Dépression : les signes qui donnent l’alerte

La dépression : symptômes et définition

 
Entre tristesse passagère et un début de dépression, la limite est parfois floue. Certains symptômes doivent être pris au sérieux, pour agir au plus vite. Entretien avec le Docteur Laurent Soulayrol.  
La dépression : symptômes et définition  

Simple coup de mou après une rentrée difficile ou signes annonciateurs d’une dépression ?

 
On a parfois du mal à saisir le sens d’une baisse d’appétit ou de douleurs musculaires qui surviennent alors qu’on pense que tout va bien. Il faut alors se poser les bonnes questions pour agir au plus vite, sans que la situation ne se dégrade. « Derrière ce que l’on nomme communément dépression, il faut d’abord percevoir un désarroi face à un quotidien que l’on ne gère plus », analyse le Docteur Laurent Soulayrol. Le psychiatre marseillais distingue différents degrés d’affection, allant de la simple tristesse, à l’angoisse, voire la névrose. « Il y a des symptômes qu’il ne faut pas négliger. Les plus courants sont la fatigue et les troubles de l’appétit, mais il y en a d’autres, très nombreux ! », poursuit-il.

Le lien entre le corps et l’esprit montre là toutes ses facettes. Ainsi, les signes annonciateurs d’une dépression peuvent être perçus à travers l’agressivité, la nervosité ou le manque de concentration, mais aussi dans des symptômes physiques comme le mal de dos, les difficultés à digérer ou à manger ou encore des éruptions cutanées. Avant de soigner seul ces maux, il ne faut pas hésiter à évoquer ces troubles avec votre pharmacien. Il pourra vous prodiguer de précieux conseils, vous éviter une mauvaise automédication et vous inciter, le cas échéant, à consulter.

« On peut traiter des douleurs que l’on croît passagères, sans percevoir leur origine », explique Laurent Soulayrol qui recommande vivement de s’adresser à son médecin généraliste. « Les médecins référents ont l’avantage de connaître leurs patients et de pouvoir faire la part des choses entre ce qui relève du médical et ce qui va au-delà ». Le médecin généraliste est de plus formé pour déceler les signes annonciateurs de la dépression. C’est lui qui va guider son patient vers un spécialiste, en le questionnant sur son ressenti.

La difficulté réside dans le fait qu’il n’y a pas de diagnostic formel pour parler de dépression. L’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) propose malgré tout une définition assez rigoureuse de ce que l’on doit considérer comme une dépression : il faut que les perturbations de l’humeur soient multiples et bien caractérisées, qu’elles se manifestent de façon (quasi) permanente pendant une période supérieure à deux semaines et qu’elles entraînent une gêne importante dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (difficulté ou incapacité de se lever, d’aller à son travail, de sortir faire ses courses…).

Chacun se retrouve en fait face à ses propres inquiétudes. Il est important alors de parler de ce que l’on ressent. « Les signes envoyés par notre organisme doivent nous alerter, ajoute le Dr Soulayrol. Parfois, ils peuvent conduire à des thérapies rapides, qui donnent des résultats probants en cinq ou six séances. D’autres fois, ces indications mettent au jour des difficultés plus lourdes qui nécessitent un suivi sur le long terme ». Reste ensuite à identifier la meilleure des prises en charge, médicale, psychologique ou mixte.

  • A noter : Le site de L’INPES consacré à la dépression : http://www.info-depression.fr  et un site consacré à la dépression des sujets âgés : http://www.depression-guide.com

 

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septembre 20th, 2011 by