence E. Grim, MD, consultant en hypertension, la mesure de la tension artérielle (TA) à domicile est un outil utile pour améliorer le contrôle de la TA. Les normes de validation des dispositifs de TA à domicile se basent sur l’erreur moyenne pour une série de patients, et le dispositif doit donner une mesure à ± 5 mmHg (ET 8) par rapport à la méthode habituelle par auscultation. Cependant, la plupart des dispositifs qui respectent cette norme de validation donnent une mesure trop élevée de 5 mmHg chez au moins 25 % des patients, et chez 25 % d’autres patients, la mesure est trop basse de 5 mmHg. Le docteur Grim avait précédemment rapporté que six dispositifs à domicile différents qui respectaient les critères de validation n’obtenaient pas la même tension moyenne pour la même personne au cours du temps, et que les différences pouvaient atteindre 40/20 mmHg.

Dans l’étude présentée à l’ASH, le docteur Grim a comparé deux nouveaux dispositifs de TA à domicile utilisés avec l’iPhone : l’iHealth BP Dock et le Withings Home BP. Les mesures par auscultation donnaient en moyenne 149/89, les mesures iHealth 154/92 et les mesures Withings 148/84. Par rapport aux mesures par auscultation, le dispositif iHealth donne des TA systoliques (5,3 mmHg) et diastoliques (3,3 mmHg) significativement plus élevées (P P

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mai 16th, 2014 by Pharmacien

Une nouvelle étude française relance le débat scientifique sur la nocivité des téléphones portables lorsqu’ils sont utilisés de façon excessive.

Gaëlle Coureau, de l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (université de Bordeaux-Segalen), et ses collègues ont interrogé des 596 personnes pour lesquelles un diagnostic de tumeur maligne ou bénigne du système nerveux central avait été posé entre juin 2004 et mai 2006. Les chercheurs ont évalué l’exposition aux mobiles de ces patients à partir d’un questionnaire réalisé en face à face. Le questionnaire prenait en compte le nombre d’années d’utilisation régulière, la durée moyenne mensuelle d’exposition, le nombre moyen d’appels par jour, la durée cumulée d’exposition, le nombre cumulé d’appels, le recours ou non au kit mains libres. L’équipe conclut que le risque de gliome est multiplié par 2,9 et celui de méningiome par 2,6 chez les gros utilisateurs de téléphone portable (au-delà de 896 heures cumulées d’exposition), en comparaison de ceux qui n’y ont jamais recours.

Les auteurs rappellent que le nombre d’abonnements mobiles a été multiplié par neuf au cours de la dernière décennie et que les Français utilisent ce moyen de communication en moyenne pendant 150 minutes par mois.

Source: lepoint.fr

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mai 14th, 2014 by Pharmacien

La mycose de l’ongle se caractérise par une coloration jaunâtre et un épaississement progressif. Son diagnostic est confirmé par un prélèvement effectué dans un laboratoire spécialisé. « Il faut attendre trois ou quatre jours pour savoir s’il s’agit d’une mycose, mais environ trois semaines avant de pouvoir en identifier l’agent responsable », explique le Dr Béatrice Petit, dermatologue à Paris.

Les traitements varient en fonction du type de champignon et du degré d’atteinte de la matrice de l’ongle. Le traitement est local lorsque la matrice n’est pas touchée : il consiste en l’application d’un vernis antifongique pendant plusieurs mois, une solution simple mais néanmoins très contraignante et souvent responsable d’une mauvaise observance des patients. Lorsque la matrice est atteinte, un traitement oral antifongique de plusieurs mois est alors nécessaire. Si les résultats de cette approche sont bons, ils impliquent souvent des effets secondaires, tels que des troubles digestifs ou cutanés.

En cas d’échec aux traitements locaux et oraux ou d’apparition d’effets secondaires importants, on peut désormais proposer aux patients la technique du laser dont l’objectif est ici de détruire les champignons par la chaleur. « Le nouveau traitement utilise un laser, dont l’énergie s’élève à plus de 70°C et qui traverse l’ongle pour atteindre, par en dessous, son lit où se trouve le champignon.

Généralement une ou deux séances suffisent pour le détruire. Même si un seul ongle est atteint, il faut traiter les autres (quinze minutes pour ceux des deux mains, idem pour les pieds) », indique la spécialiste. Sans effets secondaires (hormis de petites rougeurs transitoires autour de l’ongle), cette méthode est généralement bien tolérée par le patient et offre un taux de guérison de 80 %.

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mai 14th, 2014 by Pharmacien

Depuis plusieurs années, on parle de sensibilité non-cœliaque au gluten pour désigner les symptômes dont souffrent les personnes chez qui une maladie cœliaque ne saurait être diagnostiquée, leur bilan sanguin étant négatif. Ces patients présentent pourtant des manifestations similaires (douleurs abdominales, douleurs osseuses ou articulaires, crampes musculaires, migraines, fatigue, diarrhées, perte de poids, fourmillements…) qui disparaissent avec l’éviction du gluten, un composé d’amidon et de protéines présent dans certaines céréales comme le blé, l’orge ou le seigle. On apprend aujourd’hui que l’intolérance au gluten pourrait être l’une des causes d’apparition de la fibromyalgie.

Fibromyalgie-et-glutenUne équipe médicale de l’Hôpital Puerta de Hierro à Madrid, en Espagne, a suivi 246 personnes atteintes de fibromyalgie sévère et n’ayant pas de maladie cœliaque dans le cadre d’un régime sans gluten. Quatre-vingt-dix participants ont signalé une amélioration de leurs symptômes après avoir éliminé le gluten de leur assiette. Des examens ont confirmé que ces mêmes personnes « présentaient une pathologie intestinale, se manifestant par des lésions intestinales (lymphocytose intra-épithéliale), caractéristiques d’un trouble lié au gluten ».

 

 

Une étude publiée l’an dernier avait déjà établi un lien entre la fibromyalgie et des facteurs alimentaires, certains additifs pouvant notamment aggraver les symptômes chez les personnes fibromyalgiques. D’autres pathologies sont évoquées pour expliquer l’apparition de cette maladie encore largement mystérieuse : l’hyperparathyroïde, la neuropathie ou une infection virale.

Source: psychomedia.qc.ca

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mai 14th, 2014 by Pharmacien

Bonne nouvelle pour les amateurs de café : la boisson caféinée peut stimuler le processus d’auto-nettoyage cellulaire (autophagie). Des chercheurs autrichiens et français ont détecté le mécanisme moléculaire derrière cet effet et ont publié les résultats de leurs recherches dans la revue scientifique « Cell Cycle ». Dans une seconde étude, publiée dans la revue « PLOGS Genetics », ils ont également pu montrer que les protéines animales, au contraire, inhibaient l’autophagie.

Des études épidémiologiques et cliniques avaient déjà révélé que dans diverses maladies métaboliques, comme le diabète ou les troubles lipométaboliques, une consommation à long terme de café pouvait avoir un effet inhibiteur, déclare le responsable de l’étude Frank Madeo, de l’Université de Graz. Son équipe a maintenant réussi à démontrer chez la souris que l’administration de café noir favorise également l’autophagie.

Et, comme ces chercheurs, de pair avec leurs collègues de l’Université Paris Descartes, l’ont découvert, le café est l’une des causes de ce processus : selon les auteurs, « une à quatre heures après la consommation de café, l’autophagie cellulaire était fortement stimulée dans les organismes modèles de tous les organes examinés (foie, muscles et cœur). Nous pensons que cela est provoqué par les polyphénols présents dans le café », affirment les auteurs. L’autophagocytose était tout aussi efficace avec la version décaféinée ainsi qu’avec la version naturelle de la boisson.

Toutefois, la seconde étude a révélé que les protéines animales étaient capables d’inhiber le processus d’autophagie. Dans l’organisme modèle, un apport réduit en méthionine, un acide aminé présent principalement dans les protéines animales, a augmenté la longévité des cellules de façon non négligeable. Les chercheurs recommandent donc d’éviter une consommation excessive de protéines animales. Ceci conduit à la conclusion que le café doit être consommé soit noir, soit avec des substituts du lait non laitiers.

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avril 17th, 2014 by Pharmacien

En France, on estime qu’une personne anorexique sur 10 et une personne boulimique sur 4 sont des hommes. Mais des enquêtes sociologiques récentes suggèrent que les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont à la hausse chez les garçons. La prévalence masculine des TCA pourrait être largement sous-évaluée si l’on en croit une étude britannique publiée début avril dans le BMJ Open.

Des chercheurs de l’université d’Oxford ont interrogé de jeunes hommes ayant souffert de TCA et découvert qu’ils associaient ces troubles aux « adolescentes fragiles ». La plupart d’entre eux n’ont pris conscience de leurs problèmes qu’une fois atteint le stade critique de l’hospitalisation. Plus grave encore, les troubles du comportement alimentaire sont perçus comme spécifiquement féminins par les médecins eux-mêmes. L’enquête confirme que la majorité des garçons malades ont reçu des diagnostics erronés et attendu longtemps avant de trouver un spécialiste capable de repérer les troubles.

« Les hommes souffrant de TCA sont sous diagnostiqués, sous traités et sous étudiés », concluent les auteurs. Au problème de construction culturelle qui associe les TCA aux femmes, s’ajoute un autre obstacle : les garçons ne manifestent pas les mêmes comportements typiques des filles. Ils ont plutôt tendance à se réfugier dans un contrôle strict de leur alimentation, la pratique extrême de l’exercice sportif et la musculation.

Source: pourquoidocteur.fr

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avril 8th, 2014 by Pharmacien

Selon une étude parue dans Cancer Causes and Control, le cancer du pénis est en recrudescence dans le monde. Sa fréquence aurait augmenté de 20 % au cours des trois dernières décennies. La pathologie reste toutefois rare puisque l’on recense 1 cas sur 100 000 personnes.

Les spécialistes attribuent principalement cette hausse au manque d’hygiène. « Les gens qui ne se lavent pas ont une pullulation microbienne qui peut entraîner une inflammation impliquée dans le développement de ce cancer », indique le Pr Pierre Mongiat-Artus, urologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Les MST, dont le papillomavirus, peuvent aussi en être la cause. Enfin, l’affaiblissement des défenses immunitaires offre un terrain favorable à l’apparition de ce cancer. Fort heureusement, il est difficile de passer à côté des symptômes : une rougeur, localisée et constante sur le gland, qui se transforme en boursouflure ou tumeur « sous forme de chou-fleur ».

[image src= »http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/04/cancer-penis-augmentation.jpg width=’190′ height=’145′ title=’cancer du pénis en augmentation’ align=’left’]Malgré cette visibilité externe, certains patients hésitent à consulter par gêne et parfois par absence de douleur. En cas de lésion sur le pénis, il est pourtant crucial de rapidement demander l’avis d’un médecin. Des pommades peuvent suffire lorsque les premiers signes sont détectés de façon très précoce. En cas d’aggravation, une ablation de la tumeur doit généralement être envisagée, le recours à la chimiothérapie ou à la curiethérapie étant rare. La chirurgie est souvent mutilante et peut, dans les cas les plus graves, aboutir à l’amputation. « C’est la vie ou la mort. La tumeur peut vous emporter. Il faut choisir, c’est la sexualité ou la vie », explique le Dr Patrick Constancis, andrologue et urologue.

En matière de prévention, les hommes doivent être sensibilisés à l’importance de l’hygiène corporelle et appliquer le protocole de nettoyage intime suivant: décalottage complet, nettoyage à l’eau, au savon standard et séchage. Aux toilettes, il est important de toujours essuyer le gland pour ne pas laisser l’urine acide s’infiltrer sous le prépuce et entraîner des inflammations.

Source: www.20minutes.fr

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avril 4th, 2014 by Pharmacien

« Mon style correspond bien à mon état civil » disait Michel Polnareff dans sa chanson Je suis un homme (1970). Mais ce n’est pas toujours le cas, et les débats récents sur les « théories du genre » ont au moins l’intérêt de stimuler les réflexions sur le concept de « genre », censé représenter une « construction sociale » distincte du sexe biologique.

[image src=’http://votre-pharmacien.fr/wp-content/uploads/2014/04/gender.jpg’ width=’190′ height=’145′ title=’Homme ou Femme’ align=’left’]Sous la plume du Dr James Barrett, psychiatre spécialisé dans les « troubles de l’identité du genre », The British Journal of Psychiatry consacre un éditorial à ce sujet. Pour l’auteur, décider si ces troubles identitaires du genre relèvent ou non de pathologies psychiatriques (voire de « troubles » tout court) suscite actuellement un « champ de bataille idéologique » et « un parallèle peut être opéré avec la déclassification psychiatrique de l’homosexualité » (en 1973, aux États-Unis). Il existe pourtant une différence « cruciale » avec l’homosexualité, car l’homosexuel accepte généralement son sexe biologique et ne recherche donc ni une intervention mutilante ni un traitement hormonal, alors que le sujet avec une « dysphorie du genre » peut se rapprocher des médecins ou/et des chirurgiens pour solliciter de leur part une mise en conformité de son sexe avec son genre. Le Dr Barrett rappelle que si les débats autour de ces interventions médicales et chirurgicales sont passionnés ou même « fortement politisés », ces controverses font parfois oublier que ces initiatives « peuvent considérablement améliorer la qualité de vie » des sujets concernés. L’auteur précise « et à peu de frais » (at very little cost), mais on restera sceptique sur ce point, vu les tarifs de certaines interventions d’une chirurgie considérée, sinon comme « esthétique », du moins « de confort. »

Que penser de ces « chirurgies de réassignations » où le corps médical s’efforce de remodeler un corps, pour l’accorder davantage aux desiderata de l’intéressé(e) ? La « sophistication technique » de la chirurgie permet à un sujet né homme de « bénéficier d’une chirurgie d’une telle qualité » que l’on pourrait se méprendre, tant « les résultats peuvent imiter étroitement les sujets de sexe féminin à la naissance. » Mais remodeler un corps féminin pour lui donner l’apparence d’un homme est une « procédure beaucoup plus difficile », et les résultats actuels sont tels qu’aucun sujet de sexe féminin à la naissance « ne peut cacher la vérité dans le cadre d’une proximité et d’une intimité physique. » On pense toutefois qu’un « bénéfice psychologique et social important » serait apporté à ces personnes par une « mastectomie bilatérale et une phalloplastie. »

Si ces troubles de l’identité du genre restent rares et se résument souvent « pour le grand public comme dans une certaine mesure pour les psychiatres au transsexualisme », cette « perception illusoire » persiste en partie car « la plupart de ces sujets n’attirent pas l’attention des services psychiatriques », bien que le désaccord entre leur sexe physique (vécu) et leur sexe psychique (fantasmé) puisse entraîner des souffrances et la recherche d’une aide auprès des praticiens.

Source: JIM © (Barrett J: Disorders of gender identity: what to do and who should do it?. Br J Psychiatry 2014 ; 204: 96–97.)

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